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DES CONSEQUENCES DU DEVASAGE DU PORT DU MARIN

Des conséquences du dévasage du port de plaisance industriel et de carénage du Marin par clapage hors Baie du Marin, en entrée de Baie de SAINTE ANNE

Le port de carénage de la Baie du Marin est naturellement envasés à cause d’un processus millénaire et géologique d’érosion des sols contre lequel on ne peut pas grand chose, et que seule la mangrove est capable de filtrer et réguler des sédiments pour protéger les herbiers de cette belle baie fermée, constituant un abri incomparable pour les navires dans la Caraïbe de l’Est.

Ce port pour carénage situé sur un biotope originel de mangrove occupé jadis par l’Usine du Marin des békés De Gentile, est actuellement géré par le béké de Lucy.

Depuis les années 1980, décennie où la « marina » des Ports de la baie du Marin (Plaisance, carénage)ont été mises en chantier dans un but de favoriser la plaisance devenue depuis industrielle au grand détriment de celui pourtant qui fut annoncé « port de pêche du Marin !!! (sic) » , le processus de destruction de mangrove, de remblai en arrière mangrove, de comblement de ces anses, et criques par les sédiments a commencé et même empiré autour de la zone urbaine de la ville du Marin.

Sans étude sérieuse préalable sans tenir compte des processus naturels liés à l’environnement, ces choix politique anti écologiques furent dénoncés dès le départ par les militants écologistes martiniquais de l’ASSAUPAMAR.

Maintenant, l’association béké, Etat français, Maire PPM du Marin, nous dit qu’ il va falloir « draguer » la Baie du Marin. Et certains de ces "responsables" disent : "rétablissement des profondeurs" alors même qu’il ne s’agit pas de rétablir une prétendue profondeur qui n’a jamais existée en certains points de la baie du Marin, puisqu’il y a toujours eu vase naturelle. Ceux qui sont réalistes, et qui ne pratiquent pas la langue de bois, utilisent le terme "dévasage" !

Mais la grande différence entre cette vase naturelle de jadis belle mangrove, et celle qui est draguée aujourd’hui est que cette vase est plutôt boues ; boues polluée, car chargées de métaux lourds accumulée par les rejets de vinasses sur des dizaines d’années jusqu’au années 1960, provenant de l’activité cannière de l’ancienne usine du Marin ; et encore à partir des années 1980, par les solvants et autres cocktails chimiques de l’usine de peinture de De Gentile, et aussi ces vases ou boues sont très probablement contaminées au tributylétain (TBT), provenant des traitements anti-salissures des bateaux, et aux résidus de peinture au téflon, depuis les années 1980.

Entrée de la Baie de SAINTE ANNE : décharge sauvage pour boues de dragages polluées de la Baie du Marin :

Ces vases et ces boues sont en train d’être "clapées" depuis fin mai 2010 hors la Baie fermée du Marin, à 1 NM (milles nautiques) des pointes Borgnesse et Dunkerque, à partir d’un waypoint à 14° 26’ 33’’ N et 60° 54’ 92 ‘’ W sur une route au 161° en sortie de la passe du Marin, en bordure et près du plateau d’herbiers dans une mer ayant 300 mètres de profondeur. face à la côte caraïbe du territoire de la presqu’île de SAINTE ANNE, c’est à dire en entrée de Baie de SAINTE ANNE. Les parties lourdes de ces vases et boues vont au fond pour former un merlon de boues. Les parties légères vont se diluer dans l’eau, et vont se déposer un peu partout … Au gré des courants, sur le plateau et les herbiers remarquables qui bordent la côte de la Baie de Sainte Anne, jusqu’alors en bonne santé, et/ou vers le biotope de coraux (face à Sainte Luce - Rivière Pilote) situé non loin de la zone d’opération des barges et remorqueurs (ou « maries-salopes ») nommées Alcatraz et Héracles dont la plus grande représente une contenance de 2000 m3, et qui effectuent pas moins de 6 rotation par jour depuis cette fin avril 2010. ...

Les milieux des usagers nautiques (pêcheurs, plaisanciers, plongeurs, aquaculteurs, …) s’interrogent. Ils voient venir le danger. Les milieux du tourisme devrait eux aussi franchement s’interroger sur l’impact de ce genre d’opération ! Et les Municipalités du sud de la Martinique ne devraient pas rester silencieuses sur ces opérations en mer. La municipalité de SAINTE ANNE ne reste pas silencieuse et dénonce le comportement de la municipalité du Marin avec qui elle a signé un « contrat de Baie », complètement dé respecté par le Maire du Marin, complice avec l’Etat français de sociétés béké gestionnaire du port de carénage.

Ce qui est condamnable pour des raisons maritimes et scientifiques c’est bien le dépôt des vases et boues en entrée de baie du Marin, et non le fait de condamner totalement l’activité de carénage.
En effet, le dépotage et le clapage par les maries-salopes ont des conséquences néfastes sur la faune et la flore : cela l’étouffe, la noie sous la vase... C’est La mort assurée du milieu marin local.
Déverser ces vases par centaines de milliers de tonnes en entrée de baie de SAINTE ANNE, hors de la Baie du Marin, pour des raisons d’économie liée à une activité particulière est dangereux pour l’environnement... Même si on nous dit de croire que ces vases et boues ne comportent pas de produits chimiques (résidus de peinture au téflon, au tributyl-Etain, etc…), finalement ce sera bien sale ! Bien polluant !

Pour avoir idée de volumes et quantité : 100 000 tonnes de vases, cela fait un carré de 400 m sur 400 m, et 1 mètre de hauteur....

Et si c’est dilué ? Cela s’étale !

Et que dire des micro-organismes, des virus, des bactéries mis en suspension ? Il y a alors forcement les poissons, les cétacés, tortues, qui désertent les fonds le temps de revenir à une situation moins sale : cela prends un mois ! Pendant ce temps l’eau pue !

Et concernant le tourisme, et cette zone haut lieu de plongée sous marine, reconnue comme tel en contre bas d’une zone acquise par le Conservatoire du Littoral, en ZNIEFF, le Morne Aka et la Pointe Borgnesse, où sont présents cétacés tortues et biens d’autres espèces protégées, on peut faire aussi confiance aux micros organismes pour profiter des ces éléments plus ou moins en putréfaction pour se développer. Il va s’en dire de la qualités des eaux des plages de Sainte Luce, Sainte Anne, Rivière Pilote et du Diamant. Et les professionnels de la plongée découvertes touristiques apprécieront également beaucoup ce genre de publicité.

Que cherche donc cette association béké, Etat français, et complices ?
A l’heure d’une marée noire sans précédent au nord de notre Caraïbe Amérique, ayant conséquences incalculables pour le moment, portant atteinte à la mer et aux mangroves du golfe du Mexique. Saccager l’environnement, la mer, « avoir mission en tant qu’humain de modifier la nature et le paysage, marquer de son empreinte son passage sur la planète terre » (dixit Maire PPM du Marin en 1984) ? Ruiner la Martinique ? Ces ports de plaisance industrielle vont finir par coûter très chère à la santé des martiniquais.

"La mer on en a qu'une !" nous dit la DIREN de SARKOZY !

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