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CEREGMIA : Nemo auditur propriam turpitudinem allegans Observantia legum summa libertas

Fernand Fortuné
CEREGMIA : Nemo auditur propriam turpitudinem allegans   Observantia legum summa libertas

   Nous sommes dans cette affaire, tout à la fois, dans le domaine du droit, de la justice, de la morale et de l'intégrité intellectuelle.             Cette expression latine, que j'emploie à dessein pour défendre un haut lieu de savoir, traduite littéralement, signifie que nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, et plus simplement que nul ne peut utiliser en sa faveur une faute qu'il a commise.

   Que l'Université veuille se désister et demander à la Justice d'interrompre son cours pour raison d'apaisement, n'aurait ici aucun sens, car il a déjà été jugé que ce type de démarche était irrecevable, quand une erreur (nous dirons, dans cette affaire, la faute sciemment réitérée)  ne peut être regardée comme ayant présenté un caractère excusable.

   Or, tout dans cette affaire, les rapports, les enquêtes et autres décisions judiciaires et administratives, démontre, preuves à l'appui que la réitération, la diversité et la multiplicité même des faits reprochés, et qui se sont déroulés non seulement dans le cadre d'une appropriation ludique du pouvoir, mais aussi dans l'exercice personnel et jouissif du même pouvoir, doivent être jugés par une Justice libre

   Alors que nous sommes, dans ces temps où tout et n'importe quoi se dit et se fait dans ce Pays-nôtre, il faut, avec la liberté, le sens de la morale et l'intégrité intellectuelle des juges, avoir en point de mire les adages de ce grand peuple de juristes," dura lex, sed lex" (1), "observantia legum summa libertas".(2)

   Et souvenons-nous de Cicéron plaidant contre Verrès, gouverneur de Sicile accusé de corruption: O tempora, O mores!

   Fernand Tiburce FORTUNE

   1. la loi est dure, mais c'est la loi.

   2. ii respecter la loi, c'est être plus libre