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POURQUOI UN AGENDA 21 CARIBÉEN EST IL NECÉSSAIRE ?

Garcin Malsa

{{Qu’est ce qu’un Agenda 21}}

L’agenda 21 est à la fois un projet politique ambitieux et concerté pour le développement durable et solidaire et une feuille de route assortie d’objectifs clés et d’instruments d’évaluation auxquels les représentants et partenaires des institutions publiques (collectivités territoriales, socio-professionnels, associations, syndicats, ONG, simples citoyens ) dans leur diversité pourront se référer.

Instrument de mise en action du développement durable et solidaire, l’agenda 21 génère un nouvel état d’esprit qui se caractérise par une révolution à quatre dimensions.

- révolution culturelle qui intègre une mutation du regard, une mutation dans les rapports entre nous et nos rapports avec notre environnement

- révolutions dans nos styles de vie : l’agenda 21 induit la nécessité d’une rupture dans les modes de production et de consommation avec la définition d’objectifs à moyen terme et des plans d’actions à court terme, jalonnés de temps d’évaluation permettant de corriger , de renforcer les plans d’actions

- révolution dans nos budgets notamment le budget des institutions publiques ; la structure de ces budgets doit être réformée en y intégrant un volet important sous formes de lignes budgétaires de développement durable et solidaire. Bon nombre de dépenses faites dans le sens de sauvegarder ou protéger ou ménager pour les générations futures, donc pour le long terme, sont enregistrées dans la partie fonctionnement alors qu’elles devraient aller en investissement ; ce qui permettrait que ces actions pour lesquelles ces dépenses ont eu lieu soient aidées financièrement par les institutions partenaires. Aujourd’hui, tel n’est pas le cas, elles sont supportées par la seule collectivité qui a su élaborer cet Agenda 21.

- révolutions fiscales et partant une révolution dans la répartition des finances. Habiter ou fréquenter un lieu où les écosystèmes naturels (rivières, forêts, plages etc.. ) sont protégés contre toutes formes de pollutions humaines se mérite. C’est un atout remarquable pour la santé et l’équilibre. Il va de soit qu’une fiscalité spécifique devra être mise au point pour pérenniser ce lieu, le rendre plus attrayant et remarquable pour les générations futures.

Il serait même souhaitable que dans tous les Etats indépendants le même ministère regroupe les finances et le développement durable pour s’assurer que ce type de développement est bien au cœur des pratiques et actions des institutions publiques et privées. Ce n’est pas un vœu pieux puisque dans un pays européen comme la Suède existe un comité national qui est chargé depuis 1995 d’aider financièrement, méthodologiquement et techniquement les collectivités qui s’engagent dans un Agenda 21.

Le succès des agendas 21 en Suède dont 75 % des collectivités se sont engagées dans cette démarche (contre seulement 35 % en France laquelle a démarré avec 10 ans de retard sur la Suède) repose en parti sur ce dispositif de soutien.

{{L’Agenda 21 Martinique}}

C’est pourquoi il faut renforcer l’agenda 21 mis actuellement en œuvre en Martinique par le Conseil général, et le mettre en synergie et en corrélation avec d’autres démarches tel le Schéma martinique de développement économique, mais aussi les bokantajs, l’agenda 21 de Sainte Anne, afin d’en faire un vrai projet refondateur pour la Martinique.

N’oublions pas que tout comme celui de SAINTE ANNE, l’Agenda 21 de Martinique a procédé d’une volonté politique endogène. Aucune loi, aucune réglementation n’a obligé les élus et les acteurs de ce document déjà élaboré à respecter des procédures ou des normes particulières. Aucune menace de verbalisation ou de sanction n’a pesé donc sur ses partenaires qui y ont travaillé pour leur pays de manière sereine sans contrainte de temps ni de cadre, ce qui leur a permis d’approfondir leur réflexion et faire émerger des propositions pour le développement durable et solidaire de leur pays.

Cette liberté de manœuvre a laissé toute latitude aux acteurs de l’agenda 21 de disposer d’une très grande capacité d’écoute et d’échanges dans les débats au cours desquels tout un chacun a pu apporter son expertise.

C’est de ces échanges que sont sorties des solutions communes qui peuvent être portées par un projet global qui sera à son tour un véritable projet partagé

Il n’est pas interdit, loin s’en faut, que ce projet partagé qui rappelons le n’est pas immuable, puisse être complété par des apports réalisés selon la logique agenda 21

Avec la mise en œuvre de l’agenda 21 nous avons mis en route la démarche devant nous amener à réaliser un bon projet pour la Martinique.

Mené de manière objective ce projet mettra en évidence les facteurs limitants de notre situation politique et économique actuelle et singulièrement notre situation de dépendance institutionnelle actuelle qui nous prive de toute velléité d’existence au monde en tant qu’acteur de notre destin.

Parce que l’agenda 21 est porté démocratiquement et par des acteurs différents, il a vocation de coller à toutes nos réalités sans détour aucun, et sera j’en suis sur l’instrument qui nous permettra de comprendre la nécessité de maîtriser de manière la plus complète possible nos procédures décisionnelles.

En effet, un agenda 21 Martinique ne pourra, s’enraciner et fructifier si les maîtres d’ouvrage que sont les responsables martiniquais qui ont en charge de le mettre à exécution sont privés comme c’est le cas actuellement des pouvoirs leur permettant d’en maitriser tous les aspects : juridiques, économiques, financiers, éducationnels etc.…

{{Pour un Agenda 21 de la Caraibe.}}

L’agenda 21 de Martinique qui est déjà dans son application devra servir de modèle pour la mise en œuvre d’agenda 21 dans les autres pays de la Carabes (Déjà un certain nombre de commune de Guadeloupe m’ont sollicité afin de leur apporter notre expertise pour mettre en œuvre un agenda 21).

Outre le fait que les pays de la caraïbe partagent la même histoire ils ont des similitudes géographiques écologiques qui font d’eux des écosystèmes remarquables mais fragiles.

La déclaration de Maurice (janvier 2005) qui fait suite à celle de la Barbade (mai 1994) met bien l’accent sur la vulnérabilité des petits états insulaires et demande à l’ONU de leur appliquer préférentiellement les recommandations du sommet de Rio (juin 1992) ainsi que celle de Johannesburg (2002).

L’intérêt d’un agenda 21 Caraïbe réside dans la capacité des chefs d’Etat et des peuples de la caraïbe de développer ensemble des actions qui leur permettent d’exercer des influences positives contre les désastres écologiques actuels et à venir.

L’heure est au regroupement de blocs pour conquérir ou préserver leur suprématie.

Pour nous il s’agira de construire le caraïbe de demain au travers d’un agenda 21 caribéen destiné à y impulser un développement durable et solidaire seule démarche garante du maintien de la paix et de la fraternité entre ces différents peuples

Des programmes en matière de risques naturels majeurs (culture du risque) de surveillance et de protection de la mer des caraïbes, des espaces naturels, des zones humides de mangroves etc.… peuvent être réalisés aisément en mettant en synergie les compétences des pays respectifs et en instaurant des relations d’échanges qui leur permettront notamment d’agir de concert, au plus vite et de manière efficace pour la réhabilitation des pays touchés à la suite d’une catastrophe naturelle ou technologique.

Nous savons qu’il existe des réseaux de la caraïbe de l’Est (Sainte Lucie, Grenade, Saint Vincent, Barbade, Dominique, Grenade) qui travaillent déjà ensemble.

Compte tenu de la situation administrative et statutaire similaire de la Martinique et de la Guadeloupe il conviendrait de mettre en place d’ores et déjà un agenda 21 à l’échelle de nos deux pays.

Cette démarche nous permettra dans un deuxième temps de fusionner le travail réalisé par ces deux pôles.

Un agenda 21 Caraïbe permettra non seulement de lutter contre les désastres écologiques qui menacent nos pays et singulièrement contre le réchauffement climatique, mais également et surtout de préparer l’avenir des générations futures des caribéens qui demain travailleront ensemble à la protection et au développement durable et solidaire de cette Région.

{{G. MALSA}}

31 octobre 2007

[Bwa brilé->http://www.mkba.site.tc ]

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