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MICHEL GIRAUD, DE QUEL DROIT PARLEZ-VOUS EN NOTRE NOM ?

Depuis que les Antilles sont entrées en crise et que les medias français ont fini par condescendre à traiter du sujet, nous avons assisté à toute une série d’émissions dans lesquelles étaient invités, pour l’essentiel, des Antillais ou des descendants d’Antillais vivant dans l’Hexagone. S’il est normal que ces personnes aient eu la parole, il y a, par contre, un grand risque de déformation de la réalité et de diffusion d’informations erronées dans le grand public français.

C’est ainsi qu’on a pu entendre, dans l’émission « C’ dans l’air », du mardi 24 février, un certain Michel Giraud, se présentant comme sociologue antillais, disserter sur le désir des Antillais de rester français, de ne pas se séparer de la métropole et autres âneries du même tonneau. Ce Giraud, dont tout un chacun connaît l’œuvre brillante, je suppose, parle au nom de qui ? De son insignifiante personne de détaché au CNRS qui touche les 40% en plein Paris ou alors serait-il mandaté par une organisation ou un mouvement « natif-natal » quelconque ?

Ce monsieur ignore-t-il que le Conseil Régional de la Martinique est dirigé par le MIM (Mouvement Indépendantiste Martiniquais) qui y dispose de la majorité absolue. Ignore-t-il que le 18 décembre 2008, le Conseil Régional et le conseil général de la Martinique, réunie en congrès, ont décidé, après 11h de débats, de proposer au peuple martiniquais de sortir du cadre départementalo-régional actuel et d’aller vers l’Autonomie dans le cadre de l’article 74 de la constitution française ?

Ignore-t-il aussi qu’au-delà des revendications salariales et contre la vie chère, le LKP en Guadeloupe et le Collectif du 5 février en Martinique sont dirigés par des gens qui dénoncent à longueur d’année le colonialisme français et qui sont, pour beaucoup, partisans de l’indépendance de leur pays, même si, pour l’instant, cette dernière n’est pas à l’ordre du jour ?

Monsieur Giraud et ses semblables n’ont aucunement le droit de parler au nom des Antillais. Ils n’ont pas le droit de faire croire au peuple français que la majorité des Antillais est toujours accrochée dur comme fer au système départementalo-régional actuel et quel n’a qu’un désir, celui de devenir des « Français à part entière ».

Non seulement il s’agit là d’un mensonge éhonté, mais en outre d’une violation des principes d’objectivité et de rigueur scientifique sur lesquels est censée reposer toute recherche scientifique qui se respecte.

Que M. Giraud continue à toucher ses 40% en plein Paris et qu’il la boucle !