Accueil

La Peur, mère de l’Obscurantisme,

Nady Nelzy-Odry
La Peur, mère de l’Obscurantisme,

Il semblerait qu’ici, plus qu’ailleurs, la Peur,  règne  en maître,  c’est elle qui domine  la plus petite de nos pensées. Une peur noire, est ici plus appropriée qu’une peur bleue car  les ténèbres de l’obscurantisme sont capables de faire  accepter toute sorte de fables grossières, pour détourner les idées les plus humbles de l’intelligence et de l’entendement.

Comment dire que cette peur n’a   pas attendue  aucune pandémie pour agiter ses fanions ? L'obscurantisme cette attitude d'opposition à la diffusion du savoir ,  agis  chaque fois que l’on doit prendre une décision commune.

J’habite le Carbet depuis trente-huit ans et même si ça me blesse de le reconnaitre,  en suivant les élections municipales au Carbet, force était de reconnaitre cette triste réalité.

  L’intelligence  de Louis Boutrin, candidat aux élections municipales , fait peur .   Si on doit juger le résultat de tout son travail , son discernement, son intégrité toutes ses qualités sont au Carbet mal venus , car la Peur du changement , la peur  d’oser, la peur de sortir du marécage,  pèse de tout son poids sur le cerveau de chacun. Vous me direz que seuls  948 administrés ne veulent surtout   pas  d’un maire qui réfléchit , d’une équipe trop moderne, ça obligerait  certains administrés à cogiter , à se donner la peine de …

Qu’on donc fait les autres ?

Les autres ?  Ceux qui n’ont pas eu le courage d’affronter la responsabilité, ceux qui ont abandonné la ville aux mains du « i bon kon sa » . Que dire ? Si je faisais du prosélytisme,  je dirais que depuis 12 ans,  le Carbet a été lâché comme Jésus sur sa croix, depuis 12 ans, elle est un  amusement pour ceux qui la gouverne En refoulant tout effort de réflexivité , la peur et l’obscurantisme nourrit l’intolérance et la violence, la peur préfère tourner le dos à l’esprit éclairé qui ose penser par lui-même. A cela , il préfère recourir aux lisières du renoncement celles qui sclérosent la capacité humaine à raisonner .

Cette peur vient de très loin,  la fin du  XVème siècle,  je crois, avec les découvertes scientifiques qui bouleversèrent  alors la vision du monde .

« La terre est ronde et c’est elle qui tourne autour du soleil et non l’inverse »

Une notion qui remet en cause la vision chrétienne du monde qui veut mettre la terre au centre de l’univers . Le quinzième siècle,  c’est aussi, le début des grandes découvertes, en particulier , celle du Nouveau Monde et la confrontation de cultures différentes et de savoirs nouveaux .

 Avec le seizième siècle , on voit naître l’Humanisme  qui enseigne sur les langues, et les littératures, sur les cultures latines et grecques . Selon Cicéron en d’autres temps : «  c’est la culture qui, parachevant les qualités naturelles de l’homme , le rend digne de ce nom »  

La mondialisation a fait tant et si bien qu’aujourd’hui la nature nous tourne le dos , une pandémie est capable de mettre à genoux ceux qui se croient maîtres du monde

la Peur, est en partie auteur de cette abomination, que l’on nomme coronavirus,   car elle se nourrit d’abord de la démission de toute exigence réaliste au sein même de nos sociétés pro-occidentales. Alain Cambier, docteur en philosophie  rappelle les écrits de   Montesquieu , à propos de la chute de l’empire romain, il dit : les causes n’étaient pas à chercher dans le rôle des « barbares » venues de l’extérieur , mais dans l’état de déliquescence des mœurs romaines .

Aujourd’hui, poursuit Cambier, nos sociétés sont marquées par le triomphe d’un relativisme qui mine non seulement tout sens des valeurs, mais également toute confiance en la raison et au savoir

Pages