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Quatre femmes victimes du macoutisme sur le campus de Schoelcher : à qui le tour ?

Quatre femmes victimes du macoutisme sur le campus de Schoelcher : à qui le tour ?

      Les associations féminines antillaises ne se penchent d'habitude que sur deux cas de figure s'agissant des violences psychologiques et physiques faites aux femmes : d'abord, les violences conjugales, hélas, nombreuses aux Antilles ; ensuite, les violences faites aux travailleuses au sein des entreprises.

   Ces combats sont justes et d'ailleurs indispensables dans des sociétés marquées par la violence esclavagiste triséculaire exercée par le Béké, puis après l'Abolition, par les Noirs et autres hommes dits "de couleur". Cependant, presque personne ne s'est intéressé à ce que subissent les femmes placées à des postes de responsabilité, de direction ou de présidence d'établissements publics ou de société privées. Comme si le seul fait d'avoir crevé le plafond de verre et d'être parvenues à ce stade protégeaient les femmes dirigeantes du machisme le plus virulent, le plus odieux.

   Bien évidemment NON !

   En témoigne l'Université des Antilles et le campus de Schoelcher où pas moins de quatre femmes ont été victimes de violences verbales, de menaces physiques et autres insanités de la part de collègues masculins. Cela sans déclencher la moindre vague de protestation au sein de la communauté universitaire où l'omertà (comme l'a montré le scandale du CEREGMIA) semble être la règle d'or. Certes, quelques voix masculines isolées se sont faites entendre ici et là, mais sans que cela dérange l'assourdissant  silence qui sévit au sein de nos chers campus. Pire : des voix féminines se sont ajoutées aux vociférations masculines afin de contribuer à démolir encore plus leurs, pourtant, consoeurs.

    Ces quatre dernières années pas moins de quatre femmes universitaires ont été victimes de ce machisme décomplexé, voire même arrogant :


 

   . La professeure Corinne MENCE-CASTER : refusant d'endosser les turpitudes de l'ex-CEREGMIA que dénonçaient pas moins de quatre rapports accablants émanant de diverses institution étatiques parmi lesquelles la Cours des Comptes, elle a été salie, injuriée, diffamée, menacée même par un torrents de mails que le service informatique de l'université n'a jamais bloqué (ou pu bloquer). C. MENCE-CASTER en est ressortie meurtrie au point d'accepter à la fin de son mandat le poste que lui a proposé la prestigieuse université de La Sorbonne.


 

   . La professeure Françoise PAGNEY : elle a été insultée et menacée dans le bureau qu'elle partageait avec un collègue homme, géographe comme elle. Se sentant en danger, elle en a informé la présidence (l'actuelle) de l'Université, par courrier adressé par voie hiérarchique, et n'en a obtenu aucune réponse. Elle occupe désormais un autre bureau.

 

   . La maîtresse de conférences Odile MARCELIN FRANCOIS-HAUGRIN : vice-présidente démocratiquement élue du Pôle Martinique, elle a été copieusement diffamée et insultée par un enseignant géographe au cours de réunions conduites par le, président de l'établissement. CE DERNIER N'A RIEN DIT !


 

   . La professeur Cécile BERTIN-ELISABETH : élue démocratiquement doyen, puis réélue, elle a vu un enseignant géographe chercher à discréditer ses compétences scientifiques et sa fonction de directrice, au cours d'une réunion du conseil de faculté, attraper ses dossiers et les "voltiger" par terre devant des élus enseignants, administratifs, étudiants et personnalités extérieures médusés. Elle aurait pu d'ailleurs subir le même sort si un collègue ne s'était pas interposé !


 

   Voilà donc ce que vivent, quasiment au quotidien, les femmes qui osent, au sein de l'Université des Antilles, prendre des postes de responsabilité ! Et après cela, les macoutes et autres commandeurs d'habitation qui y sévissent osent les qualifier sur les ondes, elles et leurs quelques soutiens masculins, de...Talibans !!! On croit rêver sauf qu'il s'agit d'un mauvais, très mauvais, rêve au sein d'une institution chargée de former notre jeunesse.

   Elles ont beau rédiger des courriers de protestation à la gouvernance, ceux-ci demeurent lettre morte. Dès lors, on est obligé de se poser la question suivante : A QUI LE TOUR ?...

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