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Quand madame la sénatrice donne des leçons de...bonne gestion

Quand madame la sénatrice donne des leçons de...bonne gestion

  Mme C. CONCONNE, sénatrice de la Martinique et membre de la direction du PPM (Parti Progressiste Martiniquais), déclare, dans une interview au quotidien "FRANCE-ANTILLES" :

   "Beaucoup de gens à la Martinique croient que faire de la politique, c'est gérer des équipements, faire des routes, des caniveaux etc...Aujourd'hui, la politique est bêtement ramenée à la gestion d'équipements."

   Et de critiquer férocement la gouvernance de l'actuelle CTM, mettant en exergue "les 70 écoles construites par Aimé Césaire" tout en ressassant l'éternel antienne des mauvais perdants de décembre 2015 : "Aujourd'hui, la confiance est en berne. Les gens ne croient plus e ce pays. Les Martiniquais sont installés dans une fatalité. On est actuellement dans ce qui est le plus désespérant dans la gouvernance d'un pays."

   Les lambris dorés du Sénat n'ont apparemment pas résolu les problèmes de mémoire de Mme CONCONNE car enfin, personne n'ignore le déficit financier abyssal qui est celui de la municipalité de Fort-de-France, détenue par le PPM depuis plus d'un demi-siècle. L'argument est que le père de la Négritude avait cherché à soulager les souffrances des gens des campagne descendus massivement à Fort-de-France à compter des années 60 suite à l'effondrement de l'économie sucrière. Admettons l'argument ! Pas de souci.

   Mais QUID des deux fois au cours desquelles le PPM a eu à gérer le Conseil régional ?

   A chaque fois ce parti l'a laissé dans un état financier désastreux, sinon catastrophique :

     . lorsque le communiste Emile CAPGRAS est élu président de Région en 1992, il trouve un déficit d'1 milliard 300 millions de francs dans les caisses. La Collectivité est alors quasiment en cessation de paiements. CAPGRAS est contraint de faire un emprunt auprès d'un Fond de Pension Américain, ceux que les médias ont surnommé "les fonds-vautour". Ils vous prêtent la somme que vous voulez d'un claquement de doigt, mais vous imposent des taux de remboursement stratosphériques. Au point qu'ils ont réussi à mettre en faillite certains états du Tiers-monde ! Mais CAPGRAS n'a pas d'autre solution : les banques ne font plus confiance à la Région, discréditée par la gestion du PPM, et il faut bien faire tourner la collectivité. Finalement, lors qu'Alfred MARIE-JEANNE le remplacera à la tête de la Région en 1998, il préférera solder le prêt (c'est-à-dire tout rembourser d'un seul coup) tellement les traites étaient élevées. Evidemment, cela a considérablement restreint les capacités d'action de la Région et qui a été le premier à dénoncer l'absence d'actions de MARIE-JEANNE ? Le PPM, pardi ! Sé moun-tala pa ni kaka bò zié...

      . lorsque le même Alfred MARIE-JEANNE arrive à la tête de la toute nouvelle collectivité, dénommée CTM, en janvier 2016, il trouve un déficit de 23 millions d'euros laissé par le même...Serge LETCHIMY, président du PPM. Lequel LETCHIMY n'avait réussi ni à achever la construction du lycée de transit de l'ex-Maternité censé héberger les élèves et le personnel du lycée Schoelcher en attendant la reconstruction de ce dernier ni à faire fonctionner le TCSP, faisant même passer son coût à près de 400 millions d'euros (soit le triple du coût de départ) ni à inverser la courbe du chômage malgré la promesse mirobolante de "5.000 emplois" ni à rebooster l'économie malgré la promesse fallacieuse de "12 zones d'activités" etc...etc...

   Mme la sénatrice CONCONNE n'a donc aucune leçon de bonne gestion à donner à quiconque et ce qu'elle prône en réalité__sans avoir le courage de le dire__, c'est en fait une politique du déficit permanent. Evidemment, aucun de nos "journalistes" n'osera le lui faire remarquer...

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