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POURQUOI L'HÔPITAL EST-IL DEVENU L'ENNEMI DE NOTRE SANTÉ ?

Térèz Léotin

L'Université des Antilles est atteinte d'une maladie chronique le CEREGMIASME qui la touche au plus profond de ses entrailles. L'Université est malade.

Toute proportion gardée, le Centre Hospitalier Universitaire de Martinique Lameynard est atteint de maladie nosocomiale chronique. Le CHU de Fort-de-France est malade.

Le centre Hospitalier universitaire Mangot Vulcin du Lamentin ne peut faire d'hémodialyses dans les conditions requises d'hygiène, ce qui amène à dire, lors d'un audit interne du Ministère de la Santé que « le taux de mortalité des patients dans ce secteur est le plus élevé de France. » Le CHUM de Mangot Vulcin est malade. Doit-on penser ici, que le mot université rime avec le mot malade ?

Hélas, les patients que reçoivent ces deux centres hospitaliers universitaires, y vont parce qu'ils sont malades. Des malades chez les malades !

Comment donc faire pour que ces malades qui eux aussi sont donc déjà diminués physiquement puissent recevoir et bénéficier de précautions qu'ils sont en droit d'attendre, dans un lieu qui, lui-même, attend du secours ? Comment faire pour qu'ils accèdent aux soins, au droit aux remèdes qui feront qu'ils ne seront plus malades, si l'Hôpital est indisposé et ne maîtrise pas sa propre prophylaxie ?

La cité hospitalière Mangot Vulcin ne doit pas mourir disait en octobre 2013, le directeur général de l'Agence Régionale de Santé (ARS), Christian Ursulet dans une interview accordée à France-Antilles.

Cet hôpital universitaire a été construit pour les nécessités « de la médecine, de la chirurgie », du mieux être de la population. Il semble avoir rater sa vocation, car d'apprendre que l'on est parfois obligé de réutiliser les mêmes « lingettes en les rinçant », après usage, est-ce là les bonnes conditions aseptiques attendues dans un hôpital ? Ne sait-on pas dans ce centre où la santé doit être vénérée qu'il n'existe rien de mieux au monde pour l'homme que ce trésor qu'est.... la santé ?

Si cet hôpital ne doit pas succomber, a-t-il pour autant vocation à nous laisser mourir ? Est-ce donc une raison, pour laisser subir sciemment une contamination parce que l'on n'a pas désinfecté correctement les instruments ou objets utilisés ? Hôpital, seriez-vous devenu l'ennemi de notre santé ? Celle-ci « dépend cependant des précautions d'hygiène autant que des médecins », disait Bossuet. Il ne parlait pas des croque-morts, pourquoi faudrait-il les y ajouter ?

Nous avions déjà le coup de pouce de la route, celui de l'alcool, aussi de la drogue, de la molécule chloredécone, si maintenant l'hôpital s'y met, nous avons intérêt à ne pas être malade.

Il est vrai que « la vie est une maladie dont tout le monde meurt » répétait Paul Morand,  mais est-ce, là aussi, une raison d'aller se précipiter aveuglément à l'autre bout de la vie ? « On appelle la mort, elle arrive toujours sans tarder » mais nul n'apprécie guère son urgence..... aujourd'hui voilà que l'hôpital l'invite chez les dialysés...... Et que fait l'ARS ? Nous craignons qu’elle ne soit atteinte de grave surdité donc, elle aussi, trop malade pour entendre, comprendre et réagir.

 

Térèz Léotin

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