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ISRAEL BOMBARDE DES CONVOIS HUMANITAIRES DE L’ONU

Décidément chaque jour apporte, dans le conflit de Gaza, son lot d’ignominies. Chaque jour l’état sioniste franchit un nouveau pas dans la violation des lois les plus élémentaires de la guerre. Qu’on en juge :

. 1er jour de guerre : bombardements des ministères palestiniens. 100 morts, plus de 200 blessés.

. 2è jour de guerre : bombardements des bâtiments publics. A nouveau une centaine de morts et autant de blessés.

. 3è jour de guerre : bombardements des mosquées et des hôpitaux. C’est le carnage ! On en est à près de 400 morts.

. 4è jour de guerre : bombardements des ambulances du Croissant-Rouge et de la Croix-Rouge. On en arrive à 500 morts et 1.500 blessés.

. 5è jour de guerre : bombardements de deux écoles tenues par l’ONU. 40 morts et 77 blessés supplémentaires. L’ONU proteste. Le Vatican qualifie la bande de Gaza de « camp de concentration ».

. 6è jour de guerre : 700 morts et près de 4.000 blessés.

Etc…etc…

Jeudi 8 janvier, Israël a dépassé les bornes en bombardant des convois humanitaires de l’ONU. Tuant des employés, des infirmiers, des médecins. Vendredi 9 janvier, il bombarde un bâtiment où l’ONU avait rassemblé une centaine de civils. Plus d’une cinquantaine de morts.

Stop ! N’en jetez plus, aurait-on envie de dire s’il s’agissait d’une plaisanterie, mais ce n’en est pas une : c’est tout simplement le premier holocauste du XXIe siècle comme celui des Tsiganes par les Allemands fut le premier du XXe siècle.

Et face à cet étalage de barbarie sans précédent, que disent les intellectuels français, champions toutes catégories du droit-de-l’hommisme ? D’abord, ils se taisent comme les lâches qu’ils sont. Puis voyant que les réactions de la communauté internationale sont relativement faibles (alors que les peuples du monde entier sont, eux, dans la rue), ils montent sur leurs augustes plumes pour nous délivrer le fruit de leurs réflexions pompeuses. Réflexions dont la bassesse et l’ignominie est l’équivalent, sur le plan des idées, de celles dont fait preuve l’état sioniste au plan militaire.

Il y a d’abord Bernard Henry-Lévy dans « LE POINT ». L’article du propriétaire d’une compagnie forestière au Gabon qui exploite les nègres est tellement odieux qu’il ne mérite aucun commentaire.

Il y a ensuite Pierre Jourde, universitaire et écrivain de petite notoriété, qui base son argumentation sur une donnée que les droits-de-l’hommistes rejettent de toutes leurs forces d’habitude : le nombre de victimes. Pour Jourde, la presse exagère la gravité de la situation à Gaza parce que 700 morts et 4.000 blessés, c’est trois fois rien par rapport à d’autres conflits à travers le monde. Or, quand certains disent que la Shoah n’a fait que 6 millions de morts tandis que l’esclavage des nègres en a fait, au bas mot, 50 millions, tous les droits-de-l’hommistes et leurs négro-larbins montent au créneau pour dénoncer cet argument. Donc, si l’on comprend bien, le nombre de morts n’est pas un argument valable dans la comparaison Shoah/Esclavage des nègres, mais il l’est pleinement dans le conflit Israël/Gaza !!! Comprenne qui pourra.

Il y a ensuite l’inévitable et inénarrable Alain Finkielkraut, celui qui dans le quotidien israélien « Haaretz » déclarait que « l’équipe de France de football fait rire toute l’Europe parce qu’elle n’est composée que de Noirs » et que « les Antillais sont des assistés », qui dans un article fielleux et hypocrite rejette la responsabilité du conflit sur l’islamisme et le Hamas.

Ce conflit aura permis au moins une chose : voir de façon nette et claire le vrai visage des intellectuels droits-de-l’hommistes français. Ce visage n’est autres que celui de chiens !

Au sens où Aimé Césaire écrivait : « Et les chiens se taisaient ! »

{{Raphaël CONFIANT}}

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