Accueil

Une grève de quelques secrétaires généraux de syndicats minoritaires qui met en danger la vie de centaines de personnes

Jean-Laurent ALCIDE
Une grève de quelques secrétaires généraux de syndicats minoritaires qui met en danger la vie de centaines de personnes

On sait que dès le début de ce mouvement de grève, l’intersyndicale a cherché par tous les moyens à bloquer le dialogue. D’abord en voulant choisir les membres de la délégation de la CTM. Ensuite, durant les 3 jours de discussions et de négociations avec les élus, en formulant de nouvelles revendications et en exigeant « une chasse aux sorcières », chose par ailleurs qui a toujours  été refusée par AMJ.

De préalables en préalables, l’intersyndicale a finalement rompu les négociations ne réussissant pas à obtenir l’accord des élus pour annuler l’organigramme de la Collectivité et d’annuler les nominations de presque 200 chefs de service.

Depuis ce matin, plusieurs sites de la CTM sont bloqués par une trentaine de manifestants, qui veulent s’ériger en décideurs politiques. Pour eux, il n’y a que leur vérité.

Là où on peut mesurer l’inconscience et la dangerosité de ce quarteron de secrétaires généraux de syndicats minoritaires au sein de la CTM, c’est leur décision de cadenasser tous les accès de l’immeuble de Plateau Roy, prenant en otage des centaines de leurs propres collègues enfermés au mépris des conditions de sécurité de ceux –là même qu’ils prétendent défendre.

Cette situation est d’ailleurs vécue de façon très anxiogène par les personnels sur place, provoquant un émoi très fort au sein de l’immeuble et une incompréhension totale quant aux méthodes macoutes de ces quelques personnes. Le personnel ne suit pas ce mouvement de ce qu’il a été possible de constater ce midi sur place. Une pétition du personnel a même été lancée et est en cours de signature. Celui-ci refuse d’être pris en otage. 

On sait que l’une des personnes à l’origine de ce conflit est une ancienne directrice d’un organe consultatif de la CTM et que ce blocage a été organisé au moment même où se tient à la CTM l’installation de ce nouveau conseil avec l’élection du nouveau présidant et du nouveau.

On a pu reconnaitre sur les barrages et posant des cadenas sur les portails de la CTM un ancien directeur de bibliothèque qui a déjà suscité la mobilisation de son personnel contre lui a plusieurs reprises et qui n’a pas été reconduit.

Il est vrai que la situation n’est pas toujours rose au sein de la CTM. Les choses prennent du  temps. Personne n’avait imaginé que ce serait aussi compliqué d’autant que ceux qui étaient là avant n’ont laissé que des dettes et pas les moindres prémisses d’une organisation de la fusion du personnel de l’ex-CR et de l’ex-CG.

Les élus ont pris leurs responsabilités et ont cassé les cadenas libérant les accès de l’immeuble.

Pages