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Où est passé le scanner de numérisation acheté 1,2 million d'euros par le CEREGMIA grâce à l'aide du FEDER ? (2è partie)

Où est passé le scanner de numérisation acheté 1,2 million d'euros par le CEREGMIA grâce à l'aide du FEDER ?  (2è partie)

   D'abord, quelques petits éclaircissements de vocabulaire puisque fort heureusement, les lecteurs de notre site ne sont pas tous des BAC + 8. Qu'est-ce qu'un "scanner" ? Il s'agit d'une machine qui permet de copier un texte ou une photo, mais ce n'est pas une photocopieuse. En effet, une photocopie est matérielle, c'est du papier tandis qu'un document scanné est virtuel ou plus exactement "dématérialisé". 

   En fait, dans la vie courante, les termes "scanner" et "numériser" sont quasi-synonymes et c'est ce que l'on appelle dans la vie courante un "scanner" est un petit appareil qui permet à un particulier, un établissement ou une entreprise de numériser certains de ses documents. Le mot "certains" est ici important : il signifie que lesdits utilisateurs ne numérisent pas, ne dématérialisent pas, la totalité de leurs documents ou leurs archives, mais simplement une petite partie. En général, la plus importante. Le reste demeure en archives-papier. Ce qui explique que ces utilisateurs n'ont besoin d'acheter que des appareils dont le prix varie de 250 euros pour les moins sophistiqués à 4.000 euros pour les plus performants.

   Par contre, une bibliothèque, une collectivité ou un état, qui doivent conserver des dizaines de milliers (voire millions) de livres ou de documents ne peuvent pas se contenter de ce type d'appareil. Il leur faut nécessairement des "monstres" c'est-à-dire de grosses machines hyperpuissantes et donc forcément hyper-chères. Dans ce cas, les prix tournent autour de 20.000 euros pour les plus petits et peuvent aller jusqu'au 50.000 euros. Mais attention ! Si n'importe quel utilisateur (particulier, secrétaire etc.) est capable d'apprendre à utiliser les scanners dont nous avons parlés dans le paragraphe précédent (et qui coûtent au maximum 4.000 euros), s'agissant de cette deuxième catégorie, il faut un personnel formé pour ça, il faut des informaticiens de haut niveau et des réparateurs tout aussi compétents.

   Il faut surtout et avant tout des locaux spécialement conçus pour recevoir ces appareils sophistiqués. Autant un petit scanner peut être conservé tranquillement, tout comme une photocopieuse ou un ordinateur, dans n'importe quel bureau ou alors chez soi, autant un "monstre" a besoin d'un lieu qui lui est spécialement dédié et qui a des conditions de température et d'hygrométrie (humidité) parfaitement contrôlées. Surtout en milieu tropical ! Et surtout sa maintenance revient fort cher. Avec les 1,2 million d'euros que lui a accordés le FEDER, le CEREGMIA s'est donc offert un "monstre" qui a dû coûter aux alentours de 50.000 euros maximum. Mais une question se pose : à quoi à servi tout le reste de l'argent ? D'autant que la machine n'a quasiment pas été utilisée, aucune archive régionale ni monégasque n'ayant été numérisée.

                                                  SUBVENTION DU FEDER

   Pour en revenir aux éclaircissements lexicaux : le FEDER, c'est quoi ? Cet acronyme signifie "FOND EUROPEEN DE DEVELOPPEMENT REGIONAL" et sur le site-web de "L'EUROPE S'ENGAGE EN GUADELOUPE", on peut lire ceci :

   "Le FEDER a pour but de financer des projets qui renforcent la compétitivité et l’attractivité des régions. Il aide à anticiper les changements économiques et sociaux, à favoriser l’innovation et l’économie de la connaissance, la protection de l’environnement et la prévention des risques, l’accès aux services de transports et de télécommunications d'intérêt économique général."

   On peut donc penser que l'octroi de cette énorme subvention au CEREGMIA s'inscrit dans la rubrique : "favoriser l'innovation et l'économie de la connaissance". Sauf que d'innovation on n'en point vu puisque le scanner n'a jamais été utilisé. Ou en tout cas, s'il l'a été, c'est pour des documents (ceux du CEREGMIA sans doute) qui ne justifient absolument pas l'acquisition d'un tel "monstre". De plus, Fred CELIMENE a fait stocker les archives régionales et celle de la Principauté de Monaco dans le vide sanitaire de la Bibliothèque universitaire au mépris de la sécurité de son personnel et de ses utilisateurs (étudiants et enseignants) puisqu'un vide sanitaire doit...rester vide. Il sert à protéger les bâtiments contre les inondations, les incendies ou les tremblements de terre.

   LE CEREGMIA a donc commis une double faute :

     . demander une subvention énorme pour acquérir un appareil qui n'aura jamais servi : cela s'appelle de la dilapidation de deniers publics

   . stocker des documents dans un emplacement censé protéger un bâtiment public, cela sans autorisation : cela s'appelle de la mise en danger de la vie d'autrui.

   Sans compter la toute première faute à laquelle est liée l'ex-Conseil régional et Serge LETCHIMY et qui relève du délit de favoritisme en sa faveur puisque la convention passée avec cette collectivité se montait à plus de 160.000 euros, chose qui exige qu'il y ait un appel d'offres. Or, il n'y en a pas eu !

   Espérons que l'OLAF (ou "FBI européen") recherchera ce qu'il est advenu de la subvention du FEDER une fois retirée la somme ayant servi à acheter le scanner !

   Espérons que le SRPJ s'intéressera à ces 160.000 euros de fonds régionaux perdus pour un travail qu'i n'a jamais été réalisé !

   Amen...

 

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