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8 JOU GREV : GWADLOUP AN « MODE PAUSE »

{ {{Après donc une semaine de grève illimitée, deux grosses manifestations, dont l’une samedi avec plus de 2O OOO personnes dans les rues de Pointe à Pitre, les négociations entre l’état colonial, les collectivités, les patrons et le Collectif {{« Lyannaj Kont Pwofitasyon »}} ont débuté dans la douleur dès samedi.
Lundi 26 janvier pour la deuxième fois, les partenaires se sont retrouvés au WTC de Jarry (Baie-Mahault). Les avancées sont laborieuses, mais en cas de succès, les salariés martiniquais pourraient même bénéficier d’une augmentation de 200 euros. Explications.}} }

Comme samedi dernier, pour arriver jusqu’à la salle des négociations, les militants ont eu bien du mal. Filtrage policier ici, tracasseries par là. Prévue à 16H30, ce n’est que vers 18h que Jean Claude Malo, président de l’Association de Maires de Guadeloupe, animateur désigné des débats a « mis en route ». Cette fois, les médias officiels avaient mis le paquet. Bien qu’en grève le matin, l’armada RFO était présente. Idem pour RCI.

Canal IO n’a pas lésiné sur les moyens, la petite chaine d e Jarry était en direct intégral ; ce que n’a pu réaliser l’A1 Guadeloupe,
Victorin Lurel, a enfin cédé aux conseils de ses « spins doctors » puisqu'il a cessé de jouer au sphinx. Il a tenu le crachoir plus de 45 minutes pour s’expliquer, refaire un topo sur la politique mise en œuvre à l a région depuis 2004 en ne manquant pas au passage de rappeler qu’il n’avait pas inscrit la question statutaire au programme de sa dernière élection. Il a encore dit, que cette question pourrait être en débat seulement après 201O. Sur les négociations et la méthode, le « camarade président patriote guadeloupéen, (il a précisé qu’il était lui aussi un patriote) n’a guère été loquace quand à l’aspect technique de ces négociations. Elie Domota (Lyannaj), a mis la pression sur le Patronat et l’Etat qui ont été les « cibles » principales de cette soirée.

Les arguments techniques et économiques avancés par Willye Angèle (MEDEF) ou Nicolas Vion (patronat hôtelier) n’ont guère convaincus. Le préfet lui-même a montré peu d’enthousiasme à vouloir trouver une issue rapide au conflit ; Jusqu'à ce que Élie Domota, haussant le ton, a stigmatisé l’attitude du représentant de l’état français : « vous jouez le pourrissement car vous voulez tuer des guadeloupéens comme en mai 1967 ».

Cette passe d'armes aura été l'un des moments forts de ce show médiatico-social. Car il faut le souligner, la présence des micros et caméras, le direct live, n’est pas sans conséquence dans le jeu des différents acteurs. Régulièrement quand ça coinçait, on entendait quelqu'un rappeler que « la Guadeloupe vous regarde ». Et la Guadeloupe, la Martinique, et la Guyane, ont vu des « socio pros » de mauvaise foi, peu enclins à faire avancer les négociations, des syndicalistes bien au fait d e leur dossier, et maîtrisant parfaitement la situation.

Au final, le premier chapitre de revendications immédiates concernant l’attribution d’une augmentation de 200 euros pour les plus bas salaires été le point essentiel de la discussion. Il n’est pas réglé, mais l’état français est interpellé sur cette question. L e préfet s'est engagé a faire remonter au gouvernement cette revendication. Comme pour l'essence, si cette augmentation de salaire est acceptée, elle pourrait concerner la Martinique et peut être même toutes les dernières colonies françaises. A plusieurs reprises et avec force, les militants de LKP l’ont réaffirmé « nous ne lâcherons pas ». La discussion devra reprendre mardi soir.

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