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NOUS NE SOMMES LA DIASPORA DE PERSONNE MAIS DES PEUPLES NOUVEAUX QUI ASPIRENT A LA SOUVERAINETE NATIONALE

NOUS NE SOMMES LA DIASPORA DE PERSONNE MAIS DES PEUPLES NOUVEAUX QUI ASPIRENT A LA SOUVERAINETE NATIONALE
 
  Nous voici donc membres de facto de l'Etat de la Diaspora africaine, selon son Premier ministre (élu par qui ?) Louis-Georges TIN !

 

   On le préférait cent fois dans un autre cause, une juste cause : la lutte contre l'homophobie. Là, on ne sait pas quelle potion magique ou diabolique il a fait avaler aux présidents africains qui l'ont adoubé, lui et son "Etat", mais ce qui a tout l'air d'une plaisanterie est en fait une mauvaise plaisanterie. D'ailleurs, on nous dit que TIN a été mandaté en 2014 par le président mauritanien MOHAMMED OULD ABDELAZIZ qui était alors président de l'Union africaine. Ah oui ? Le président du dernier pays au monde où sévissent encore des pratiques esclavagistes au vu et au su de tous ? Interdit de rire !

    Ah au fait, est-ce que L-G. TIN est au courant que la loi en Mauritanie est la "charia" et que selon le code pénal de 1983, partie II, chapitre 1, section 4, l'article 308 déclare que tout adulte musulman pris en flagrant délit d'« acte contre nature » avec un membre du même sexe est puni de mort par lapidation publique."

   Passons...
   Les Martiniquais, Guadeloupéens et Guyanais sont les derniers colonisés de la planète et bon nombre d'entre eux aspirent et se battent pour que leurs pays accèdent à la souveraineté nationale pleine et entière. Cette lutte, diverse et multiple, est jalonnée par l'OJAM (1958), Mai 67, Février 74, l'ARC (Alliance Révolutionnaire Caraïbe), le MOGUYDE etc. dans les années 80 et bien d'autres étapes qui démontrent qu'il existe une volonté bien réelle de créer des états indépendants. Que ce combat n'ait pas encore abouti ne signifie absolument pas qu'il soit perdu ! Dans toute lutte de libération nationale, il y a des avancées et des reculs et cela n'a rien d'anormal. 
  Que ce soit dans 10 ans, dans 20 ans ou dans 50 ans, tôt ou tard, la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane accéderont à la souveraineté.
   Ils n'ont donc que faire de "L'Etat de la Diaspora" de Mr TIN, état d'opérette ou alors cheval de Troie du néo-colonialisme puisque, diaspora oblige, on est en droit de supposer que sa capitale sera...Paris ou Bruxelles. Tiens, il pourrait même adopter le Franc CFA comme les pays africains dits francophones ! Ses langues officielles seront forcément le français et l'anglais. Et surtout il pourrait offrir, enfin !, aux noiristes des Antilles et de la Guyane la possibilité de devenir ministres, secrétaires d'Etat, ambassadeurs ou consuls à peu de frais. On voit déjà l'Ambassadeur de l'Etat de la Diaspora en Chine ou à New-Dehli présenter ses lettres de créances à XI-YING-PING ou à MODI, le premier ministre indien. On devine aisément ce qui trottera dans l'esprit de ces deux chefs éminents d'état :   
   "Mais pourquoi ils s'emmerdent à créer un Etat de la diaspora ? Nous aussi, on a une diaspora, mais on a mis en place un mécanisme simple, un statut surtout : celui de "Chinois d'Outremer" ou d'"Indien d'Outremer".   
  Très simple : si un HO-HIO-HEN veut la nationalité chinoise ou rentrer en Chine ou si un MADASSAMY veut la nationalité indienne, il dépose une demande auprès du Ministère chargé des Chinois ou des Indiens d'Outremer. Sa demande est examinée et s'il apporte des preuves suffisantes, eh bien, il obtient un passeport et peut tranquillement revenir en Chine ou en Inde quand il veut. Ou continuer à résider aux Antilles ou en Guyane, s'il préfère.
   Pourquoi donc faire compliqué quand on peut faire simple ?
   L-G. TIN aurait donc été mieux inspiré de faire du lobbying auprès de trois ou quatre grands pays d'Afrique noire pour les pousser à créer un statut non pas d'Africain d'Outremer, mais de Sénégalais d'Outremer, de Béninois d'Outremer, d'Ivoirien d'Outremer, de Ghanéen ou de Nigérian d'Outremer etc...etc...Il n'y a rien à inventer : ce statut existe déjà et il suffit de l'adapter. 
  Sauf que nos noiristes sont assoiffés des postes supposés prestigieux. Ils se voient premiers ministres ou ambassadeurs. Il y en a même qui, en Martinique, se font couronner roi (bonjour la démocratie !) de telle ou telle tribu africaine mais qui, pas fous, au lieu de régner sur leur peuple, retraversent daredare l'Atlantique pour aller gagner leur pain d'avocat, de médecin, de dentiste ou d'avocat en terre "fouançaise d'Amérique". Interdit de rire là encore !
   Qu'un Martiniquais, un Guadeloupéen ou un Guyanais considère qu'il est un déporté et qu'il doit regagner la terre de ses lointains ancêtres, c'est son droit le plus absolu ! D'ailleurs, même sans statut de "Sénégalais d'Outremer" ou d'"Ivoirien d'Outremer, il peut parfaitement s'installer au Sénégal ou en Côte d'Ivoire. Personne ne l'en empêche ! Ou en Ethiopie, s'il préfère, même si aucun natif de ce pays, vu qu'il y a 6.000kms entre ce pays et la côte ouest-africaine, n'a jamais été mis en esclavage dans aucune plantation des Amériques. Mais, c'est aussi le droit le plus absolu d'un Martiniquais, d'un Guyanais ou d'un Guadeloupéen de considérer que si son origine est l'Afrique, son adresse désormais est l'Amérique. Dès lors, il n'est la diaspora de personne.
  Ses ancêtres ont bâti avec leur sueur et leur sang la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane et il est hors de question d'abandonner des pays qui reviennent de droit aux descendants d'esclaves. C'est ce qu'avait signifié le général Jean-Jacques DESSALINES lorsqu'il proclama aux Gonaïves l'indépendance de ce pays que les colons nommaient "Saint-Domingue" : il lui a redonné son ancien nom amérindien (taïno), "Ayiti", qui signifie "Pays de hautes montagnes". Il ne l'a pas baptisé "Nouveau-Dahomey" ou "Nouveau-Congo" à la manière des Européens qui, eux, virent partout des "Nouvelle-Angleterre", "Nouvelle-Espagne", "Nouvelle Grenade" ou "Nouvelle-France" (le Québec d'aujourd'hui). 
   DESSALINES a signifié au monde entier : "C'est nous les néo-autochtones de cette terre que nos pères ont arrosé de leur sueur et de leur sang puisque vous, Européens, en avez massacré les autochtones jusqu'à dernier !".
   D'ailleurs, l'armée des révolutionnaires, désormais "haïtiens", qui écrasa celle de Napoléon BONAPARTE s'appelait non pas "L'Armée noire", "L'Armée nègre" ou "L'Armée africaine", mais bien "L'Armée indigène". "Ayiti", "indigène" etc..., termes désignant une nouvelle autochtonie tout simplement. 
  Donc, Mr TIN peut aller se rhabiller avec son "Etat Machin". Cela ne nous concerne pas, nous Antillais et Guyanais !...

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