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Michel Branchi répond à l'opposition sur le Compte Administratif de la CTM

EPNM en folie sur le CA 2016 de la CTM

Les chevaliers de la désinformation continuent leur chevauchée fantastique et dérisoire

Décidément le néo-PPM et son ersatz EPNM ont fait de la contestation du compte administratif 2016 l’axe principal d’une contre-offensive politique de contre-vérités.

Un déluge d’accusations outrancières, voire diffamatoires

Le groupe EPNM à la CTM a donné une conférence de presse le vendredi 30 juin avec dossier de presse de 25 pages à l’appui. Bien entendu France-Antilles du lendemain samedi 1er et 2 juin  se fend d’un article sans distanciation annonçant en titre : « Notre économie est bloquée… ! ».  Pourtant rien de nouveau en réalité par rapport aux diatribes des sieurs Fred Lordinot et Johnny Hajjar en  plénière du 26 juin. Jean-Claude Duverger, Johnny Hajjar, Fred  Lordinot (démissionné du PPM et encarté  « En marche ! »), Cora Bernabé, Félix Catherine, etc, ont accusé la majorité de la CTM de « manipulation », de « manque de démocratie et de transparence », de « faux déficit », d’ « opacité dans le fonctionnement », d’ « insincérité » dans les comptes, etc. Ils n’ont pas repris l’affirmation diffamatoire de Fred Lordinot accusant le président du conseil exécutif de « faux ». Tout ce qui est excessif est dérisoire…

Les conseillers exécutifs ne devraient pas intervenir dans les débats à l’Assemblée à les entendre. Qu’ils consultent la loi de juillet 2011 concoctée par Letchimy avec Sarkozy.

Le compte administratif 2016 n’a pas été comparé à celui de 2015, reprochent-ils. Ils font semblant d’ignorer que le CA 2016 est le premier de la CTM.

Fainéantise ou mauvaise foi ?

Les informations quant aux restes à réaliser ne seraient pas fournies. Par fainéantise ou mauvaise foi ils n’ont pas pris connaissance de ces derniers aux pages 9 à 12 du document comptable, volumineux il est vrai, remis à tous les élus. Cela vaut son pesant de malhonnêteté car la même semaine le compte administratif 2016 présenté au conseil municipal le 30 juin  ne reprend même pas globalement le montant des restes à réaliser tant  en recettes qu’en dépenses. Voire le détail !

Ils reprochent à l’ordonnateur de la CTM de ne pas avoir intégré les « corrections » apportées à la Chambre régionale des comptes(CRC)  au compte administratif régional de 2015. Or l’avis- très tendancieux politiquement- de ladite CRC du 14 septembre 2016 n’imposait pas de corrections mais une communication en plénière dans sa conclusion. Il était même mentionné : « Dit qu’il n’y a pas lieu en conséquence de proposer des mesures de redressement ». Et pour cause : il s’agissait d’un avis à la demande du Préfet et non d’un jugement.

De surcroit, l’amie ministre des outre-mer Ericka Bareigts appelée à la rescousse, après la bonne amie Georges Pau-Langevin lors du vote des CA 2015 des ex département et région, écrit le 5/05/2016 au député Serge Letchimy qui l’avait saisie que : « Il apparaît, après analyse de mes services, que les écritures du compte administratif de 2015 du conseil régional, conformes à celles du compte de gestion du comptable, ne peuvent plus être modifiées même après constat des erreurs ou omissions sur les restes à réaliser ».

Des recettes « irrécouvrables »

 Erreurs que conteste ledit comptable, M. Gilles Graziani, qui maintient, par exemple, que les 15 millions d’euros du SMTCSP ne peuvent être inscrits en recettes en 2015 et donc diminuer le déficit en créant un excédent artificiel car ils sont « irrécouvrables ». Comme beaucoup des recettes des 83 millions citées abondamment par les deux compères Lordinot et Hajjar à partir de l’avis de la CRC. Le comptable explique qu’il s’agit d’un « constat ex-post », « après les écritures comptables ». Il donne une petite leçon de comptabilité aux deux incompétents en les appelant « à ne pas mélanger des flux avec des situations de trésorerie ». Il dit même que pour ces 83 millions de restes à recouvrer il faudra « essayer de mettre chaque année 5,6, voire 7 millions d’euros de côté pour payer cela, sinon vous allez inscrire dans vos comptes des recettes qui n’existent pas ». Il met les points sur les i : « conclusion : 36 millions chez le comptable, moins peut-être 40 millions de titres  non recouvrés qu’il faudra mettre en valeur. On n’est pas excédentaire là ».

Or, s’appuyant sur le compte de gestion du même comptable nos procureurs au petit pied affirment qu’il y a un excédent de 72 Millions d’euros qui dorment dans les caisses de la CTM. En réalité le résultat de clôture 2016 est de 36,7 millions d’euros.

Le déficit annoncé au compte administratif pourrait s’avérer supérieur à 1,342 millions d’euros en raison des factures impayées et engagements considérables que l’on a découverts en 2016 et qui continuent à apparaître chaque jour.

La paille et la poutre

Nos chevaliers de la  désinformation vont jusqu’à recalculer les délais de paiement de la CTM en 2016 pour parvenir à 10 mois, soit 300 jours, et accuser la CTM de manque d’organisation et de pénaliser « considérablement les entreprises, les associations, les personnes démunies, les étudiants, la vie économique et sociale du pays en 2016 ». C’est faux : le comptable territorial a rectifié en indiquant un délai moyen de 58 jours pour la CTM alors que celui des collectivités en Martinique en général est de 83 jours en moyenne. Et pourquoi ? Parce que la CTM a mis en place un crédit de trésorerie pour faire face à ses obligations de 30 millions d’euros en permanence et même 50 millions d’euros en fin d’année 2016. Ce qui a un coût en termes de taux d’intérêts et de nécessité de remboursement rapide.  Donc l’argent ne coule pas à flot comme le disent de manière irresponsable ceux qui ont creusé un vrai déficit de 4 millions d’euros en 2016 et un endettement record de 220 millions d’euros à Fort-de-France malgré une fiscalité phénoménale. Histoire de la paille dans l’œil de la CTM et de la poutre dans celui de la Ville capitale. Le bon Jean De Lafontaine est toujours de bon conseil.

                                                                                             Michel Branchi

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