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Chlordécone en Guadeloupe : l'affaire du sol contaminé

LA DEPOSSESSION DES AGRICULTEURS A COMMENCE !!!…
Chlordécone en Guadeloupe : l'affaire du sol contaminé

En 2003, Léon RELLA, accepte les analyses préventives de sol prévues par l’arrêté préfectoral du 20 octobre 2003 (modifié le 7 septembre 2005). Malheureusement sa terre (commune de Goyave) est fortement contaminée au chlordécone. Lorsque les résultats tombent, plutôt que d’empoisonner la population guadeloupéenne, il cesse de planter et accepte des petits boulots pour faire vivre sa famille.

Mais il veut conserver ses terres dont il a payé 10 annuités depuis 1992 et se tourne vers plusieurs institutions ou personnalités afin de trouver une solution au paiement du reliquat de 70.000 € à verser au Crédit Agricole :

- Un très haut responsable de la Chambre d’Agriculture lui conseille de ne pas respecter l’arrêté préfectoral et de continuer à planter les ignames au détriment de la santé publique
- le Conseil Général refuse de lui attribuer une aide, mais lui propose d’acheter ses 14 ha pour un montant de 100.000 € afin de les attribuer à d’autres agriculteurs
- le Conseil Régional refuse de lui attribuer une aide exceptionnelle sous forme d’une avance remboursable avec garantie, alors qu’il avait si généreusement financé la Route du Rhum
- la Préfecture de la Guadeloupe s’est contenté de transmettre son dossier à la Direction de l’Agriculture et de la Forêt
- la Direction de l’Agriculture et de la Forêt est d’accord pour relancer l’exploitation à travers un projet fait par l’intéressé, mais déclare ne pas avoir de moyens à sa disposition vu l’urgence du dossier …
- le Député-Maire Joël BEAUGENDRE demande, sans suite, au Préfet de réagir rapidement face à cette injustice …
- un haut responsable du Crédit Agricole, lui explique qu’il n’est pas un philanthrope et qu’il veut son argent, "chlordécone ou pas !..."

En effet, depuis qu’il a cessé son activité principale de producteur d’ignames et qu’il est dans l’impossibilité d’élever du bétail sur ses terres, Monsieur RELLA n’a plus les moyens de rembourser son prêt bancaire.

{{Le rouleau compresseur est en route. C’est la curée. Après différents courriers à fenêtre et recommandés avec accusé de réception, Léon RELLA est informé que son exploitation sera mise en vente aux enchères publiques le mardi 17 avril 2007 à partir de 10 heures au Tribunal de Grande Instance de Basse-Terre. Ses 14 hectares seront proposés à partir de 38.000 € - l’annonce légale précisant même qu’ils ont vue sur mer...}}

Au fond du désespoir, par courrier en date du 23 mars 2007, Léon RELLA a informé le Président de la République de sa situation et de son intention de se suicider par pendaison le 17 avril 2007 si les choses demeurent en l’état.

Comme lui dans son courrier au Chef de l’Etat, notre collectif affirme qu’ « il y a une certaine injustice qu’un homme ne doit pas accepter ».

Est-ce le sort réservé à chaque agriculteur qui aura le courage et l’honnêteté de se mette en conformité avec les arrêtés préfectoraux d’octobre 2003 et de septembre 2005 ?
Il est scandaleux qu’aucune mesure d’accompagnement ne soit prise en faveur de ceux qui sont aussi directement victimes de la pollution au chlordécone, ce pesticide qui à l’époque avait reçu toutes les autorisations publiques de commercialisation et d’utilisation aux Antilles.

Avec la complicité ou le silence de si hauts responsables, notre patrimoine agricole est purement et simplement livré à la spéculation immobilière !

Pourquoi les véritables pollueurs ne sont-ils pas les payeurs ?

Collectivement, nous appelons à un sursaut de conscience et demandons à toute la population de venir en masse manifester son indignation et son opposition catégorique à la vente aux enchères publique qui aura lieu le mardi 17 avril 2007 à 10 heures au Tribunal de Grande Instance de Basse-Terre.

ASSE, S O S ENVIRONNEMENT, U P G, UNION REGIONALE DES CONSOMMATEURS, COLLECTIF CONSCIENCE GUADELOUPE, C G T G, LE DR ALBERT DORVILLE MAIRE DE TROIS RIVIERES, C T U, LES VERTS GUADELOUPE, U G T G, ATTAC GUADELOUPE, LE COMITE DE DEFENSE DE L’EAU DE LA GUADELOUPE, P C G, CIPN, MADICE, CFDT, UPLG, ASSOCIATION DES JEUNES AVOCATS, ASSOCIATION LAKOU-LA.

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