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Nous sommes punis pour avoir combattu le CEREGMIA

Nous sommes punis pour avoir combattu le CEREGMIA

  Le grand public doit se demander pourquoi, après la radiation de la fonction publique des trois dirigeants du CEREGMIA, la tension persiste à la fois sur le Pôle Martinique et au sein de l'université des Antilles. En toute logique, une fois les écuries d'Augias nettoyées (de la corruption qui les minait depuis deux décennies), tout aurait dû revenir au calme.

   Or, tel n'est absolument pas le cas !
   Pourquoi ? Pour deux raisons que le grand public doit savoir:
 
   __l'autonomie du Pôle Martinique, pourtant prévue noir sur blanc dans la loi qui a créé l'Université des Antilles en 2015, n'est pas et n'a jamais été respectée par la gouvernance de l'établissement laquelle gouvernance a refusé de recevoir une délégation parlementaire venue, tout normalement 4 ans après, vérifier la bonne application de ladite loi. Outre, le chauvinisme anti-martiniquais ciblant la député martiniquaise Josette MANIN qui a déclaré à la presse "être une pestiférée en Guadeloupe", il y a un refus de transparence. Car enfin, s'il n'y a rien à cacher, pourquoi refuser la venue de cette commission ? Le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche a d'ailleurs adressé une lettre de remontrances à la gouvernance, qualifiant son comportement d'"indigne d'agents de l'Etat" !!!
 
   __l'instauration d'un régime de terreur sur le campus de Schoelcher par des gens qui n'ont jamais combattu le CEREGMIA et qui veulent nous punir de l'avoir fait. Régime de terreur puisque la démocratie n'est pas respectée ! Les élues du Pôle (vice-présidente, doyen de la Faculté des Lettres etc.) ne sont pas respectées dans leurs fonctions alors qu'elles ont été démocratiquement élues. A n'importe quel moment, on voit apparaître, tôt le matin, des voyous, porteurs de bracelets électroniques, jouant le rôle de vigiles et censés empêcher tout blocage ou manifestation à l'entrée du campus.
 
   Je salue le courage des femmes qui ont eu à subir (Corinne MENCE-CASTER) et qui subissent aujourd'hui (Odile FRANCOIS-HAUGRIN, Cécile BERTIN-ELISABETH) la vindicte du CEREGMIA, puis des alliés objectifs du CEREGMIA (ceux qui ont appelé "à l'apaisement" et qui ont cherché par tous les moyens à les réintégrer à l'Université des Antilles alors même que Fred CELIMENE et ses adjoints ont été 2 fois révoqués de la fonction publique et que 7 mises en examen pèsent sur leurs têtes). Je ne suis pas féministe du tout, mais j'ai pu voir de près la violence misogyne de certains individus dénués de tout scrupule, uniquement préoccupés d'asseoir leur petit pouvoir qui s'étend de la Table du Diable (Salines) aux falaises de Grand-Rivière. Des esbroufeurs qui se prennent pour de grands chercheurs alors qu'ils n'ont jamais obtenu aucun prix scientifique et que Harvard ou La Sorbonne n'ont jamais cherché à les recruter.
   Le dernier en date de ces actes de violences est le "voltigeage" par terre des dossiers de Mme le Doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines, cela en pleine réunion du conseil de faculté. Oui, c'est bien là un comportement d'animal ! C'est une "profitation" sur une femme car jamais un doyen homme n'aurait eu à subir pareille ignominie. En fait, le grand public doit savoir que tant la gouvernance de l'université que ses sbires du campus de Schoelcher cherchent à nous punir d'avoir combattu le CEREGMIA. Ils brandissent des photos de nous organisant des barrages filtrants à l'entrée du campus de Schoelcher. OUI, et alors ? Nous l'avons fait et nous le referons s'il le faut car nous ne reculerons pas devant des macoutes et leurs voyous déguisés en vigiles.
   Nou pé ké moli ba pèsonn ! Fok yo sav sa.
   Final de compte, je suis content que l'établissement n'ai pas jugé bon de publier le moindre communiqué au décès du Pr Jean BERNABE en 2017 alors qu'il suffit que le cousin du beau-frère du moindre personnel enseignant ou administratif décède pour qu'aussitôt l'établissement se fende d'un communiqué de condoléances. Jean BERNABE qui a dirigé le GEREC (Groupe d'Etudes et de Recherches en Espace Créole) pendant près de 30 ans et dont j'ai été l'adjoint pendant une quinzaine d'année. A sa disparition, le GEREC avait publié 143 livres dans toutes sortes de disciplines (linguistique, sociolinguistique, analyse littéraire, anthropologie, traductologie etc.) et près de 1.500 articles. Heureusement que BERNABE n'est plus là pour assister au règne des macoutes sur le campus de Schoelcher !
  Ah, j'oubliais, BERNABE, qui fut deux fois doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines, a aussi créé, outre le GEREC, des structures comme Radio CAMPUS-FM, l'UTL (Université du Temps LIbre), le CIRECCA (Centre d'Etudes et de Recherches sur la Caraïbe, l'ISEF (Institut Supérieur de la Francophonie) devenu l'ICEFI aujourd'hui etc...etc...Contrairement à moi, il était féministe. J'imagine qu'il aurait été révolté par la situation actuelle, mais il nous aurait poussé à résister, à garder la tête haute et surtout à continuer à travailler, ce que nous n'avons jamais cessé de faire. Pour preuve, le groupe qui a succédé au GEREC après fusion avec des anglicistes, hispanistes etc... à savoir le CRILLASH est le plus productif de toute l'Université des Antilles, celui qui produit le plus de docteurs, le seul à disposer d'une revue de Rang A etc...Chiffres établis par l'établissement lui-même !
   Non, nous ne laisserons pas faire.
   Nous n'avons pas molli devant le CEREGMIA, ce ne sont pas ses complices objectifs qui nous impressionneront !
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