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GWADLOUP : LA CLASSE POLITIQUE COMME PIEGEE

{A son 3ème jour, le mouvement {{Lyannaj Kont Pwofitasyon}}, a trouvé sa vitesse de croisière.} On se souvient que mardi soir, les responsables d’es organisations, combattantes s’étaient entendus pour « amplifier le mouvement et augmenter son balan. » Ils n’ont pas été en deçà des espérances.

Très tôt mercredi matin, ici et là quelques barrages érigés aux sorties et entrées de Pointe à Pitre, venaient rappeler que le combat multiforme engagé, par Lyannja Kont Pwofitasyon était loin d’être essoufflé.

A 65 km de Pointe à Pitre, vers 9h, le Palais du Conseil General de Basse Terre est assiégé et « bloqué » par l’Union des Transporteurs de Voyageurs un syndicat UGTG récemment créé. Il rassemble tous les transporteurs laissés au bord de la route par le plan Gillot d’organisation des transports de personnes. Ces entrepreneurs de transport, devenus « marrons » du seul fait qu’ils refusaient de rejoindre l’organisation mise en place par le conseil général sont en colère.

Après l’étape Conseil général, ils sont allés à la Mairie « voir Lucette Michaux Chevry, sénatrice maire, maïs aussi, présidente de la communauté des communes de Basse Terre, qui a renvoyé la balle à Jacques Gillot…

Retour en Grande Terre. Au même moment, un « commando Lyannaj », drapeau rouge en tête, décidait de ralentir, les autos sur le pont de la Gabarre. Du coup « la plus grande zone industrielle de France «, Jarry (Baie Mahaut) devenait un vrai désert, cela ne s’était jamais vu. Quand on sait, qu’il ya là plus de 1100 entreprises, et une population active de plus de 15000 personnes/jour.

Alors que la quasi totalité des écoles, collèges et lycées de la région pointoise est fermée Lyannaj kont pwofitasyon est informée que lycée catholique de Massa bielle fait de la résistance. Un nouveau commando est formé, et se met en marche. Ce sont des syndicalistes de l’éduction, ils débarquent à Massabielle. , la direction de l’établissement, sort de son bunker et reçoit les grévistes. La leçon est pédagogique. Les enseignants du privé doivent être libérés : ils le seront.

Plus tôt, le méga centre commercial de Millénis sur la route des Abymes est bloqué, il était depuis la veille, en point de mire.
Mais l’action phare de la journée est surement, l’opération combinée menée contre Pole Caraïbe, la plate forme aéroportuaire. Là-bas, depuis un mois, pompiers, employés de sécurité et autres salariés sont en grève, les négociations avec la direction de la CCI, sont au point mort. Début d’après midi, les grévistes bloquent le Rond Point à l’entrée de l’aéroport, plus personne n’entre ou ne sort. Les manblos interviennent massivement, mais ils sont piégés, car pendant qu’ils sont occupés, à 200 mètres de l’entrée de Pôle Caraïbe, 500 manifestants sont dans le hall et bloqué l’embarquement, fait des prise de paroles. Les manblos n’en reviennent pas, car ils ne savent plus où donner de la tête. Cette action forte retarde les avions, et oblige le Sous Préfet à se rendre sur place et à négocier avec les centaines de grévistes présents. La présidente de la CCI est sommée d’ouvrir les négociations à la CCI. Il est plus de 20 h quand les grévistes, encore très nombreux à cette heure devant les grilles de la CCI fermées où les manblos se sont amassés. Meeting, prise de paroles, les conditions des négociations ne sont pas réunies. Lyannaj quitte les lieux, direction « Kartyè Jénéral a Pep Gwadloup, près du siège de l’UGTG.

Toute la journée, de mercredi, Lyannaj Kont Pwofitasyon a occupé le terrain, défié les manblos et perturbé gravement le fonctionnement du pays. A Basse Terre, Pointe Pitre, Jarry, plus rien de marche. Les commerces fermés. Les Stations service en grève illimitée; l’essence manque déjà. Les hôtels sont occupés par les grévistes. L’EDF a annoncé que des coupures sont à craindre.

Une journée qui s’achéve par l’invitation d’une « rencontre » faite au LKP par le Président du Conseil Général. Jacques Gillot sera renvoyé dans les cordes, car {{Lyannaj Kont Pwofitasyon}} a affirmé dans une prise de position publique, qu’il souhaitait ouvrir de négociations avec 4 interlocuteurs à la fois : La Région, le Conseil Général, l’Etat et le Medef. Il est vrai que le cahier de revendications tient sur 4 pages et concerne à la fois, ces 4 interlocuteurs.

Plus tard, les deux exécutifs feront savoir qu’ils se plient aux injonctions du LKP. Ce jeudi à 16H30, rendez vous est pris à la Préfecture de Basse Terre. Mais on le sait déjà cette négociation s’avére très difficile. Les politiques, se sentent comme piégés, car ils n’ont aucune autre issue. L’histoire de la Guadeloupe a fait un bond. Lyannaj Kot Profitassions est pour l’heure maîtresse du jeu et du terrain, personne ne l’avait imaginé…La cinquantaine d’organisations du LKP est donc en position de force sur le plan social et bénéficie d’un large soutien populaire, jusqu’ou ?

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