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Miguel Duplan, prix Carbet de la Caraïbe

Miguel Duplan, prix Carbet de la Caraïbe

C'est à l'unanimité que le jury du prix Carbet de la Caraïbe, réuni à Cayenne, a décerné le prix 2007 à Miguel Duplan pour son premier roman, « L'Acier », paru aux éditions L'Harmattan. L'Acier, c'était le surnom de son grand-père, conducteur de locomotive en usine à sucre dans la Martinique des années 50/60, « un personnage fabuleux, intense, presque beau, presque hideux ».
Miguel Duplan, 44 ans, est Conseiller Principal d’éducation à l’Education Nationale et travaille depuis plus de 20 ans en Guyane. Il est originaire de Sainte-Marie en Martinique.

Attendus du jury du prix Carbet de la Caraïbe, édition 2007 Cayenne
Pour l’originalité avec laquelle sont traités les grands thèmes de la littérature caribéenne, en évitant les pièges de la nostalgie et du misérabilisme trop convenus ;
Pour la magie des références intertextuelles qui relient son texte à une mémoire collective, évoquée avec sobriété au plus près du silence ;
Pour le pari esthétique d’une création littéraire qui a fait le choix de montrer sans désigner, de dire sans raconter, tout en préservant la densité existentielle des personnages ;
Pour la poétique d’une écriture de la trace, dont la tonalité retenue n’occulte ni les scintillements ni les trouvailles, le jury du Prix Carbet, à l’unanimité décerne à Miguel Duplan le Prix Carbet 2007 pour son livre L’Acier publié chez L’Harmattan.

Attendus du prix Carbet de la Caraïbe Mention sur les maisons d’édition
Soucieux d’ouvrir de multiples fenêtres sur le monde, le jury du Prix Carbet de la Caraïbe souligne l’apport des maisons d’édition qui existent en Guyane, en Guadeloupe et à Montréal, c’est-à-dire dans notre région commune d’expression. Elles publient des auteurs caribéens et contribuent à la diffusion de la littérature caribéenne dans le monde. Parmi ces maisons d’édition on peut faire une mention particulière pour Ibis Rouge en Guyane, les Editions Jasor en Guadeloupe, et Mémoire d’Encrier à Montréal. Elles permettent de rendre visibles des auteurs et des textes qui risquent d’être ignorés par les grands circuits mondiaux de distribution. Elles sont très attentives à la création de dictionnaires, comme le sont des maisons comme Ibis Rouge, pour mieux accompagner le rayonnement des cultures créoles.
 

Miguel Duplan
Photo Tchisséka Lobelt (Promolivres)
prise lors de la remise du prix, le 14 décembre à Cayenne.

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