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Sé sa ou enmen ki ka few byen ! C'est ce que tu aimes qui te sied

Nady NELZY-ODRY
Sé sa ou enmen ki ka few byen !  C'est ce que tu aimes qui te sied

Après m'avoir jeté un regard torve, c'est cette réponse laconique que me faisait mon père, lorsque je disais mon choix sur certains sujets  ou pour des décisions que je prenais et  qui souvent ne manquaient pas de me trahir

 

Depuis ce lundi, le Sénat et l'Assemblée nationale ont en leur sein deux personnalités  féminines du monde politique martiniquais. La nouvelle a rempli de  fierté  bien des gens de l'île et pourquoi pas ? Avant nous, la  Guadeloupe et la Guyane ont eu à se glorifier  de plusieurs ministres femmes, à commencer par la plus chabine des avocates Guada. Lucette Michaud-Chevry fut secrétaire d’État auprès du premier ministre, Chargée de la Francophonie, Ministre déléguée aux affaires étrangères, Sénatrice en 1995. Sa fille, Marie-Luce Penchard , fut également secrétaire d’État à l'Outremer. Je ne vous citerai pas  la Guyane et Madame  Christiane Taubira  la Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, ni la Ministre des sports du gouvernement Jupitérien, la belle Laura Flessel.

 

Ceci pour dire que la venue de madame Conconne au Sénat est un choix des martiniquais  et pas n'importe lequel, celui des grands électeurs ! Même si les plus engagés en politique le disent, de l’enjeu au mode de scrutin, l’élection sénatoriale est sans doute l’une de celle qui est la plus ignorée des citoyens français. Que dire de ceux séparés de huit mille kilomètres ? De quels enjeux dépendent  cette élection sénatoriale, et comment fonctionne-t-elle ???

 

Bienvenue dans l’univers complexe de la chambre haute du Parlement Français. le Sénat par définition n'a qu'un rôle consultatif, c'est l'Assemblée Nationale qui a le dernier mot lors de la navette parlementaire. Nul doute que la nouvelle Sénatrice de la Martinique  saura avec le verbe qu'on lui connaît rehausser les voies de  ses hautes fonctions.

 

 

Si nous devons parler des femmes en politique, ce qui m'a fait vibrer cette semaine, c'est bien  le combat mené en majorité par des femmes, les premières au front,  pour un accord  entre l'union syndicale et associative pour le maintien des contrats aidés en Martinique. L'accord prévoit que les dits contrats sont maintenus jusqu'à la mise en place d'un dispositif qui rendrait pérenne l'emploi des personnes concernées.

 

Depuis mon Nord Caraïbe, je dis bravo à tous ceux  et surtout à  toutes celles  qui ont  su tenir tête à l’État et à son représentant. Pour les jeunes et les femmes de cette île,  n'ayant pas fait le choix d'être ce que nous sommes, la précarité comme principe d'insertion sociale pour nos régions n’apparaît pas comme la meilleure des solutions. Il faut donc que les hommes mais aussi les femmes, engagées dans les luttes syndicales et dans les associations soient de tous les combats  pour tenir haut les droits de chacun des nôtres 

 

Pour revenir à Maria José Irma et les autres, il est désormais courant de dire que notre île la Martinique est privilégiée et n'a pas été touchée par les différents assauts des ouragans et cyclones. Qui peut dire à la présidente du tourisme qui dans son désir de vendre  l'île, assure que l'intérêt et la beauté de la Martinique ne commence  pas sur la commune du  François pour finir par le grand Sud. Le littoral du Nord Caraïbe a souffert et pas lui seulement,  le Carbet a perdu une partie de son espace « Christophe Colomb, la stèle en particulier, la plage des résiniers n'existe pratiquement plus, la ville d'art et d'Histoire doit procéder à un grand nettoyage, la mer ayant renvoyé sur   les plages et les bords de mer tous les immondices dont on s'était débarrassé. On peut dire que cela n'est pas très important pour les visiteurs   pour  Madame la présidente  du tourisme, le Nord n'est pas considéré comme lieu touristique. Mais pour ceux qui vivent de cette économie et qui ont à offrir leur village, la Montagne Pelée, la verte nature du Nord,  cela représente  beaucoup !

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