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Présidence de l'Université des Antilles : un débat exigeant sur les deux pôles

   On a pu entendre récemment sur RCI-Guadeloupe les propos d'un responsable du Pôle Guadeloupe de l'Université des Antilles annonçant que des tractations sont en cours pour qu'il y ait un seul et unique candidat dudit pôle à la prochaine élection à la présidence de cet établissement. Rappelons qu'il y a quatre ans, la candidate du Pôle Martinique, C. MENCE-CASTER avait été confrontée à pas moins de 4 candidats du Pôle Guadeloupe et 1 candidat du Pôle Guyane. Un débat en visioconférence avait été organisé sur les trois (ex-)pôles pour que chacun d'eux présente son programme et de l'avis général, CMC avait survolé les débats, ce qui a beaucoup joué dans son élection. Toutefois, s'il y avait eu moins d'appétit sur le Pôle Guadeloupe, plus précisément si à l'époque il n'y avait eu qu'un seul candidat du Pôle Guadeloupe, il aurait été peu probable, arithmétiquement parlant et malgré ses énormes qualités, que CMC ait pu remporter l'élection.

   On a toujours évoqué, depuis trente ans qu'existe l'UAG devenue UA, une sorte de "règle de l'alternance" (tantôt un président du Pôle Guadeloupe, tantôt un Président du Pôle Martinique) qui pourtant n'a jamais pu  être gravée dans le marbre, du fait de son anticonstitiutionnalité. Sans même parler du fait que l'ex-Pôle Guyane en avait toujours été exclu. Il faut aussi rappeler qu'Alain Arconte, candidat du pôle Guadeloupe, l'avait remporté, alors que c'était le "tour" d'un candidat du pôle Martinique.  Il faut également  noter que beaucoup, esprit chauvin oblige, ont toujours confondu volontairement "candidat du Pôle Guadeloupe ou du Pôle Martinique" avec "candidat guadeloupéen ou candidat martiniquais".  Naturellement dans l'objectif plus ou moins conscient d'exclure les potentiels candidats métros, africains ou maghrébins dont certains enseignent pourtant dans notre université depuis des lustres et contribuent à être ce qu'elle est.    

   Ainsi donc, s'il semble admis que c'est le tour du Pôle Guadeloupe de présider l'université après que C. MENCE-CASTER a mis fin à ses fonctions fin août dernier, il serait vain de croire que le pôle Martinique n'a pas son mot à dire sur les candidatures qui seront proposées par le pôle Guadeloupe. Il s'agit bien d'élire le président de l'Université des Antilles, et pas du tout le vice-président du pôle Guadeloupe. A ce propos, on a pu également entendre sur les ondes de RCI que le départ de l'ex-présidente aurait mis l'établissement "plus en ébullition qu'il ne l'est déjà". 

 

Faut-il rappeler à l'indécent qui tient de tels propos que si ébullition il y a eu, ce fut, durant 4 longues années, à cause des attaques violentes, diffamatoires et mensongères du CEREGMIA et du silence de la majorité...silencieuse. 

 

Très difficile combat pour l'assainissement de notre université qui vient d'être partiellement gagné suite à la mise à l'écart des trois têtes du CEREGMIA par le CNESER (Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche). Et malgré "l'ébullition" créée de toutes pièces par ces mafieux, les cours et les examens ont toujours pu se dérouler normalement, les soutenances de masters et de thèses de doctorat aussi, de même que les colloques. Mieux : les statuts de l'Université ont été votés à l'unanimité et ses comptes certifiés. Vous avez dit "ébullition" ? Dans le même temps, EDF, Gaz de France, Fédex etc...rompaient toutes relations avec certaines universités hexagonales parce que ces dernières étaient incapables de régler leurs factures, obligeant l'Etat à reprendre la main par le biais des rectorats. PAREILLE CHOSE NE S'EST JAMAIS PRODUITE SOUS LA MANDATURE DE CORINNE MENCE-CASTER !   

   Il n'y a vraiment pas de quoi se mettre en "ébullition", sauf à vouloir faire croire que c'est UNIQUEMENT LE PÔLE GUADELOUPE QUI DÉCIDERA DU FUTUR PRÉSIDENT DE L'UA EN ORGANISANT DES PRIMAIRES. CECI NE PEUT ÊTRE VALABLE QUE POUR LES ÉLECTIONS À LA VICE-PRÉSIDENCE DU PÔLE.

   PAS POUR LES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES OÙ LE POLE MARTINIQUE A TOUT AUTANT SON MOT À DIRE!

   Ces propos visent à se faire mousser à peu de frais, mais n'est-ce pas là une des caractéristiques premières des médiocres dont l'immense production intellectuelle n'a jamais dépassé les murs de leur petit campus ? Le débat, dans tous les cas, pour élire le  (la) nouveau (nouvelle) président (e) doit toujours privilégier la compétence. C'est ainsi que les choses fonctionnent à l'Université des West-Indies qui rassemble 15 pays anglophones de la Caraïbe, mais il est vrai qu'on a affaire là à des élites adultes, pas à de petits esprits colonisés et chauvins.  

   A cette personne, il n'y a qu'une mise en garde à faire : veillez à ce que les salaires des personnels administratif et enseignant soient dûment versés chaque mois comme ce fut le cas durant les 48 mois qu'a durée la mandature de Corinne MENCE-CASTER ! 

 

S'assurer qu'aucun héritier des mafieux, masqué ou à découvert, ne cherche à se faire élire pour pérenniser le règne du Révoqué.

C'est à ce prix que nos étudiants et nos pays auront une université digne de ce nom, et non pas un collège universitaire municipal.

   Mais peut-être est-ce dont rêvent les médiocres et les chauvins. Une "nombrilité" et non plus une "université", nombrilité dans laquelle ils feront désormais la loi...

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