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Une chaîne humaine de lecteurs à Gaza contre les violences d'Israël

Une chaîne humaine de lecteurs à Gaza contre les violences d'Israël

Les violences se multiplient à Gaza alors qu’Israël a tiré à balles réelles, engendrant la mort de 17 Palestiniens. Sourde aux appels internationaux, l’armée israélienne est accusée d’avoir tiré sur des manifestants sans qu’ils n’aient représenté un danger immédiat.

C’est dans le sang qu’a été réprimé le rassemblement de la semaine passée : selon les données communiquées, 30 à 50.000 Gazaouis s’étaient retrouvés à la frontière avec Israël. Abigdor Liberman, ministre de la Défense n’a opposé qu’une menace sans appel : « Quiconque tente d’approcher de la barrière met sa vie en danger. » Sanglant. 

 

Avec des centaines de blessés, les mouvements de foule sont pourtant loin d’être achevés. Les manifestants commémoreront jusqu’au 15 mai les 70 ans de la Nakba (La catastrophe) — l’exode palestinien de 1948. Historiquement, près de 750.000 Palestieniens avaient été déportés par les forces israéliennes. 

 

Depuis ce 30 mars, les regroupements se multiplient (voir ici). Or, ce 5 avril, en réaction aux violences, une chaîne humaine de lecteurs s’est formée. Cette dernière tentait de montrer, par un simple acte de lecture, que l’éducation et l’information peuvent dépasser les conflits. Et espérer mettre un terme aux affrontements. (via The intercept)

 

Cette chaîne dénonçait également la mort d’intellectuels venus pour tenter d’aider à la paix. « Nos livres sont nos armes et notre armure », assure une manifestante.

 

La semaine passée, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à la mise en place d’une enquête indépendante pour définir l’état véritable de la situation. De son côté, cité par l’agence Reuters, Israël campe sur sa position, affirmant qu’il est nécessaire de défendre ses frontières. Les tirs à balles réelles, confirmés, ne seraient intervenus que pour arrêter des personnes tentant de saboter les lignes de démarcation, ou d’envoyer des pneus enflammés.

 

Le brigadier général Ronen Manelis, porte-parole militaire d’Israël assure que l’armée n’a pas vocation à tirer sur des civils. En revanche, elle entend lutter contre le Hamas qui profiterait des mouvements de foules pour mener « des attaques terroristes contre nos troupes et franchir la frontière ».