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Un député à Miami pour freiner les migrants irréguliers

Le député montréalais qui part mercredi à la rencontre de la communauté haïtienne, à Miami, veut aller rectifier les fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux.

« Je suis triste de voir des gens tout laisser derrière eux pour venir au Canada, alors que beaucoup devront retourner dans leur pays s’ils ne prouvent pas qu’ils sont persécutés », dit Emmanuel Dubourg, député libéral de Bourassa.

Depuis début juillet, plus de 8000 migrants ont été interceptés à la frontière canadienne pour avoir traversé de manière irrégulière par le rang Roxham, en Montérégie. Près de 85 % sont des Haïtiens et fuient le pays de Donald Trump, qui menace de retirer leurs visas temporaires.

Durant les trois prochains jours, M. Dubourg enchaînera les rencontres avec les leaders de la communauté, des élus locaux, et multipliera les entrevues aux médias floridiens, en français, en anglais et en créole.

« Mon but est d’informer sur la façon dont se passe l’immigration au Canada et de rectifier les fausses informations qui circulent sur les médias sociaux, dit le député. Il faut que les gens comprennent les risques qu’ils encourent en venant ici par des voies irrégulières. »

Raisons

Celui-ci se rendra notamment dans Little Haïti, un quartier de Miami où les Haïtiens sont nombreux à habiter.

« Je veux comprendre les raisons qui poussent toutes ces personnes à partir, dit-il. Il y en a qui ont quitté l’Amérique du Sud pour venir. »

En tant qu’Haïtien d’origine, il a été placé en première ligne par le gouvernement Trudeau pour porter son message. Il siège d’ailleurs au comité interministériel créé la semaine dernière.

C’est ce comité qui lui a confié le mandat de se rendre à Miami.

Lui-même est arrivé au pays avec ses parents, en 1974, à l’âge de 15 ans, dans le cadre d’un programme instauré par l’ex-premier ministre Pierre Elliott Trudeau. Ce programme avait alors permis la régularisation de près de 40 000 immigrants.

Même s’il souhaite freiner les migrants irréguliers, M. Dubourg ne renie pas l’image accueillante du Canada.

« Il faut que ceux qui veulent venir sachent qu’il existe des programmes d’immigration, dit-il. Le Canada accueille chaque année 300 000 migrants dans le cadre du regroupement familial ou des permis de travailleurs qualifiés. »

 

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