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"...pour un gros poste politique", prétendaient-ils !

Raphaël CONFIANT

   Ma démission de la fonction de doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l'Université des Antilles, le 05 juillet dernier, fonction que j'ai exercée durant près de 3 ans et que légalement, je pouvais continuer à exercer jusqu'en décembre 2017, a suscité bien évidemment l'habituel mail injurieux, mensonger et diffamatoire de Fred CELIMENE, ex-directeur du CEREGMIA, placé sous contrôle judiciaire strict et récemment révoqué de la fonction publique par le CNSER pour vol de deniers publics, mais aussi des réactions d'innombrables internautes et adeptes de Facebook lesquels se sont livrés à toutes sortes de spéculations et d'affabulations. Or, il s'agit ni plus ni moins d'un non-événement puisque contrairement à ce que croient beaucoup de gens, je n'appartiens à aucune des instances dirigeantes de l'Université des Antilles (Conseil d'administration, CAC, CFVU etc.). Un doyen, pour que le grand public comprenne, est dans le même rapport à la gouvernance d'une université que celui qu'entretien un maire avec la gouvernance d'une Collectivité territoriale comme en Martinique ou un Conseil régional en Guadeloupe. Imaginons le pouvoir que détient le maire de Marigot ou de Vieux-Habitants par rapport à ces institutions et l'on comprendra que s'agissant de ma démission, il n'y avait pas de quoi fouetter un chat ni faire tout un raffut médiatico-facebookien.

   Mais bon, puisque raffut, rumeurs, ragots et autres billevesées, il y a eu, puisque des gens m'arrêtent encore dans la rue pour m'interroger, je me vois contraint, plusieurs semaines après, de donner quelques explications, chose qui normalement n'aurait pas lieu d'être. Mais auparavant, je tiens à dire à CELIMENE et à toute la bande d'abrutis qui ont écrit que "CONFIANT a démissionné parce qu'on lui a promis un gros poste politique", que je ne suis pas comme eux. Man pa kon zot, bann mafia ! Je n'appartiens pas à la même sale engeance que vous, car contrairement à vous, je ne suis ni assoiffé de pouvoir ni à la recherche de "gros poste politique". Je n'ai pas besoin d'un strapontin pour exister ni d'un 4/4 à 30.000 euros ni d'un salaire de 7.000 euros par mois ni d'une villa de fonction avec piscine ni d'une voiture de fonction ni de billets d'avions en première classe. Vous n'êtes que des "Neg ki wè lajan ta" alors que moi, mon arrière-grand-père maternel possédait au 19è siècle, au Lorrain, une distillerie dont mon grand-père a hérité laquelle a fonctionné durant toute la première moitié du 20è avant de fermer au début des années 50, victime comme la quasi-totalité des petites et moyennes distilleries des effets collatéraux de la loi du contingentement du rhum sur le marché hexagonal, loi favorable aux gros distillateurs békés. Du côté paternel, ma grand-mère était une commerçante en demi-gros d'ascendance chinoise de Fort-de-France. Mes deux parents, quant à eux, étaient tous deux des enseignants. Je n'ai jamais manqué de rien et n'ai donc soif de rien. Je n'ai donc aucune revanche à prendre ni sur la société ni sur personne. Contrairement à vous...
   Vous n'êtes que des parvenus, de la racaille revancharde similaire à celle qui, en Haïti, a produit le duvaliérisme et les tontons-macoutes. J'ai eu l'opportunité de voir ces faces grimaçantes et haineuses similaires aux vôtres un certain 31 juillet 1979 lorsque j'ai débarqué, sous le régime de François DUVALIER, dans un Port-au-Prince déserté, ignorant que ce jour-là était celui de la fête des "Volontaires de la Révolution Nationale" (nom officiel des Tontons-macoutes). Rassemblés devant les grilles du Palais national, ivres pour beaucoup, n'écoutant même pas le discours (pour eux incompréhensible car en français !) de Papa Doc que ce dernier prononçait de sa voix nasillarde sous le parvis du palais, toutes grilles de ce dernier hermétiquement fermées, ces Macoutes, vos semblables donc, vêtus et chapeautés de toile-jeans bleue, pistolet à la ceinture ou à la main, clamaient leur haine. En vous voyant, leur image me revient immédiatement à l'esprit. Je comprends mieux pourquoi le deuxième rapport de la Cour des comptes sur le CEREGMIA révèle que F. CELIMENE, en violation de son statut de fonctionnaire, possède une flottille de pêche en Haïti.

   Et puis pendant que vous y étiez, pourquoi n'avoir pas prétendu que je reprendrais Le Grand Saint-Pierre, par exemple ? Ah oui, l'inévitable Face-de-rat (du Bord de canal), historien qui n'a jamais écrit un seul livre d'histoire, a déclaré, me dit-on, sur sa page Facebook, que je remplacerais Patrick CHAMOISEAU à la CTM, c'est-à-dire que j'occuperais le poste que ce dernier détenait à l'ex-Conseil régional. Que répondre à pareille ânerie ? Au moins une chose et une seule : que moi au moins, j'ai écrit un livre sur Saint-Pierre ("Nuée ardente", éditions FOLIO-Gallimard) qui est déjà traduit en 7 langues parmi lesquelles le japonais. Ah oui, un autre débile a aussi écrit "Confiant va diriger l'Institut martiniquais de la langue créole".  Première nouvelle ! Je n'ai jamais mis les pieds à la CTM, à Plateau-Roy plus exactement, depuis le 13 décembre 2015, jour de la victoire du GRAN SANBLE POU BA PEYI-A AN CHANS et je n'ai même pas participé à l'investiture de la nouvelle majorité, mais cette dernière m'offrirait "un gros poste" pour le créole. C'est du grand n'importe quoi ! De toute façon, je ne veux rien avoir à faire avec des gens qui traitent leurs alliés d'"autostoppeurs politiques" alors qu'au premier tour, ils accusaient quasiment 9 points de retard sur EPMN et que sans lesdits alliés, ils n'auraient jamais rattrapé ce retard au second tour. Je combats et combattrai l'ignominie et la médiocrité intellectuelle de quelque bord politique qu'elle provienne (surtout quand elle est infiltrée par la peste maçonnique). Je ne suis l'affidé de personne d'autre que de moi-même.

   Vous savez pourquoi j'ai démissionné ? Parce qu'un doyen est tenu à l'obligation de réserve. Il ne peut pas dire tout ce qu'il pense ou a sur le cœur. Il est obligé de se retenir et dans mon cas, il m'est arrivé parfois d'approcher la ligne rouge, voire de la dépasser légèrement et j'ai, en bonne logique, été rappelé à l'ordre par la gouvernance de l'Université. 3 ans d'obligation de réserve pour un sanguin comme moi, c'est dur. Très dur. Je ne peux plus supporter d'être bridé ainsi en permanence face à des voyous et autres mafieux alors que je n'ai fait que défendre le bien public à savoir les finances de l'université qui m'emploie. Maintenant je serai libre de dire ou d'écrire ce que je veux et c'est pour moi un grand soulagement.

   Et vous du CEREGMIA (surtout de la branche guadeloupéenne qui se croit à l'abri et qui ne le sera désormais plus, en particulier ce gros joueur de tiercé avec l'argent public), amis, parents et alliés, vous regretterez l'époque où j'étais doyen et donc tenu à l'obligation de réserve car maintenant pé ké ni pasé lanmen ! Les trois années de cauchemars que vous, les mafieux, vous venez de me faire subir avec la complicité active du PPM, vous les paierez au centuple. Il n'y aura ni cessez-le-feu ni calumet de la paix ni trêve ni armistice. Vous avez perdu la bataille administrative puisque votre chef a été révoqué de son poste et ses deux adjoints mis à pied pour plusieurs années sans salaire, mais la bataille pénale approche à grands pas et je suis déjà sur le pied de guerre. Les 14 millions d'euros que vous avez siphonnés dans les caisses de notre université et que celle-ci est contrainte de rembourser à raison de 750.000 euros par mois jusqu'en 2021, la justice vous obligera à les rendre. Et je veillerai à ce qu'elle vous y oblige !

   Vous ne me faites pas peur. Franc-maçonnerie, PPM, voyous de Bord de canal et de Trénelle, PS français etc..., je n'en rien à cirer. Je vous déclare, vous du CEREGMIA et alliés, à toi Face-de-rat (qui en bon "nationaliste" a porté plainte contre moi auprès de la police française) ainsi que tes compères maçons-truands, je vous déclare à compter d'aujourd'hui et publiquement une guerre totale.

   Oui, TOTALE !...

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