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DES MIGRANTS TRANSITENT PAR LA GUYANE DANS L’ESPOIR DE GAGNER L’HEXAGONE

http://www.bvoltaire.fr/

Voilà des réactions qui ne manqueront pas de susciter une réplique de Christiane Taubira. Pourquoi ? Parce qu’en Guyane, où est né le garde des Sceaux, tous n’apprécient pas la demande de Bernard Cazeneuve aux communes d’accueillir des migrants.

C’est le cas de Marie-Laure Phinéra-Horth, maire socialiste de Cayenne, qui n’y va pas par quatre chemins : « […] C’est pas possible […] Je crois qu’il faut qu’on s’occupe d’abord de nos populations endogènes qui souffrent […] Non, je ne peux pas. »

C’est le cas également de Gabriel Serville, maire socialiste de Matoury, qui estime« devoir répondre en priorité à leurs problématiques qui [leur] sont propres avant de penser accueillir des migrants sur [leur] territoire ».

En Guyane, être socialiste peut rimer avec « souci de justice » ; ça change…

C’est le cas, encore, de Fabien Covis, président d’Objectif Guyane, pour qui la demande de Bernard Cazeneuve envers les maires constitue « un manque de respect »« car les finances ne sont pas au beau fixe dans les collectivités ».

En colère, ces élus guyanais ? On les comprend. Avec un taux de chômage moyen de 22,3 % en 2014, en butte, depuis de longues années, à une très forte immigration clandestine en provenance du Brésil, du Surinam, d’Haïti mais aussi de Chine, ils devraient donc se réjouir à l’idée d’accepter toujours plus de demandeurs d’asile ?

Ce que l’on ne comprend pas bien, en revanche, c’est « pourquoi des migrants syriens et irakiens », selon le site actu.guyane.fr, se retrouvent maintenant à 7.100 kilomètres de la France, alors qu’au départ seulement 4.000 km les en séparaient ! Faisant ainsi de ce département ultramarin « une zone de passage »avant de rejoindre notre pays. La plupart de ces réfugiés transitent, en effet, par la Guyane dans l’espoir de gagner ensuite l’Hexagone. Vu la distance, il fallait y penser !

Pas plus qu’on ne comprend pourquoi, parce qu’issus du Proche-Orient, ces clandestins bénéficient par l’OFPRA d’une prise en charge prioritaire sur toutes les autres nationalités. Enregistrement et examen des demandes prennent ainsi, dans le pire des cas, moins de trois mois, et le plus souvent moins d’un mois. En Guyane, il vaut donc mieux être syrien que chinois ou brésilien… Et en Guyane, l’égalité, ce n’est pas pour demain.

Des questions que ne se pose assurément pas Chantal Berthelot, députée de la seconde circonscription, qui décrète « un devoir de solidarité vis-à-vis de ces populations ». Surtout, pour le second département le plus violent de France après la Seine-St-Denis, elle réclame de l’argent car le plus important, c’est de« continuer à vivre ensemble ».

N’y pense pas non plus Sarah Albukerque-Léonço, la secrétaire générale du parti politique Walwari (créé par Christiane Taubira). Interrogée, elle répond : « Si les moyens avaient été mis en place il y a plusieurs décennies, nous ne serions pas aujourd’hui dans cette situation avec le risque qu’il y ait des idées nauséabondes qui se développent […] comme avec la montée du Front national. » Moyens, idées nauséabondes, migrants : quel rapport avec le Front national ?

Des hommes du Proche-Orient en Guyane, donc. Pauvre Christiane Taubira qui, en 2006, se désespérait que « les Guyanais de souche » soient devenus« minoritaires sur leur propre terre »

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