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BOMBARDEMENTS ISRAELIENS MASSIFS A GAZA

Noël à peine passé, voici que des escadrilles de bombardiers israéliens se sont mis à pilonner la bande de Gaza sans répit. Déjà 150 morts en à peine deux jours. Parmi eux, des femmes et des enfants.

Rappelons que la bande de Gaza n’est qu’un bantoustan de 350km2 (soit le tiers de la superficie de la Martinique) où sont parqués plus d’1 millions de Palestiniens. Lesquels Palestiniens ne disposent ni de port ni d’aéroport leur permettant de communiquer et de commercer avec l’extérieur. Le port et l’aéroport de Gaza ont, en effet, été totalement détruits par des bombardements israéliens il y a cinq ans. Gaza est donc complètement bouclé, étranglé, et ne peut recevoir d’approvisionnement que par…Israël. Lequel Israël ferme les points de passage des camions de marchandises quand il veut, sans compter qu’il ne reverse pas au gouvernement d’Ismaël Hanniyeh les taxes perçues sur ces mêmes marchandises alors même que ce gouvernement a été élu après des élections libres et transparentes, en tout cas selon les règles de la démocratie occidentale.

Les armes et les avions qu’utilise Israël pour massacrer les Palestiniens sont des armes de fabrication étasunienne. Les munitions sont étasuniennes. Les missiles « Patriot » visant à détruire d’éventuels missiles ennemis sont étasuniens. Israël reçoit, en outre, une aide financière massive des Etats-Unis et de l’Europe. Le monde occidental dans son entier fait bloc derrière le colonialisme sioniste et porte donc lui aussi la responsabilité du sort terrible qui est fait au peuple palestinien.

Au cours de sa campagne électorale, Barack Obama avait laissé échapper la phrase suivante :

« Aucun peuple ne souffre autant que le peuple palestinien. »

Discours qu’avait sans doute dû lui préparer un aide trop pressé ou distrait et propos qu’il fut obligé d’atténuer deux jours plus tard devant une assemblée d’organisations sionistes étasuniennes fortement courroucées. Aujourd’hui, le premier président noir des Etats-Unis est muet sur ce qui se déroule dans la bande de Gaza. Il est en vacances en famille à Hawaï où il joue au golf et fait son jogging matinal face aux journalistes et aux caméras de télévision. Que des femmes et des enfants meurent sous des bombes étasuniennes lui importe peu.

Le show continue…

{La pli bel anba labay} comme l’on dit en créole, ce qui, dans une traduction libre, peut donner « A côté de ce qui viendra bientôt, le 11 septembre fera figure d’aimable plaisanterie ».

{{Raphaël Confiant}}

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