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La métropole coloniale vient encore d’inventer de quoi se remplir les poches dans les colonies

Léandre LITAMPHA
La métropole coloniale vient encore d’inventer de quoi se remplir les poches dans les colonies

Je suis fatigué de vous dire qu’une métropole ne développe jamais une colonie  pour les intérêts de celle-ci, mais pour ses propres intérêts.

La France nous vend des voitures, fait développer des routes nationales que nous payons à plus ou moins long terme, nous vend (ou plutôt nous loue) ses documents pour pouvoir circuler, de l’essence, des alcools, des téléphones portables, des ordinateurs ; installe des RADARS, des gendarmes exotiques et des policiers locaux comme valets, des drones aux yeux perçants à la place de nos buses (manjé poulé) ou des aigles le jour et des chauves-souris la nuit.

Est-ce que vous voyez comment elle nous aime ?

Voum, voum, voum !

Horizontalement, il y a de quoi nous observer en ligne droite, dans les virages et dans les ronds-points et enfin verticalement depuis peu. Sur le toit des véhicules, on va ajouter une plaque d’immatriculation que nous allons payer en plus. Nos contraventions sont envoyées par satellite, à la seconde, pour être collectées à Reine (excusez-moi : à Rennes pour la Reine) en « Métropole ». Avec l’évolution tout le monde en a, on va payer immédiatement par carte bancaire ; pour encore plus de rapidité on fera directement le prélèvement.

Messieurs et dames, libres dans la clôture, sachez qu’il y a une porte de sortie pour les fuites à Rennes. Rennes est le Centre d’accueil des délinquants de la route.  Ce sont les complices de l’excès de pouvoir de la Métropole qui nous font passer par cette porte. Nous serons nombreux à passer par cette porte conduisant à Rennes en France.

            Kouman, zot pa kouté radio et épi TV jodi-a ?

Les gens d’armes sont à la chasse et à la manœuvre avec tout un équipement. Kartouch ka volé nan tout direksion. Zafè tjou mèl ki pran plon. Ordinatè ka kolekté plim tout mèl ki tonbé. Pa ri sa mésié zé dam, sé pa à Paris kof-la yé. Sa vré !

Pou anmizé kô nou, sa zot ka atann pou chanté sa épi fè nou dansé ?

Koloni Matnik, dans le mois de Schoelcher, le 20 avril 2018

De Léis, votre éclaireur.

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