Accueil
Aimé CESAIRE
Frantz FANON
Paulette NARDAL
René MENIL
Edouard GLISSANT
Suzanne CESAIRE
Jean BERNABE
Guy CABORT MASSON
Vincent PLACOLY
Derek WALCOTT
Price MARS
Jacques ROUMAIN
Guy TIROLIEN
Jacques-Stephen ALEXIS
Sonny RUPAIRE
Georges GRATIANT
Marie VIEUX-CHAUVET
Léon-Gontran DAMAS
Firmin ANTENOR
Edouard Jacques MAUNICK
Saint-John PERSE
Maximilien LAROCHE
Aude-Emmanuelle HOAREAU
Georges MAUVOIS
Marcel MANVILLE
Daniel HONORE
Alain ANSELIN
Jacques COURSIL

ASTÉRIX (traduit par Hector Poullet et Jean-Marc Rosier), SAN PIÉ-FLANBWAYAN AN (traduit par Marie-José Saint-Louis)

{{PRÉSENTATION DE CARAÏBÉDITIONS :}}

Caraïbéditions est une nouvelle Maison d’édition des Antilles-Guyane.
L’idée de création de cette Maison d’Edition est née de la rencontre
et des nombreux échanges de deux passionnés du livre et de la Bande
Dessinée, Florent Charbonnier et Frédéric Dumas. Ce dernier, libraire
spécialisé BD et albums jeunesse possède les trois librairies « Cas à Bulles »
de Guadeloupe, Martinique et Guyane.

Dirigée par Florent Charbonnier, cette Maison d’édition souhaite ouvrir
un nouvel espace d’expression créole et plus largement antillais.
Elle prévoit de publier des ouvrages destinés à tout public, mêlant le texte,
le dessin et la photo sous toutes ses formes : BD, livres jeunesse illustrés,
romans, essais…

Pour cela, elle souhaite mettre en avant des talents locaux débutants ou
confirmés et permettre à des auteurs étrangers reconnus de travailler sur
des projets ayant pour thème les Antilles-Guyane et ses habitants.
Elle souhaite également publier des oeuvres françaises ou étrangères en
créole.

Le lectorat de Caraïbéditions est tant à l’intérieur des frontières des
Antilles qu’à l’extérieur de celles-ci, cependant, à travers sa diffusion,
Caraïbéditions tente, avant tout, de toucher les lecteurs antillo-guyanais,
de souche ou de coeur, basés dans les départements d’Outre-Mer, en
métropole ou dans le reste du monde.

- {{ASTÉRIX (traduit par Hector Poullet et Jean-Marc Rosier)}}

- {{SAN PIÉ-FLANBWAYAN AN (traduit par Marie-José Saint-Louis)}}

{{DATES DE PRÉLANCEMENT ET LANCEMENT :}}

{{Prélancement en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane :}}

Le samedi19 avril 2008 dans toutes les librairies Cas à Bulles :

- Guadeloupe (14, rue Peynier à Pointe à Pitre)
- Martinique (134, rue Victor Hugo à Fort de France) de 9h à 18 heures
- Guyane (53, rue du Lieutenant Goinet à Cayenne)

A noter que les librairies Cas à Bulles sont les partenaires privilégiés
du lancement des 2 nouvelles BD de Caraïbéditions.

{{Présence des traducteurs.}}

Lancement en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane :
{{Le 21 avril 2008.}}

Lancement en France :
{{Le 21 avril 2008.}}

----

{{SAN PIÉ
FLANBWAYAN AN :}}

GÉNÈSE DU PROJET :

La dernière publication du Sang du Flamboyant date de plus de vingt ans.
Rééditer cette fable populaire martiniquaise dans laquelle se mêlent réel et
fantastique, nous a paru une évidence.

La question de la langue s’est alors posée : devions nous rééditer cette BD
en français ou bien la traduire en créole ?

De la même façon qu’un cinéphile averti ne jure que par la V.O., il nous a
semblé plus judicieux de présenter cet ouvrage dans la langue originelle,
celle utilisée pour transmettre la légende dont Le sang du flamboyant s’est
inspiré, à savoir le créole.
Toutefois, nous avons tenu à ajouter un lexique créole-français afin qu’un
plus grand nombre de créolophones confirmés, d’îles voisines, de métropole
ou d’ailleurs (sur les 127 créoles qui ont été recensés par Ian Hancock,
une quinzaine sont à base de français) ou « créolophones en herbe
» puisse avoir accès à cette formidable histoire, merveilleusement dessinée
par un auteur amoureux des Antilles.

En effet, si à l’époque de la mondialisation, les gens ont tendance à se
recentrer sur leur culture régionale, leurs coutumes et leur langue, il
nous est cependant apparu intéressant d’ouvrir cette langue au reste du
monde… et la BD comme le livre en général a toujours été un formidable
outil permettant de tendre des passerelles entre les cultures du monde.
A notre avis, affirmer une identité culturelle, où que l’on soit en France ou
par le monde, ne doit pas interdire aux habitants de ces régions d’ouvrir
les frontières géographiques et mentales ainsi que celles de leur coeur.
Une langue, nous semble t-il, appartient à l’humanité… à moins d’être
condamnée à devenir une sorte de… code secret.

{{Florent Charbonnier}}

----
{{L’ÉTAPE TRADUCTION de
SAN PIÉ-FLANBWAYAN AN}} :

Par Mme Marie-José Saint-Louis

« Mon expérience est surtout celle d’une enseignante qui côtoie l’écrit
créole, tant pour la langue que pour la culture qu’il peut véhiculer.
Dans les années 90, j’ai eu l’opportunité d’animer des séances de
traduction, à l’Université du Temps Libre, dans le cadre de l’atelier
Langue et culture créoles. Ces séances m’ont convaincue du bien-fondé
du travail de groupe pour traduire du français en créole. Ce travail est
certes plus long qu’un travail solitaire car il implique moult discussions,
mais il est le résultat d’une réflexion à plusieurs têtes, la mise en commun
de plusieurs expériences et l’addition de plusieurs compétences.
C’est donc tout naturellement que j’ai fait appel à deux amis avec
lesquels j’avais antérieurement fait quelques traductions. Mes acolytes, pour
Le sang du flamboyant », ont donc été Gisèle Sabine et Georges de
Vassoigne. Ce sont deux personnes que j’apprécie d’abord pour leurs
valeurs humaines, mais aussi parce que nous partageons le même amour
pour la langue créole et la même volonté de la défendre et de la promouvoir
chaque fois qu’on le peut.

Nous avons pourtant eu des approches différentes de la chose créole.
Gisèle Sabine est une enseignante à la retraite et Georges de Vassoigne
est poète.
Nous avons tout de suite senti que cette traduction serait intéressante et à
notre portée pour deux raisons :
D’une part, la Bande Dessinée est par définition faite de bulles,
celles-ci faites de dialogues, le dialogue est de la langue parlée et CQFD…,
il est certainement plus facile de traduire des dialogues plutôt qu’un essai
philosophique…

La deuxième raison est l’histoire, avec un petit « h » et avec un grand
« H ». La BD est inspirée de l’histoire de René-Louis Beauregard, géreur
sur l’habitation d’un béké du sud de la Martinique dans les années 1940.
On racontait que sa femme le trompait avec le Béké ; lorsque Beauregard
l’apprit, il infligea une correction au dit béké et blessa (ou tua) sa femme
avant de fuir dans les mornes pour échapper aux représailles. Il défia la
gendarmerie pendant sept longues années - de 1942 à 1949 - avant de
retourner son arme contre lui, plutôt que de se laisser arrêter.

Dès les premières pages de la BD en français, le décor était planté…
et il nous plaisait! La Martinique, un conteur, les communes du sud, le
propriétaire béké, la femme infidèle, le mari jaloux et déshonoré,
quelques caresses, quelques coups de poing, la fuite, un peu de perfidie,
un soupçon de tjenbwa… tout y était...

Tout…, pour que nos rencontres hebdomadaires soient des moments
agréables d’échanges autour de la traduction des pérégrinations d’Albon.

Les échanges étaient parfois animés, mais toujours constructifs. Les
répliques devaient tantôt être acérées, tantôt mièvres, tantôt pleines de
sous-entendus, tantôt virulentes, mais toujours pleines de vie et d’authenticité.
C’était d’ailleurs une tentation de tous les instants que de mettre
le ton pour la lecture à voix haute des dernières répliques traduites, pour
mieux les sentir…et en sourire….

page 59 : « Wè, wè ! Chèché, chèché ! Soley-la ké pété tet-zot ! » lance
l’ami et complice d’Albon dans le dos des gendarmes qu’il vient de mettre
sur une fausse piste.

Quand on ajoute à cela des dessins époustouflants, je peux dire que nous
avons eu un réel plaisir à nous retrouver semaine après semaine pour
traduire une oeuvre de cette facture ».

----

{{ASTÉRIX
GÉNÈSE DU PROJET :}}

A ce jour, les nombreux voyages d’Astérix n’ont jamais conduit notre
héros jusqu’aux lointains rivages de la Caraïbe.
Ceci n’a cependant pas empêché l’écho des exploits de cet irréductible
gaulois et de ses fidèles compagnons de route, de traverser les mers et les
océans pour arriver jusqu’à nous.

Depuis plus de quarante ans, grâce à Albert Uderzo et René Goscinny,
les Antillais de souche ou de coeur ont pu suivre les exploits de leur
personnage de BD préféré.
Aujourd’hui, le temps est venu… si Astérix ne vient pas aux Créoles
c’est le créole qui ira à Astérix…

Notre héros national s’est déjà prêté, à six reprises, à la pratique des
« langues de France » (nom de baptême des langues régionales de France
donné par le Ministère de la Culture).

Le créole de la Caraïbe française devient officiellement la 105ème langue
et dialecte du monde parlée par Astérix et ses compagnons d’aventure.
Les antillais, de souche et de coeur, vont pouvoir prendre plaisir à
découvrir, en créole, toutes ces expressions célèbres tombées dans le
langage courant et parfois devenues proverbe, telles qu’ « ils sont fous
ces romains », « le ciel va nous tomber sur la tête », « par Toutatis »… en
espérant qu’elles deviennent elles aussi un jour une référence aux Antilles.

Les créolophones débutants vont également pouvoir découvrir cet album
grâce à un lexique créole/français de plus de 400 mots.

{{Florent
Charbonnier}}

{{Cliquez sur le images pour les agrandir}}

Connexion utilisateur

CAPTCHA
Cette question sert à vérifier si vous êtes un visiteur humain afin d'éviter les soumissions automatisées spam.

Pages