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CEREGMIA : ne pas sacrifier nos jeunes sur l'autel de la malhonnêteté

Juliette Smith-Ravin
CEREGMIA : ne pas sacrifier nos jeunes sur l'autel de la malhonnêteté

   Indignation n'est pas un mot assez fort pour qualifier le sentiment éprouvé face au non positionnement du Président de l'Université des Antilles quant à la possible réintégration de personnes suspectées de malversations financières, étayées par deux rapports de la Cours des Comptes, un rapport de l’IGAENR et un rapport du Sénat.

  •  Comment un Président d'une université et singulièrement la nôtre, peut-il se permettre de plonger l'établissement dont il a la gestion dans un trouble aussi profond qui nous laisse sans voix?
  • Comment dans de telles conditions, le Président de l'Université des Antilles peut-il faire valoir les valeurs d'éthique aux étudiants qui viennent chercher dans notre établissement la connaissance qui leur permettra de devenir des personnes responsables dans nos sociétés de demain?
  • Comment le Président de l'Université des Antilles peut il imaginer que les personnes suspectées puissent se tenir en face de nos enfants étudiants et leur enseigner le bon droit, sans que cela puisse lui poser un problème éthique?
  • Quel est le respect que le Président des l'Université des Antilles porte aux étudiants et à leurs parents? 

   Combattre la médiocrité et élever le niveau de responsabilité des personnes font-ils partie des préoccupations principales du Président de notre établissement?

  • Le Président de l'Université des Antilles est-il en train de dire aux jeunes de nos pays que la malhonnêteté paye et que c'est la voie à suivre?
 
   Devant autant d'ignominie, chacun de nous doit se positionner de façon claire car il faudra bien expliquer aux jeunes qui sont sur les campus et à ceux qui vont venir, pourquoi nous n'avons pas voulu les sacrifier sur l'autel de la malhonnêteté.