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Pendant que les Martiniquais font leur carnaval, Catalans et Kanaks...

Pendant que les Martiniquais font leur carnaval, Catalans et Kanaks...

 Défiant "l'ordre colonial" et son gouverneur déguisé en préfet, les Martiniquais ont multiplié les défilés et autres vidé carnavalesques, notamment à Fort-de-France et au Lamentin.

 Soit dit en passant, ils ont également défié les maires de ces deux plus grandes villes de la Martinique, Fort-de-France et Le Lamentin, qui avaient interdit eux aussi le carnaval, allant même jusqu'à ridiculiser le premier Didier Laguerre, qui avait voulu enfermer les festivités dans l'enceinte du stade de football de Dillon. Alors qu'il n'y avait que deux pelés et trois tondus dans ce dernier, partout ailleurs, ça sautait-matait-criait-injuriait jusqu'à défiler sur...l'autoroute. 
 Troisième personnage à être défié, après le Préfet et les maires : le covid-19. Mais là, il y a comme un petit problème car d'aucuns, notamment les révolutionnaires-Facebook, n'avaient cessé de clamer que les touristes européens, arrivés en masse fin décembre, nous apporteraient ce fichu virus. Bien avant cette ruée de Noël, on s'en souvient, des activistes avaient crevé les pneus de cars ramenant des touristes à l'aéroport du Lamentin et plus récemment, sur la plage de l'Anse Couleuvre, au Prêcheur, les mêmes s'étaient emparés des effets d'un groupe de touristes pour les "voltiger" à la mer. Courageusement, le premier édile de l'endroit avait désapprouvé l'affaire "sur la forme" tout en la comprenant "sur le fond".
 Or, décembre est passé, janvier est arrivé, puis février et l'on n'a vu aucune contamination massive dans la population martiniquaise !!! Les chiffres sont clairs et nets : 19 contaminations pour 100.000 habitants en Martinique contre...189 en France. Si peu de contaminations que le carnaval arrivé, chacun a pu sans la moindre crainte défiler dans les rues, y compris devant la Préfecture, à Fort-de-France, en lançant à tout va des "Préfé-a, ay koké manman'w !".La diabolisation des touristes venus fin décembre n'était-elle, en fait, qu'une des multiples facettes, de la dangereuse ethnicisation de notre combat pour la souveraineté à laquelle on assiste depuis quelque temps ? Chacun devra répondre à cette question en son âme et conscience étant entendu que si jamais dans les semaines ou les jours qui viennent, on assiste à une explosion de contaminés, personne ne pourra plus prétendre que c'est de la faute des touristes.
  Sinon, pendant, que les Martiniquais carnavalisent à tout va, deux peuples sous tutelle comme eux, les Catalans et les Kanaks viennent de faire un pas en direction de leur souveraineté. Lors d'élections, le 14 février dernier, en Catalogne, les indépendantistes ont dépassé la barre des 50% et en Kanaky (Nouvelle-Calédonie), le prochain président de ce territoire, déjà largement autonome, s'apprête à être un indépendantiste. Là, on n'est pas dans du carnaval du tout ! Madrid et Paris seront bel et bien contraints de négocier dans un proche avenir qu'ils le veuillent ou non. Or, chez nous, en Martinique, après ce carnaval "révolutionnaire", ON FAIT QUOI ? On attendra tranquillement les élections territoriales de juin tout en manifestant contre le chlordécone ? Et d'ailleurs, à quoi correspond cette subite fièvre anti-chlordécone alors que cela fait plus de trente ans qu'une poignée de Martiniquais dénoncent le problème et tentent de faire traduire en justice les responsables de ce crime à la fois sanitaire, écologique et économique ? Se réveiller trente ans plus tard, c'est bien, mais l'avoir fait bien avant eut été bien mieux. 
 A force d'être toujours en retard d'un train, peut-être que les Martiniquais finiront par enfin comprendre que l'Histoire ne repasse jamais deux fois les mêmes plats...

Commentaires

Stromaed | 17/02/2021 - 23:17 :
On peut se dire aussi que l'ideal de justice pour le peuple étant un leurre, le martiniquais ne se sent pas obligé d'être au garde à vous à chaque injonction prefectorale......

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