Accueil
Aimé CESAIRE
Frantz FANON
Paulette NARDAL
René MENIL
Edouard GLISSANT
Suzanne CESAIRE
Jean BERNABE
Guy CABORT MASSON
Vincent PLACOLY
Derek WALCOTT
Price MARS
Jacques ROUMAIN
Guy TIROLIEN
Jacques-Stephen ALEXIS
Sonny RUPAIRE
Georges GRATIANT
Marie VIEUX-CHAUVET
Léon-Gontran DAMAS
Firmin ANTENOR
Edouard Jacques MAUNICK
Saint-John PERSE
Maximilien LAROCHE
Aude-Emmanuelle HOAREAU
Georges MAUVOIS
Marcel MANVILLE
Daniel HONORE
Alain ANSELIN
Jacques COURSIL

DU COMITE "VERITE ET RECONCILIATION" DE L'ANC AU COMITE "RECONCILIATION SANS VERITE" DU PPM

DU COMITE "VERITE ET RECONCILIATION" DE L'ANC AU COMITE "RECONCILIATION SANS VERITE" DU PPM

   Le 5 décembre 2013 s'éteignait l'icône de la lutte anti-apartheid : Nelson MANDELA.

   Il venait de passer 27 ans dans les geôles du régime le plus raciste ayant existé sur terre, ex-aequo avec celui d'HITLER : le régime de l'Apartheid. Régime qui avait tué des milliers de militants noirs, métis et indiens, massacré des écoliers noirs à Soweto, procédé à des exécutions ciblées comme celle de Dulcie SEPTEMBER à Paris. Régime honni par quasiment la terre entière !
  Mais régime qui avait fini par mettre genoux à terre sous les coups de boutoir de l'ANC (African National Congress).
  Arrivé au pouvoir, suite au tout premier vote démocratique en Afrique du Sud au cours duquel Noirs, Blancs, Métis (ou "Coloured"), Indiens et Chinois avaient pu exprimer leur choix. LA NATION ARC-EN-CIEL VENAIT DE NAITRE. Non, les Noirs n'allaient pas chasser du pays les Afrikaners (blancs parlant l'afrikaans) ni les Blancs anglophones ! Ils ne subiraient pas le même sort que les Pieds-Noirs d'Algérie. Appuyé par l'archevêque noir Desmond TUTU, le nouveau président fit mettre en place des "Comités VERITE ET RECONCILIATION" un peu partout à travers le pays et durant deux ans, comités dont les travaux furent diffusés à la télévision, LA VERITE FUT DITE ! Des Blancs vinrent faire leur mea culpa. Des Noirs traitres durant l'apartheid aussi. Puis, on passa progressivement à l'étape RECONCILIATION qui n'est toujours pas achevée aujourd'hui puisque les Blancs continuent à détenir la majorité des terres arables et des grandes entreprises. MAIS UNE BOURGEOISIE NOIRE a commencé à émerger et, détenant le pouvoir politique, elle grignote patiemment le pouvoir économique. Sans violence.
   MANDELA était de la race de GANDHI et de Martin Luther KING.
  Alors, bien sûr, on peut toujours le critiquer, trouver que les choses ne vont pas assez vite, qu'il aurait fallu nationaliser les terres et les entreprises des Blancs etc...Il est facile de critiquer quand on n'a jamais fait un seul jour de prison de sa vie et quand on est confortablement installé dans un discours marxiste révolutionnaire ou un discours noiriste. Mais MANDELA savait qu'il avait un pays, un grand pays à gérer, le plus développé de tout le continent africain, et qu'il fallait ne pas tout détruire pour recommencer à zéro. TOUT DETRUIRE ET ECOMMENCER A ZERO EST UN REVE FUMEUX, UN REVE D'IRRESPONSABLE. Aujourd'hui, chacun constate qu'il avait eu raison d'impulser cette politique de "VERITE ET RECONCILIATION". Même si, bien évidemment, tout n'est pas parfait et qu'il faut continuer à rogner sans trêve sur le pouvoir économique des Blancs.
   A la Martinique, par contre, il est, hélas, allé tout autrement.
  D'abord, il est impossible d'opérer une réconciliation dans un pays qui n'est pas indépendant, qui est une colonie ou une néo-colonie ou une colonie de troisième type, comme l'on voudra. LA RECONCILIATION NE POURRA VENIR QUE DANS UNE MARTINIQUE INDEPENDANTE. Ensuite, il est absolument scandaleux de s'embarquer dans un processus de réconciliation en sautant allègrement l'étape "VERITE". Enfin, il est stupide de planter un arbre de la réconciliation avec un riche Béké, sur l'Habitation de ce dernier, sans exiger qu'il fasse reconstruire un cachot à esclaves et une rue Cases-Nègres que les touristes qui visitent la Grand'Case du Maître pourraient aussi visiter. Car là encore, il ne s'agit pas de tout détruire. Il suffit de se rendre dans les îles indépendantes de la Caraïbes comme la Jamaïque ou Barbade pour se rendre compte que les anciennes maisons de maître ont été transformées soit en hôtels soit en centres culturels (comme l'a fait intelligemment la CTM avec l'Habitation GRADIS à Base-Pointe) soit en locaux administratifs.
  On ne peut pas refaire l'histoire.
  Mais on peut la corriger. C'est ce que Nelson MANDELA s'est efforcé de faire. Avec toutes les difficultés que cela comporte. A l'inverse, le PPM (Parti Progressiste Martinique) et le Père de Négritude, en s'enfonçant dans une absurde réconciliation sans vérité, ont enrayé l'histoire. Or, chacun le sait : il est extrêmement difficile de manipuler un fusil enrayé. A n'importe quel moment, une balle peut s'en échapper ou le fusil peut vous exploser à la figure.
  C'est sans doute ce qui est en train de se passer aujourd'hui à la Martinique...
Image: 

Pages