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CES « PREMIERES DAMES » QUI NOUS GONFLENT…

Connaissez-vous le prénom ou le visage de monsieur Merkel ? Connaissiez-vous ceux de messieurs Thatcher (Angleterre), Indira Gandhi (Inde) Eugenia Charles (La Dominique) ou Golda Meir (Israël) ?

Ou si, on remonte dans le temps, l’époux de Catherine II de Russie, de l’impératrice Tseu-Hi de Chine ou de la reine Ravalona de Madagascar ? Non ! Pourtant tous ces mâles étaient les dignes époux de ces reines, premières ministresses ou présidentes de la République. Simplement, ils savaient rester dans leur coin, continuaient à exercer leurs activités dans l’ombre et ne se prêtaient pas au jeu de la notoriété et, de nos jours, à celui des magazines « people » ou des émissions-télé.

« Premier monsieur », ça n’existe pas !

Comment se fait-il qu’aucune organisation féministe de par le vaste monde n’a jamais cru bon de dénoncer cette institution, plus coutumière que légale, qu’est celle de « première dame » ? C’est étrange. Très étrange. On jurerait même que la gent féminine, quel que soit le pays, la culture, la langue ou la religion, quelle que soit l’affiliation politique, soit fière dudit statut alors même qu’il consiste à faire jouer aux épouses des hommes politiques de premier plan ni plus ni moins qu’un rôle de potiche. De pot à fleurs même !

Car, hormis les rares cas où ces épouses (ou ex-épouses) se sont faites elles-mêmes sans l’aide de monsieur, ce qui est le cas, par exemple de Cristina Kirchner en Argentine ou de Ségolène Royal en France, l’immense majorité des « premières dames » de la planète ne possèdent aucune qualité qui eût pu leur permettre de parader de la sorte à la Une des médias. Ce sont des personnes tout à fait quelconques dont personne n’aurait jamais entendu parler si elles n’avaient pas épousé Obama, Sarkozy, Hollande, Ouattara, Bongo, Bachar El-Assad ou l’émir du Quatar. Or, si certaines d’entre elles savent rester discrètes comme Mme De Gaulle en son temps, la plupart d’entre elles semblent éprouver un intense plaisir à parader en tenue de soirée aux côtés de leur Grand Homme, se permettant même d’intervenir dans la vie politique de leur pays alors même que le peuple ne leur a jamais donné mandat pour cela.

Le statut de « Première dame » a, de toute évidence, partie liée à la misogynie. Car si aucun homme n’est disposé à jouer le rôle de pot à fleurs, tout le monde trouve normal qu’une femme s’y adonne. Et aucune organisation féministe ne le met à l’index ! D’où les dérives que l’on constate ici et là, dérives liées à la « pipolisation » croissante de la vie politique.

Chères Premières dames, vous nous gonflez !

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