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QUI A INTERET AU BOUTRIN-BASHING ?

QUI A INTERET AU BOUTRIN-BASHING ?

   Depuis plusieurs semaines, le conseiller territorial Louis BOUTRIN est l'objet d'un véritable bashing ou lynchage médiatique parce qu'il a osé mettre fin aux actes d'insubordination répétée du directeur de l'organisme (dépendant de la CTM) dont il est le président à savoir le PNM (Parc Naturel de la Martinique). Tous les médias officiels, bon nombre de sites-web et de blogs et bien sûr le principal instrument de culture actuel, Whatsapp, s'en donnent à cœur joie, le traitant de tous les noms depuis "dictateur" jusqu'à "macoute" en passant par "professeur tournesol" et bien d'autres appellations dénigrantes. Or, quel crime a commis Louis BOUTRIN qui, soit-dit en passant s'investit quasiment à temps plein dans les tâches que lui a confiées le président de la CTM, Alfred MARIE-JEANNE : le sport, le transport, l'économie bleue, le Parc Naturel, notamment ? A son arrivée à la présidence du PNM, il a immédiatement donné délégation de signature au directeur alors que des voix s'élevaient ici et là pour l'inciter à se livrer à une chasse aux sorcières et donc à le remplacer sans délai. Cette marque de confiance de L. BOUTRIN a été perçue comme un signe de faiblesse par le directeur qui, coup sur coup, a fait montre de mauvaise volonté dans l'exécution de certaines tâches, d'absentéisme à des manifestations importantes et de refus d'appliquer des décisions votées par les élus de la CTM, ceux que le vote démocratique a donc désigné pour diriger la Martinique. Ces derniers votent, par exemple, la création d'un Centre des Métiers de l'Environnement ? Monsieur le Directeur (au salaire de 7.500 euros mensuels) décide de ne pas le mettre en place !!! D'actes d'insubordination en actes d'insubordination est arrivé le moment où la coupe était pleine et où L. BOUTRIN ne pouvait plus accepter de travailler dans de pareilles conditions.

   Or, qu'a-t-on vu comme soutien du directeur du PNM ? D'abord, le PPM qui, par le biais du Conseil régional qu'il dirigeait, quelques jours avant les élections territoriales de décembre 2015, s'était empressé d'y embaucher bon nombre des gens. A la même période, il attribuait une prime de...1.700 euros mensuels au directeur, ce qui fait que la seule prime de ce dernier est supérieure au salaire de 50% des 149 employés de cet organisme !!! Sans compter que l'Association des Amis du Parc, que le PPM contrôle, ne reverse pas au Parc les sommes qu'il perçoit. Sans compter que c'est le Parc, à la même époque qui a réglé la facture de 740.000 euros des "totems du Grand Saint-Pierre" alors que la culture ne fait pas partie de ses missions. Mais, à la limite, on pourrait dire que c'est de bonne guerre : le PPM/EPMN tente de déstabiliser tout ce qu'il peut déstabiliser afin d'affaiblir le GRAN SANBLE POU BA PEYI-A AN CHANS (GSPBAC) et son soutien au directeur du Parc est logique.

   Ce qui ne l'est pas du tout par contre, c'est quand on voit des braillards trotskystes à la tête d'un syndicat, non représenté au PNM (deux trois affidés du PPM ont couru y prendre une carte la semaine dernière !), censé défendre les travailleurs, la classe ouvrière, les exploités et bla-bla, venir bruyamment porter son soutien à un cadre qui touche un salaire de ministre c'est-à-dire 10 fois le SMIG. C'est de la "malpwopté" au sen créole du terme !

   Ce qui ne l'est pas du tout également, c'est quand on voit des écolos-souverainistes accourir tout aussi bruyamment pour défendre cette personne dont nul ne connaît aucun fait d'arme en matière d'écologie. En fait, ces aigris de décembre 2015, ces laissés-pour-compte de la CTM, y voient là un moyen de prendre une revanche sur l'écologiste concurrent L. BOUTRIN et son partie, MARTINIQUE-ECOLOGIE, membre du GSPBAC. C'est bas, c'est petit. "Malpwop" aussi.

   Mais, à la limite, on pourrait se dire que tout ce beau monde, PPM-CDMT-NOU-PEP-LA ne fait que son travail d'opposition et a somme toute le droit de sauter sur la moindre occasion pour mettre des bâtons dans les roues de la gouvernance de la CTM. Si l'on admet ce raisonnement, alors force est d'en conclure que le silence assourdissant des amis politiques de Louis BOUTRIN est pire, bien pire, que celui de ses adversaires. Comment peuvent-ils demeurer totalement muets devant un tel lynchage alors même que le directeur du PNM a refusé d'exécuter des décisions qu'ils, ces élus (es) du GSPBAC, ont voté ? Ce n'est pas BOUTRIN tout seul qui, par exemple, a voté la création du Centre des Métiers de l'Environnement ! De quel droit un administratif, un exécutant donc, refuse-t-il d'appliquer des décisions prises par des élus du peuple ?

   En réalité, ce lâchage en rase campagne, outre ce qu'il révèle de bassesse chez certains (es), est à mettre sur les spéculations sur la succession de "CHABEN" soit après le procès GREEN PARROT en février 2018 soit au terme de son mandat à la tête de la CTM en 2020. Ca grouille déjà dans le marigot où certains batraciens se voient déjà plus gros que des bœufs alors que tout ce qu'ils savent faire, leurs cerveaux n'étant pas plus gros que des pois chiches, c'est folâtrer dans les drôles de machines de monsieur OTIS. Les couteaux des BRUTUS s'affûtent déjà et le même couteau qui pénètre en ce moment entre les épaules du chef de MARTNIQUE-ECOLOGIE pénétrera demain entre celles du chef du MIM.

   Ce dernier n'a donc qu'une solution  et une seule : faire entendre sa voix dans le conflit du PNM et trancher...

Commentaires

jean-michel caraibes | 11/10/2017 - 21:53 :
"une prime de...1.700 euros mensuels au directeur, ce qui fait que la seule prime de ce dernier est supérieure au salaire de 50% des 149 employés de cet organisme " Je ne comprends pas.
jean-michel caraibes | 11/10/2017 - 21:55 :
Vous voulez dire que 50% des salariés gagnent moins de 1.700 euros mensuels?
jean-michel caraibes | 11/10/2017 - 22:00 :
Pour ce qui concerne la conclusion de l'article ,je crois que c'est assez bien vu!!