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LE MODÈLE DE PLEIN EMPLOI PAR L'APS ET LA CATASTROPHE DU 12 JANVIER 2010

Pierre Michel Chéry
LE MODÈLE DE PLEIN EMPLOI PAR L'APS ET LA CATASTROPHE DU 12 JANVIER 2010

Rappel 

La gestion de la catastrophe du 12 janvier 2010 par les responsables politiques du pays a suscité, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, de grandes interrogations quant à la capacité des dirigeants du pays à faire face aux défis de la conjoncture. Certains journaux étrangers vont même jusqu’à se demander si Haïti dispose des compétences nécessaires pour la conduite d’un programme de reconstruction nationale. Ces allégations nous permettent d’entrevoir une volonté de la communauté internationale, les États-Unis en tête, pour un renforcement de la mise sous tutelle du pays.

Le 17 juillet 2009, nous avons eu à faire une intervention au colloque sur l’emploi organisé par l’Association des Économistes Haïtiens (AEH). Notre contribution avait pour titre: «Le Modèle de Plein Emploi par l’Approche par Similarité». Fort de l’accueil qui a été fait à notre communication à ce colloque, et prenant en compte les difficultés auxquelles sont confrontées les responsables du pays à tous les niveaux, nous avons cru nécessaire:

a) d’adapter le modèle de plein emploi à la situation que vit le pays;
b) de reformuler le modèle de manière à le rendre plus accessible au plus grand nombre d’Haïtiens;
c) de susciter chez les haïtiens la rage de trouver eux-mêmes les solutions aux problèmes du pays.

Qu’est ce qu’un modèle de plein emploi?

Le plein emploi est une photographie d’un espace économique à un moment donné où tous les membres de la population active sont occupés, i.e. il n’y a personne en situation de recherche d’emploi. Le plein emploi peut se voir comme une économie sans chômeur.

La population active comprend toutes les personnes en âge de travailler, et disponibles pour travailler. On exclut de la population active certains groupes sociaux comme les enfants qui vont à l’école, les retraités etc…

Un modèle de plein emploi est une construction mathématique qui permet de rechercher  les meilleures combinaisons de facteurs pour qu’une entité économique donnée parvienne au plein emploi.

Un Modèle de Plein Emploi à partir des besoins

Les besoins créent l’emploi. Le modèle que nous avons élaboré, à partir de l’Approche par Similarité, fait reposer la solution du chômage chronique haïtien à partir des besoins non satisfaits. Un besoin non satisfait crée un vide à combler. À côté du besoin non satisfait, vide à combler, il peut exister une ressource humaine qui n’est pas utilisée dans l’économie, ou qui peut être préparé, c’est la situation de l’éducateur qui cherche un emploi. Ce travailleur en chômage est une ressource humaine (consommateur, non producteur), non totalement intégrée à l’economie. Il est intégré à l’economie comme consommateur et non comme producteur.  Cette ressource peut être récupérée par l’économie pour participer à la satisfaction du besoin non satisfait. En devenant producteur actif, le chomeur devient un agent économique intégrant totalement l’économie, comme consommateur et comme producteur.

Exemple: un enfant de 10 ans qui ne va pas à l’école, met la société et l’économie du pays en face d’un besoin non satisfait. Pour satisfaire ce besoin, des décideurs doivent agir pour combler le vide. Ils le font en recourant à plusieurs scénarios. Premier scénario: L’enfant est intégré à un groupe avec des ressources disponibles (classe de 40 avec 35 elèves) Deuxième scénario: les capacités disponibles ne permettent pas d’intégrer tous les enfants de 10 ans en situation de manque, les décideurs créent de nouvelles classes à partir du nombre d’enfants à éduquer. Chaque nouvelle classe créée offre des opportunités d’emploi, en cascade, pour des éducateurs, du personnel administratif et du personnel de support, pour des fabricants de matériel éducatif, etc… Ce modèle peut se reproduire à l’infini pour chaque groupe social avec des besoins non satisfaits. Le modèle est récurrent, ce qui signifie que chaque bien qui fait défaut à l’économie multiplie les opportunités de création d’emploi. Ex: le nouveau secondaire offre des oportunités économiques à des producteurs pour la confection de matériel éducatif nécessaire à la bonne marche du nouveau secondaire.

Formulation du modèle

Soit E, l’espace économique donné (ex. Haïti, le département de l’Ouest)

  • Soit P, la population totale de l’espace (ex la population totale du département)
     
  • Soit G, l’ensemble des groupe sociaux caractérisés de l’économie, chaque groupe social est repéré par un indice i  dans l’ensemble G soit Gi (ex. G1 le groupe des enfants de 6 à 10 ans)
     
  • Soit S, l’ensemble des branches de l’économie, une branche de l’économie est repérée par un indice j dans l’ensemble S, soit Sj (ex. S1 éducation, S2 santé, S3 alimentation, etc…)
     
  • Soit B, l’ensemble des besoins de la population, les besoins d’un groupe particulier pour une branche de l’économie est notée Bij, i étant l’indice du groupe social ciblé et j l’indice de la branche (ex. B1.1, les besoins chiffrés du groupe des enfants de 6 à 10 ans en éducation)
     
  • Soit H, l’ensemble des ressources humaines dont l’économie a besoin, une ressource particulière est repérée par un indice k soit Hk (ex. H130, enseignant du niveau fondamental)
     
  • Soit M, l’ensemble des biens et services (considérés comme des ressources matérielles) dont a besoin l’économie, une ressource particulière est repérée par un indice l soit Ml, un type de ressource matérielle (ex. kit scolaire de 1e année du fondamental)
Bij = F(Hij) + F(Mij) Le besoin d’un groupe social caractérisé est une somme d’intrants en ressources humaines (Hij) et d’intrants en ressources matérielles (Mij).
I représente l’indice du groupe social, J représente l’indice de la branche d’activité pouvant satisfaire ce besoin.

Le volume du besoin peut être déterminé à partir de  l’importance numérique du groupe i, ou d’autres caractéristiques mesurables en rapport avec le groupe. (ex. pour 40000 enfants d’un groupe ciblé, le besoin en éducation représente le personnel nécessaire Hij et le mantériel nécessaire Mij pour les 40'000 enfants.)

F(Hij)= (Hij1 + Hij2 + Hij…  +  Hijn) Les intrants en ressource humaine, pour un groupe caractérisé, est un sous ensemble de n professionnels, nécessaires à la satisfaction du besoin, tirés de l’ensemble des professionnels répertoriés dans l’espace économique. Le nombre de professionnels pour chaque type est établi d’après des critères définis, négociés par les acteurs politiques (ex. critère du nombre d’enseignants: 1/40 *Gi, critères d’agents adminis­tra­tifs: 1/100 *Gi, etc..).

Chaque intrant de l’ensemble Hij correspond à un seul élément k de l’ensemble H des ressources humaines de l’espace économique.

F(Mij) = (Mij1 + Mij2 + Mij…  +  Mijm) Les intrants en ressource matérielle, pour un groupe social caractérisé, est un sous ensemble de m produits, nécessaires à la satisfaction du besoin. La quantité d’un bien nécessaire pour la satisfaction du besoin est établie d’après des critères bien définis (ex. critère du nombre de tableaux:1/40 *Gi, critères du nombre de kit scolaires: 1/1 *Gi, etc..).

Chaque ressource de l’ensemble Mij correspond à un seul élément m de l’ensemble M des ressources matérielles.

E (F(Hi…)) Représente l’ensemble des professionnels pour le groupe social caractérisé
E (F(Mi …)) Représente l’ensemble des produits nécessaires pour le groupe social caractérisé
E (F(H…j)) Représente l’ensemble des professionnels d’une catégorie pour l’ensemble de l’espace économique
E (F(M…j)) Représente l’ensemble des produits d’une catérogire pour l’ensemble de l’espace économique
S F(H…j) Représente le nombre de travailleurs dont l’économie a besoin

Si A est la population active d’un espace économique, le modèle de plein emploi permet de déterminer quand:

seisme

L’apport de l’Approche par Similarité (APS)

L’APS est au cœur du modèle de plein emploi. L’APS est une philosophie et un ensemble de techniques.

La philosophie de l’APS constate:

  • Les problèmes sont posés en même temps ici et ailleurs.
  • Les problèmes posés aujourd’hui seront posés demain.
  • Les mêmes problèmes sont formulés différemment suivant les sociétés.
  • Des problèmes différents peuvent avoir des algorithmes identiques.

De ce fait, autant formuler des solutions pour ici et ailleurs, pour aujourd’hui et pour demain.

L’APS a développé ses propres techniques. Celles-ci facilitent une abstraction très poussée des problèmes et de là des solutions généralisables.

Par ailleurs, l’APS tire son nom (similarisation) du fait qu’elle cherche à systématiser des solutions pour des problèmes divers.

Exemple: Quand l’industrie travaille par branche, l’APS propose des solutions pour plusieurs branches.

Tout en étant généralisable, l’APS conçoit des produits qui défient les contraintes de la standardisation.

Quel est l’intérêt du modèle dans la situation actuelle du pays

Le modèle de plein emploi présenté au colloque adressait le problème de l’emploi en faisant ressortir que les besoins non satisfaits représent une source de nouveaux emplois. Ex: La masse des enfants de 6 à 10 ans qui ne sont pas encore scolarisés sont une source d’emploi pour des enseignants au chômage.

Le modèle de plein emploi cherchait à établir le nombre de postes à pourvoir (emploi) dans chaque branche de l’économie.

Les données fournies par le modèle sont des outils de prise de décision. Il revient aux décideurs stratégiques (planificateurs, investisseurs) d’exploiter efficacement les données générées par le modèle. Il appartient également à une société qui a des problèmes de prendre en considération toutes les pistes de solution proposées.

Pour déterminer le nombre de postes à combler (pour répondre aux besoins insatisfaits), le modèle met en relation les informations suivantes:

  • La population ciblée (ex: enfants de 6 à 10 ans d’un département donné)
  • les critères de satisfaction du besoin (ex: 1 enseignant pour 40 écoliers, 1/40, salaire d’1 enseignant, coût du loyer, etc…)
  • l’évaluation du besoin total à partir de l’importance numérique du groupe social ciblé (ex: l’ensemble des enfants de 6 à 10 ans d’un département)
  • la partie du besoin qui est satisfaite (ex: l’ensemble des enfants de 6 à 10 ans qui vont à l’école)
  • l’écart entre le besoin total et le besoin satisfait (ex: l’ensemble des enfants de 6 à 10 ans qui ne vont pas à l’école).

L’écart fournit la population à satisfaire. Le calcul de l’écart peut être étendu au calcul du financement du besoin, et des besoins collatéraux.

Par rapport à la situation actuelle, les décideurs haïtiens ont divers types de demande qui peuvent être adressées par l’APS: les besoins en logement, les besoins en salle de classe, les besoins en infrastructure, etc... La seule exigence de l’APS est de disposer des données de base sous une forme granulée au plus petit niveau qui soit. Dans la perspective de l’APS, le nombre de logements à construire n’est qu’un changement d’objectif par rapport à l’objectif de plein emploi. 

Source de données utlisées dans le modèle de plein emploi

Le modèle de plein emploi a été construit à partir des données du Recensement Général de la Population de 2003, réalisé par l’Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatique (IHSI). Les données fournies par l’IHSI sous forme de tableaux statistiques ont été déconstruites en grains.

Un grain est une unité d’information qui porte sur une (1) seule caractéristique de la population. Par rapport à un tableau, un grain équivaut à une case du tableau.

Les éléments suivants du modèle peuvent être obtenus à partir des données du Recensement Général de 2003 publiées par l’IHSI:

  • (P) La population totale de l’espace par section d’énumération;
     
  • (G) Les groupes sociaux caractérisés de l’économie, ont été construits à partir des données sur la structure par âge par section d’énumération fournies dans les résultats préliminaires.
     
  • (H) Les catégories professionnelles par section d’énumération quoique figurant dans le questionnaire du recensement n’ont fait l’objet d’aucune publication, de ce fait, ces données ont été simulées pour un petit nombre de catégories avec des données provenant d’autres sources. Ceci n’a pas empêché la vérification mathématique du modèle!
     
  • (B) Chaque besoin doit faire l’objet de recherches approfondies s’il n’y a pas d’institution à même de fournir les données. Chaque institution aura à intervenir en ce qui le concerne. Quelles sont les données qu’une institution aura à fournir? Les données que l’institution aura à fournir sont de 2 niveaux:
    • Le premier niveau porte sur la liste exhaustive des ressources humaines et des ressources matérielles (ex : enseignant principal, moniteur de sport, moniteur d’art, personnel de gestion, personnel de direction d’une part, d’autre part, kit scolaire, uniforme, etc…)
       
    • Le deuxième niveau porte sur les fonds à débourser pour l’acquisition de la ressource pendant sa durée d’exploitation (ex: salaire d’un enseignant pour 12 mois, salaire d’un moniteur de sport, prix d’achat d’un kit scolaire, ou prix d’achat ventilés de chaque matériel éducatif, durée de vie du matériel, etc…)

Une institution peut fournir la liste des ressources humaines et des ressources matérielles, sans fournir les coûts, que d’autres institutions sont à même  d’apporter.

  •  La liste des ressources humaines peut être détaillée à volonté. Plus la liste des intrants d’un besoin est détaillée plus le modèle est riche. Ex: Prenons l’exemple du besoin en éducation des enfants de 6 à 10 ans. Ce groupe social caractérisé correspond à plusieurs classes scolaires AF-1, AF-2, AF-x, etc… Chaque classe peut faire l’objet d’un besoin particulier, de même tout le groupe d’âge peut faire l’objet d’un seul besoin. Mais en éclatant le groupe en classes d’école (AF-1, … AF-N), le modèle fournit des informations plus précises.

Les points faibles du modèle?

  1. La participation au colloque a été la seule occasion qui nous a été offerte de communiquer nos travaux à la population haïtienne. Nous avons vécu l’absence d’institution ou de personnalité du monde universitaire soutenant notre démarche comme une faiblesse. Il aurait été plus convenable qu’une institution ou une équipe s’engage avec nous dans cette démarche. Nous avons été contraint de nous réfugier derrière l’argument de la curiosité intellectuelle pour trouver la force de poursuivre.
     
  2. L’une des reproches, qui nous a été faite après le colloque, concerne l’absence de certaines données qui faisaient défaut lors de la présentation. Ces données concernent les catégories professionnelles et les prix d’acquisition de certains services ou certains biens (ex: salaire d’un instituteur, coût d’un kit scolaire, etc..). face à cela, nous rappelerons que le modèle calcule ses résultats à partir d’un jeu de données, mais les procédures et les méthodes que nous avons élaborées pour le traitement des données ne changent pas en fonction des données. De ce fait, nous dirons que la disponibilité des données au colloque serait d’un grand apport mais le volume de données que cette tâche implique sont hors de portée pour un simple individu.
     
  3. Les données du Recensement Général de 2003 sont publiées par l’IHSI au niveau départemental, elles ont un caractère trop général. Les données qu’il faut au modèle doivent être compilées au niveau de la section communale et même au niveau de la section d’énumération.
     
  4. Par ailleurs, les chiffres du Recensement Général de 2003 doivent actualisés pour l’année 2010. Les statisticiens sont à même de produire les estimations à partir du taux de croissance de la population. Cependant avec le tremblement de terre qui a occasionné des pertes énormes en vie humaine et des mouvements de population importants, les statisticiens auront besoin plus qu’un simple taux de croissance par département, pour fournir un jeu de données satisfaisant.

Chaque réponse à une question du questionnaire peut faire l’objet d’un ou de plusieurs grains. Un grain peut être vu comme une occurrence de réponses possibles pour une ou plusieurs questions: Ex: les questions Age et Sexe de l’individu qui servent à produire le tableau de la structure par âge et sexe peuvent fournir les grains suivants:

  • Population Totale, Population Totale Sexe H, Population totale Sexe F,
  • Population Totale: 0 an, Population Sexe H: 0 an, Population Sexe F: 0 an.
  • Population Totale: 1-5 ans, Population Sexe H: 1-5 ans, Population Sexe F: 1-5 ans.
  • Population Totale: 6-10 ans, Population Sexe H: 6-10 ans, Population Sexe F: 6-10 ans.
  • Population Totale: x-y ans, Population Sexe H: x-y ans, Population Sexe F: x-y ans.
  • Etc …

Les données par section d’énumération du Recensement Général de 2003, nous ont permis de caractériser les groupes sociaux par tranche d’âge. Le nombre de groupes sociaux (18) avec lequel nous avons travaillé était amplement suffisant pour la vérification mathématique du modèle. Cependant, dans le cadre d’un État, une infrastructure organisationnelle minimale plus conséquente s’avère nécessaire. Dans cet ordre d’idées, nous proposons les équipes de travail suivantes:

  • Une équipe pluridisciplinaire d’économistes, d’ingénieurs, de planificateurs et de sociologues et d’autres professionnels. Cette équipe aura pour tâche de:
    • Définir les scénarios sur lesquels le modèle doit travailler;
    • Déterminer les branches de l’économie (Sj) qui doivent être incluses dans le modèle;
    • Définir les besoins qui doivent être considérés pour chaque groupe social ciblé;
    • Travailler à la détermination des critères pour l’affectation des intrants (Hk) et (Ml) par besoin et par groupe social;
    • Simuler les scénarios après la mise à jour de la base de données.
  • Une équipe de statisticiens pour:
    • Caractériser les groupes sociaux qui doivent être intégrés dans le modèle;
    • Produire les données (Gi) au niveau le plus bas (section communale, section d’énumération); 
    • Actualiser les données de 2003 pou l’année 2010;
    • Actualiser les données pour le contexte créé par le 12 janvier 2010;
    • Inventorier  les données des catégories professionnelles (Hk) (quantité, salaire moyen, durée de formation);
    • Inventorier les données sur les biens et services (les coûts d’acquisition);
    • Corriger les données si nécessaire.
  • Une équipe d’informaticiens pour:
     
    • Construire la base de données (entités géographiques, groupes sociaux, les catégories professionnelles, les différents besoins des groupes sociaux, les critères d’affectation des ressources, etc…);
    • Transformer les données en grains;
    • Mettre le logiciel de traitement à jour;
    • Prendre en compte les nouveux besoins;
    • Créer un interface Internet pour les usagers de la base de données.
       

Conculsion :

Le modèle de plein emploi a été conçu pour la vérification de l’efficacité d’une technique de travail que nous avons baptisée: Approche par Similarité (APS). Les défis qui nous ont conduit à l’APS sont des défis nationaux que nous avons surmontés avec des ressources intellectuelles, individuelles, sans aucun support, ni encouragement d’aucune institution du pays. Dans le contexte de la nouvelle division internationale du travail, tout est mis en place, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, pour contraindre le producteur national à l’abandon. La place qui est réservée aux producteurs nationaux lui laisse déjà entrevoir le spectre de la pauvreté comme compagnon d’existence.

Dans un contexte òu il fallait survivre dans un environnement de compétiton capitaliste défavorable, l’APS nous contraint de rechercher l’efficacité par une abstraction très poussée des problèmes, de là à devenir plus productif et à pouvoir faire face à la concurrence.  

Nous sommes convaincus que le modèle de Plein Emploi, adapté, va fonctionner pour la planification de la reconstruction de l’économie nationale. Mais les bâilleurs de fond qui travaillent à la mise sous tutelle du pays, malgré les échecs systématiques de leurs interventions en Haïti, ne sont pas prêts à considérer des solutions provenant de compétences haïtiennes se plaçant en dehors de leur vision dominatrice sur l’avenir du pays.

En effet, le modèle de plein emploi par les besoins changent radicalement le paradigme du développement national. Le développement national par les besoins nationaux se soustrait aux aléas des contre-coups de la conjoncture internationale.

Par cette démarche, nous invitons d’autres professionnels à faire entendre leurs voix, afin de créer une masse critique dont on ne pourra nier l’existence, et qui doit jouer sa partition dans le cadre de la reconstruction nationale.

Les personnes intéressées à l’APS où au modèle de Plein Emploi peuvent nous contacter soit par téléphone (509)3401-6812 ou par courriel:pimich@yahoo.com.

Pierre Michel Chéry
2 février 2010
Delmas, Haiti

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