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CHLORDECONE : QUAND L’OPAM & LES OUVRIERS AGRICOLES RELANCAIENT CHRISTIAN URSULET, DIRECTEUR DE L’ARS.

Jean Laurent ALCIDE
CHLORDECONE : QUAND L’OPAM & LES OUVRIERS AGRICOLES RELANCAIENT CHRISTIAN URSULET, DIRECTEUR DE L’ARS.

Martinique. Dimanche 18 novembre 2007. Visite officielle de Roselyne BACHELOT, la Ministre de la Santé convie, dans les locaux de l’A.R.S, les associations écologiques impliquées dans le dossier du Chlordécone. Rencontre tout à fait impromptue. Pas de réunion préalable avec les services déconcentrés de l’Etat, aucun document de travail, ne serait-ce que l’ordre du jour. Mais, l’heure est grave. En pleine tempête médiatique après la sortie du Livre « Chronique d’un empoisonnement annoncé – Le Scandale du Chlordécone aux Antilles françaises – 1972-2002 » et les interventions du Pr Dominique BELLEPOMME, le gouvernement est mis à l’index. Il lui faut arrêter la déferlante médiatique et tenter de colmater les brèches. Bien décidées à se faire entendre, l’ASSAUPAMAR & « Pour une Ecologie Urbaine » abordent cette rencontre dominicale dans un esprit constructif.

 

C’est dans ce contexte que la Ministre de la Santé, accompagnée de son staff parisien, accueille favorablement les propositions de Louis BOUTRIN en faveur d’un recensement de tous les ouvriers agricoles et des planteurs utilisateurs du Chlordécone, d’un bilan médical complet et d’une veille sanitaire prenant en compte leurs enfants. Le Directeur de l’A.R.H. Christian URSULET, qui participe à ladite réunion, est chargé de suivre le dossier pour la Ministre.

 

C’est d’ailleurs une des missions essentielles du Directeur de l’ARH devenue l’A.R.S. (l’Agence Régionale de Santé remplace l’ARH en 2010).  En effet, dans le cadre du pilotage de la politique de santé publique en région, en sa qualité de Directeur de cet établissement public, il doit assurer la veille et la sécurité sanitaires, le financement et l’évaluation des actions de prévention et la gestion des crises sanitaires, en liaison avec le Préfet.

 

Qu’a donc fait Christian URSULET de concret dans la gestion de la crise du Chlordécone ? Durant plusieurs années, Christian URSULET fut régulièrement relancé par l’OPAM (Organisation Patriotique des Agriculteurs Martiniquais) et par l’Association « Pour une écologie urbaine » (voir courrier PJ). A maintes reprises, Romain BELLAY, le Président de l’OPAM, lui demanda un suivi médical de ses collègues ouvriers de la banane. Que dalle !

 

Pourtant l’homme n’est pas modeste du tout ! Sur les médias, le Directeur de l’ARS nouvellement retraité s’auto-définit comme un bâtisseur (sic !), « … ayant permis à la Martinique de rattraper son retard dans le domaine de la Santé.. ». Malgré tout ce « bla-bla » et sa propre mise en scène, il demeure ce Martiniquais, directeur d’ARS, qui a raté l’occasion de faire avancer la prise en charge précoce de ces ouvriers agricoles qui disparaissent un à un, emportés par le cancer de la prostate. Un comble pour un ex-militant syndicaliste !

 

Obéissait-il aux ordres venus de sa hiérarchie ? Etait-ce simplement du je-m’en-foutisme ? A moins que ce ne soit un manquement grave dans ses missions de Directeur de l’ARS ?

 

Il y a là matière à une véritable investigation dans ce scandale du Chlordécone. Notre conviction est que « la vérité est en marche et rien ne l’arrêtera » !

 

Jean-Laurent ALCIDE

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