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Tout est relatif dans la vie des êtres humains

Marie-Noëlle RECOQUE DESFONTAINES
Tout est relatif dans la vie des êtres humains

L’écrivain chinois  Liu Xinwu est né en 1942. Au terme d’une quinzaine d’années passées à enseigner, il publie en 1977, une nouvelle intitulée Le professeur principal grâce à laquelle il accède d’emblée à la notoriété dans son pays. Ce texte met en évidence des problèmes conflictuels dans le cadre d’un lycée et au terme de la Révolution culturelle, il réhabilite la notion de droit à l’amour. De l’avis même de l’écrivain, cette nouvelle peut paraître dépassée mais au moment de sa publication, elle a brisé un tabou. Elle a initié une littérature dite «des cicatrices ».

En 1982, il publie Murs noirs, une brève nouvelle qui montre un jeune homme décidé à repeindre tous ses murs en noir quitte à passer aux yeux des voisins pour un marginal subversif. Avec L’arbre et la forêt, il initie un nouveau genre littéraire entre le roman et le reportage photographique. Dans cet ouvrage, plus d’un demi-siècle de l’histoire de la Chine défile en filigrane et il allie des récits à des photos qui n’illustrent pas les premiers mais les complètent. En 1994, dans Quatre portiques, il raconte l’histoire romancée d’un clan familial chinois à travers le temps..

En 2013, paraissent ses mémoires chez Gallimard, Je suis né un 4 juin (1024 pages) dans lesquelles il aborde le thème tabou des événements de Tienanmen car pour lui personne ne peut lui arracher le droit de se remémorer sa vie.

https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/06/04/liu-xinwu-perso...

 

Dans Poisson à face humaine (2002), Liu Xinwu illustre l’idée que dans la vie des humains tout est relatif indépendamment de nos a priori.

Une chinoise naturalisée américaine se trouve à Pékin. Les souvenirs affluents. Autrefois avec les « jeunes instruits », elle a dû vivre à la campagne pour y être « rééduquée ». Son mari américain fait preuve de compassion envers « cette jeune beauté qui a survécu à la Révolution culturelle et a souffert dans sa campagne misérable ». Elle ne lui dit pas qu’elle garde, elle, de cette période le beau souvenir d’une intense passion charnelle vécue avec un paysan. Pour ce dernier la Révolution culturelle s’était avérée être aussi une bénédiction car il avait pu, seul, bénéficier de l’usage du « kang » sur lequel avaient lieu leurs ébats, alors que chez lui, ce lit de briques chaudes était à usage collectif.

La vie humaine, complexe, échappe à tous les schémas.

Marie-Noëlle Recoque Desfontaines                                                                                                                                                                                           

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