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Le "fake news" du ministre Castaner

Le "fake news" du ministre Castaner

   Non, des manifestants du 1er mai à Paris n'ont pas enfoncé les grilles de l'hôpital La Pitié-Salpêtrière, ne se sont pas rués dans les salles de réanimation, n'ont pas mis en danger la vie des malades qui s'y trouvaient ni celle du personnel soignant.

   Une petite trentaine de personnes, qui défilait pacifiquement en ce jour de commémoration de la Fête des Travailleurs, se sont retrouvés, presque asphyxiées à cause des grenades lacrymogènes que la police balançait à tort et à travers. Ces personnes ont alors reflué du côté de cet hôpital et dans la bousculade qui s'en est suivie, une grille a fini par céder.

   Or, le ministre de l'intérieur, Christopher CASTANER, s'est aussitôt fendu d'un tweet dans lequel il dénonçait vivement "l'attaque de l'hôpital La Pitié-Salpêtrière par des manifestants" !!! Il s'agit là de toute évidence d'une affirmation plus proche du"fake news" que de la réalité. A tel point que C. CASTANER a été contraint de piteusement rétropédaler le lendemain en regrettant l'emploi du mot "attaque".

   L'opposition, toutes tendances confondues, a alors dénoncé cette tendance bien connue de la Macronie à arranger les faits à sa manière et certains ont même demandé la démission de CASTANER. Dans les pays scandinaves ou anglo-saxons, en effet, ce dernier n'aurait pas pu demeurer une seconde de plus ministre de l'intérieur. Après l'Affaire BENALLA et d'autres du même type, ce qui est désormais l'Affaire de la Pitié-Salpêtrière, ne grandit pas la République française.

   Ni aux yeux de ses citoyens ni aux yeux du monde qui observe, médusé, la révolte des Gilets Jaunes chaque samedi depuis bientôt cinq mois. Révolte contre l'injustice sociale, contre le culte du profit à tout prix, contre le mépris envers les classes travailleuses...

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