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Fléau des sargasses : le culot monstre du PPM

Fléau des sargasses : le culot monstre du PPM

   Dans une récente édition de notre quotidien national (enfin, territorial plutôt), une dénommée Florence EDMOND s'est fendue d'un articulet dénonciateur intitulé :

   "Le fléau des sargasses et la non action de la CTM"

   La dame, qui ajoute à sa signature "membre du comité national du PPM", explique au bon peuple que l'ex-Conseil régional présidé par Serge LETCHIMY, avait tout tenté pour empêcher le phénomène des sargasses d'affecter notre île alors qu'à l'inverse, la Collectivité Territoriale de Martinique, présidée par Alfred MARIE-JEANNE, demeure bras ballants. En outre, et toujours selon elle, la CTM serait "une collectivité à deux têtes contradictoires" et engluée dans des "cancans", oubliant ou plus probablement ignorant que la structure de la nouvelle collectivité a été voulue et dessinée par le PPM lorsque ses amis socialistes étaient au pouvoir. Par exemple, c'est ce même PPM qui a voulu la prime de 11 sièges à la liste sortie en tête alors que les leaders du MIM et du RDM, jugeant ladite prime inique, avaient tout fait pour le limiter à trois ou quatre sièges.

   Mais revenons au sargasses ! La dame semble aussi oublier que S. LETCHIMY avait confié en grandes pompes une "Mission Sargasses" à Chantal MAIGNAN, dirigeante du parti de droite appelée Parti régionaliste martiniquais (parti allié au PPM) et que cette dernière, hormis un rapport sur papier glacé rempli de choses archi-connues, n'avait proposé aucune solution contre l'invasion des sargasses. Et pour cause ! MAIGNAN n'y était pour rien car les sargasses sont un phénomène cyclique contre lequel il est très difficile de lutter, sauf à mettre des moyens colossaux en œuvre. Or, la dame du PPM, toujours dans son articulet, reproche à la CTM de se tourner vers l'Etat "dont la collectivité se veut pourtant indépendante" !!! Là, le comble de la malhonnêteté est atteint car tout le monde sait que la CTM n'est pas dirigée par les seuls indépendantistes, mais par une coalition composée de 3 partis indépendantistes (MIM, PALIMA, CNCP), 2 partis autonomistes (RDM et PCM), 1 parti écologiste (MARTINIQUE-ECOLOGIE) et 1 parti de droite (BA PEYI-A AN CHANS). On ne savait pas que Yan MONPLAISIR, Karine MOUSSEAU ou Marinette TORPILLE se voulaient "indépendants de l'Etat" !!! 

   La Martinique n'est pas un pays indépendant. Il est un territoire sous tutelle française sur lequel flotte le drapeau français, dans lequel règnent des lois françaises, une administration française, une police et des forces armées françaises. Ce qui veut dire que la France doit assumer les conséquences de sa tutelle et mettre sur la table les sommes nécessaires pour, par exemple, l'achat d'un navire chargé d'installer des barrages flottants sur nos côtes les plus exposées ou pour financer des études visant à utiliser les sargasses comme compost, voire engrais. C'est son devoir !

   La non-action du Conseil régional d'antan équivaut à la non-action de la CTM d'aujourd'hui s'agissant de ce problème pour la raison que l'on vient d'évoquer. Toute autre explication relève de la malhonnêteté intellectuelle...

Commentaires

Louis Augé | 13/05/2018 - 08:36 :
Ce qui me gêne dans cet article ,c'est la vigueur avec laquelle l'auteur exige que l'Etat doivent mettre de l'argent sur la table .Que l'on rappelle le domaine des compétences de l'Etat et des collectivités,je veux bien.Mais je suis sur que l'auteur de cet article criait récemment :"PEYI A SE TA NOU",alors justement c'est l'occasion de le montrer ;trouvons des solutions, propres ,faisons appel au peuple (justement!!),mettons en place des brigades collectives de volontaires etc..Mais c'est incohérent de hurler que ""PEYI A SE TA NOU" et puis EN MÊME TEMPS d'exiger ("les mendiants arrogants de Césaire") que l'Etat donner de l'argent ,ça ne va plus!!
Balivot | 14/05/2018 - 11:55 :
Exactement. Dans notre beau pays qu'est la Martinique dès qu'il y a un problème on s'en remet à l'état français. On passe notre temps à reprocher telle ou telle chose à cet état, en sachant pertinemment qu'en réalité l'argent vient des caisses de cet état, dont les fameux 40%. Qu'on arrête de pleurnicher et qu'on trouve des solutions, en s'activant on pourra bien trouver de la main d'oeuvre ou un peu d'argent pour ramasser les sargasses. Les communes (de tout bord politique peu importe) se déchargent complètement en disant qu'il n'y a plus d'argent pour payer le ramassage des sargasses et que la tâche incombe à l'état. Mais quand on réfléchit la mauvaise gestion des communes entraîne un manque cruel d'argent qui entraine à son tour des fausses excuses comme celle là. On a un territoire "paradisique" avec un potentiel énorme d'un point de vu touristique, qui pourrait remplir les caisses des communes. Au lieu de cela on fait quoi? Au passage, des études sont actuellement menées par l'état sur ce fameux fléau, peut etre à tort peu communiquées.

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