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Université des Antilles : une violence multiforme, en particulier contre les femmes

Juliette Smith-Ravin (professeur des universités en biologie)
Université des Antilles : une violence multiforme, en particulier contre les femmes

 Comme mes collègues et Mme Térez LEOTIN viennent de l’exprimer, la violence sous quelle que forme que ce soit n’a pas sa place dans notre Université. Cette violence exprimée par des agressions verbales vis-à-vis de collègues femmes est inadmissible, je parle plus particulièrement de Mme la doyenne LSH Cécile BERTIN-ELIZABETH et de Mme la VP pôle Odile FRANCOIS-HAUGRIN. J’ai eu moi-même à alerter le Président de l’UA sur les comportements violents de collègues hommes contre des collègues femmes lors de réunions auxquelles j’ai pu assister. Pas de réponse jusqu’à ce jour.

Ces agressions verbales sont, selon moi, le signe :

- D’une absence d’arguments

- Imposer la loi du plus fort ce qui ne signifie pas la loi de la vérité.

 

La violence au sein de notre établissement peut se traduire également par des actions insidieuses, sournoises et parfois frôlant la perversité pour humilier au plus haut point, comme par exemple :

- Enlever votre nom d’un dossier et prendre vos idées à votre insu.

- Mettre de côté votre dossier ou le faire disparaitre du circuit.

- Exercer une pression sur les collègues proches pour vous isoler et empêcher ainsi votre progression.

 

Les universitaires doivent s’efforcer d’être des exemples dans un monde où la morale vacille. C’est le devoir que nous devons accomplir pour une jeunesse qui se cherche et qui veut revenir dans son pays, mais pas dans un pays de violence. Je voudrais dire à ces personnes que la violence cause des blessures à celle / celui qui la subit mais qu’elles n’oublient pas que pour celui qui en est l’auteur, cet acte violent ne le grandit pas et le rabaisse au plus bas.

Je m’adresse aussi aux femmes sur l’importance de la solidarité entre les femmes, car être solitaire c’est être comme une limace non protégée contre les flèches venimeuses de ces personnes. Cela veut dire que chacune doit sacrifier un peu de soi pour le bien commun.

Les problèmes du monde ne seront résolus que par une complémentarité d’actions entre des hommes et des femmes de bonne volonté. La violence contre les femmes est contraire à cette pensée et ne peut donc entrainer que le chaos là où elle est présente!!!

 

Mme SMITH-RAVIN,
Prof des universités Biologie,
DSI, campus de Schoelcher.

Commentaires

Chantal Doëns | 07/06/2019 - 15:27 :
Interdit de voir,entendre et parler !!! Concept imposé pourquoi et par qui ? Gouvernance enchaînée par ces dérives. Au secours journalistes,vite une enquête et ce sera un médicament pour apaiser les consciences et donner un sens à cette institution.

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