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DIVERGENCES BEKES A PROPOS DE L'"E-COMMERCE"?

DIVERGENCES BEKES A PROPOS DE L'"E-COMMERCE"?

  Dans une récente édition du quotidien local lequel, soit dit en passant est en difficulté financière puisqu'une récente décision du tribunal de commerce l'a mis en observation pour 6 mois, un Béké revendeur de matériel nautique se fendait d'une virulente tribune contre l'"e-commerce".

 Entendez par là le commerce en ligne dans lequel l'Autorité de la Concurrence, à tort ou à raison, voit une possible solution au problème de la "vie chère en Outremer" selon l'expression consacrée. Surtout pas ! s'est récrié notre Béké pour qui ladite solution aurait pour résultat de détourner la clientèle locale des supermarchés, magasins d'outillage, de bricolage ou de nautisme "martiniquais". Enfin, "martiniquais", disons plutôt "possédés par les Békés martiniquais". Et notre Béké de diaboliser l'e-commerce en agitant le spectre du chômage puisque ces supermarchés et magasins emploient du personnel local (plus comme agent de service ou caissière que comme cadre, mais bon !).  
  Jusque-là, on écoute, on lit, on réfléchit. On se dit que peut-être que le bougre a raison.
 Sauf que le même quotidien local, dans son édition d'aujourd'hui, consacre deux pages entières à deux jeunes Békés qui viennent de créer une société d'...e-commerce !!! On se frotte alors les yeux, on relit, on se dit que peut-être on a mal lu ou lu trop vite. Mais non, après relecture attentive, c'est bien ça ! Nos deux jeunes Békés vont vendre des produits cosmétiques par le biais de l'e-commerce. Sans être expert en économie et en reprenant l'analyse du revendeur de matériel nautique, on se dit que forcément cette société de vente en ligne va concurrencer "nos" magasins de cosmétiques et autres produits de beauté et par conséquent les mettre en difficulté.
   Après moult réflexions, cogitations, réfutations, assertions et autres digressions, on se dit que peut-être que tous les Békés ne se connaissent pas et que nos jeunes revendeurs en ligne de cosmétiques n'ont pas lu la tribune virulente du revendeur de matériel nautique. On recogite et on se dit que 3.000 personnes, en fait 2.000 si l'on enlève les enfants et les vieillards, ne peuvent pas ne pas se connaître tous.  Ils ne peuvent pas ne pas échanger, avoir des connexions régulières, s'entraider etc. d'autant que beaucoup d'entre eux sont cousins. Conclusion : nos jeunes dynamiques békés ont forcément eu connaissance de la position anti-commerce en ligne qu'a exprimé, dans le quotidien local, le revendeur de matériel nautique.
   On se gratte la tête devant ce "koko-makak" et on en tire la conclusion qu'on est sans doute trop couillon pour comprendre de quoi il en retourne parce qu'avouez-le, c'est bizarre ces positions opposées, contradictoires, antagonistes sur l'e-commerce. Mais TI SONSON, lui, bien qu'il n'ait pas de doctorat en économie et ne joue pas aux négros gréco-latins à cravate à la télé ou dans les assemblées, a deviné :
  "Bétjé pa kont konmes an lin ! Yo pa ni ayen kont li. Sa yo lé sé ki sé yo ki ka kontwolé'y." 

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