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Pouvoir politique dans notre archipel caraïbe : l'apanage des hommes

Pouvoir politique dans notre archipel caraïbe : l'apanage des hommes

    Que ce soit dans la Grande Caraïbe, celle du nord, ou dans la Petite Caraïbe, celle du sud, un fait saute immédiatement aux yeux lorsqu'on regarde la scène politique et surtout qui gouverne : le pouvoir n'est détenu quasiment que par les hommes.

   Sur la photo qui illustre cet article et dans l'ordre : Diaz CANEL (Cuba), Allan CHASTANET (Sainte-Lucie), Danilo MEDINA (Santo-Domingo), Ralph GONSALVES (Saint-Vincent), Alfred MARIE-JEANNE (Martinique), Ricardo ROSSELO (Puerto-Rico) et jusqu'à tout récemment Mike EMAN (Aruba).

   Que le pays soit indépendant (Cuba, Santo-Domingo, Sainte-Lucie, Saint-Vincent), qu'il soit autonome et lié à une puissance européenne, en l'occurrence les Pays-Bas (Aruba), qu'il soit état associé (Puerto-Rico) ou qu'il soit collectivité d'Outremer de la France (Martinique), la situation est identique : partout, le pouvoir masculin domine en politique.

   Présidents, premiers ministres, gouverneurs ou présidents de collectivités d'outremer sont des messieurs à cravate pour la plupart d'un certain âge (plus de 50 ans) et pour la plupart, progressistes. Pas de "Monsieur de fer" parmi eux ! Mais c'est bien pourquoi chaque fois qu'une femme accède au pouvoir dans notre Caraïbe, elle se trouve contrainte de jouer à la Dame de fer pour se faire une place et se faire respecter : Eugenia CHARLES (première ministre de la Dominique), Lucette MICHEAUX-CHEVRY (présidente du Conseil régional de Guadeloupe) etc.

   Pas étonnant non plus que ces dames ne soient pas du tout de gauche ni progressistes. C'est le prix qu'elles doivent payer pour faire se faire admettre par le pouvoir masculin : se montrer plus féroce que les hommes. Indira GANDHI en Inde, Golda MEIR en Israël et Margareth THATCHER en Grande-Bretagne leur ont montré la voie. D'où l'on comprend, en politique comme dans d'autres domaines, que l'accession d'un dominé au pouvoir ne change rien au système dominant. Une femme (Aung San Suu KYI en Birmanie), un Noir (OBAMA) ou un homosexuel (l'actuel premier ministre du Luxembourg) peut fort bien arriver aux plus hautes responsabilités, cela ne change presque rien à la domination masculine, la domination blanche et à la domination hétérosexuelle.

   Comme avoir des ministres "ultramarins" dans le gouvernement français ne change rien à la situation des Outremers sous tutelle française, hormis le fait de favoriser sporadiquement tel ou tel territoire...

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