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MONTRAY KRÉYOL : 150.000 VISITEURS

Notre site vient donc de dépasser le chiffre symbolique de 150.000 visites comme on peut le constater sur le compteur de visites figurant tout en bas, à droite, de notre page d’accueil. Rappelons qu’il est né au mois de février 2007 et qu’il a donc moins de 2 ans (20 mois pour être précis). Comment analyser un tel chiffre dans l’univers foisonnant des sites, tant antillais qu’étrangers, qui sollicitent nuit et jour l’internaute créole ? Comment le jauger : performance ou, au contraire, résultat médiocre ?

Pour répondre à une telle question, il faut d’abord se pencher sur la nature de notre site et ensuite le comparer aux autres sites antillais. La première chose, s’agissant de la première interrogation, qui saute aux yeux, c’est que si notre site a pour nom MONTRAY KRÉYOL, ce qui signifie ENSEIGNEMENT DU CRÉOLE, il est loin, très loin, de se restreindre à ce domaine que nous considérons toutefois comme fondamental pour la préservation de notre identité. Certes, une bonne part de nos articles est consacrée à la créolistique (ou étude de la langue et de la culture créoles) dans ses différentes déclinaisons littéraires, linguistiques, anthropologiques, historiques ou économiques, mais il fait aussi la part belle à toutes sortes d’articles, à orientation universitaire, sur des sujets aussi variés que l’esclavage, le magico-religieux, l’hindouisme créole, l’écologie ; etc. …

Deuxième chose remarquable par rapports aux autres sites créoles, c’est notre ouverture sur le monde entier à travers des rubriques indiquées sur la page d’accueil et portant les noms de pays non seulement créoles, non seulement caribéens et latino-américains, mais aussi africains, arabes, asiatiques et bien sûr européens. Toutes les causes justes nous intéressent, notamment celles des Palestiniens, des Tibétains, des Amérindiens, des Corses ou encore des Kanaks, causes à propos desquelles nous publions régulièrement des textes. C’est que pour nous, défendre la Créolité ne revient pas du tout à nous refermer sur notre nombril, mais au contraire à nous confronter, à nos risques et périls, au vaste monde.

Le monde créole ne doit pas craindre l’actuelle mondialisation car nos pays furent, aux XVIIe et XVIIIe siècles, le lieu de la toute première mondialisation qui permit à des Amérindiens, des Européens, des Africains, des Indiens, des Chinois et des Arabes (Syro-libanais) de se rencontrer, certes dans la douleur, certes dans la violence et l’infamie esclavagiste (et engagiste), mais de «bricoler» (au sens de Lévi-Strauss) une nouvelle conception de l’identité : l’identité multiple. Et c’est au nom de cette dernière que MONTRAY KRÉYOL est un site multilingue sur lequel, à côté des articles en créole et en français, on trouve des articles en anglais, en espagnol, en portugais, en allemand, en italien, mais aussi en corse, en arabe ou en tamoul. Hormis, un site ami, né tout comme nous en février 2007, LA TRIBUNE DES ANTILLES, qui s’est converti récemment au multilinguisme, le reste des sites créoles est et demeure bilingue ou plus exactement diglotte (français et créole).

S’agissant du contenu de MONTRAY KRÉYOL maintenant, chacun pourra se rendre compte qu’on y trouve quatre grands types d’articles :

-- des articles de type universitaire qui ne sont pas exclusivement consacrés au monde créole, articles qu’ont bien voulu nous confier, entre autres, des gens comme l’anthropologue Gerry L’Etang, l’égyptologue Alain Anselin, le linguiste Jean Bernabé ou encore l’analyste littéraire Pedro Urena Rib ;

-- des articles sur l’actualité antillaise et mondiale, cela dans pratiquement tous les domaines (politique, économie, culture, écologie etc.) ;

-- des articles plus personnels de collaborateurs réguliers dont certains possèdent d’ailleurs ce que nous avons appelé des «bloc-notes» sur lesquels ils s’expriment sans censure aucune et sur les sujets de leur choix : Daniel Boukman, Thierry Caille, Jean-Laurent Alcide ou encore Raphaël Confiant ;

-- le « billet du jour » qui reflète la ligne éditoriale de MONTRAY KRÉYOL.

Après cette brève présentation de notre site, il faut maintenant juger de son audience par rapport aux autres sites antillais existants. Il est clair que nous ne touchons pas un nombre aussi considérable de gens que certains sites (tels CARIBCREOLE1) qui sont managés de manière quasi-professionnelle et qui font un travail journalistique de grande qualité. Nous n’avons pas non plus l’audience de certains sites qui font dans le sensationnel, le commérage et le graveleux et que nous aurons la charité de ne pas nommer. Mais, MONTRAY KREYOL se situe, dans le même temps, loin devant cette multitude de sites et de blogs confidentiels, pour ne pas dire archi-confidentiels, qui sont le fait d’un seul individu ou qui sont dédiés à la promotion ou à la gloire d’un seul individu. Ce genre de sites, qui dépasse rarement 10 ou 20 visites par jour, parasite la Toile en y occupant de l’espace, ralentissant du même coup (et là nous parlons à l’échelle mondiale) l’ensemble du système. Nous voulons dire par là que s’il existait une autorité mondiale du Web qui exigerait de tout site qu’il atteigne au moins 200 visites par jour, on serait débarrassé de dizaines de milliers de sites et de blogs parfaitement inutiles.

La fréquentation mensuelle de MONTRAY KRÉYOL oscille entre 5.000 et 8.000 visites par mois, ce qui n’est ni extraordinaire ni ridicule. C’est dire que nous nous situons donc dans une sorte de moyenne. Certes, il nous serait facile d’augmenter ces chiffres en instaurant par exemple un véritable forum sur le site au lieu de la simple rubrique «Derniers commentaires» où les internautes postent leurs textes sans que jamais nous leur répondions. Cette attitude n’est aucunement de la désinvolture ou du mépris de notre part. En fait, nous souhaiterions que les internautes dialoguent entre eux dans cette rubrique sans que nous ayons à intervenir. Un peu comme ils le font sur l’excellent site ami, POTOMITAN, de Francesca Palli.

Enfin, oui, MONTRAY KRÉYOL est un site engagé. Certes, il n’est au service d’aucun parti politique en particulier puisqu’il publie des textes de toutes obédiences, mais il ne peut cacher son inclinaison pour les mouvements qui luttent pour l’émancipation antillaise (PKLS, MODEMAS, PALIMA, MIM, etc.) ou qui défendent les immigrés en France (Collectif-Dom, Indigènes de la République, etc.). Et, plus largement, pour tous les mouvements palestiniens et arabes, africains, corses, amérindiens, indiens, polynésiens, etc. qui luttent contre la mondialisation néolibérale et le joug de l’Empire étasunien ainsi que de son allié européen.

Nou pé ké jenmen moli ba yo ! Hasta la victoria siempre !

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