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Les dinars marocains de Me Philippe Edmond-Mariette

Les dinars marocains de Me Philippe Edmond-Mariette

   Décidément le scandale du CEREGMIA tourne ces temps-ci à la farce burlesque. Suite au reportage en deux épisodes de Cécile MARRE sur MARTINIQUE 1è-Télévision, lesquels, pour la première fois, ont donné à voir au grand public les turpitudes de Fred CELIMENE, Kinvi LOGOSSAH, Eric CARPIN et leurs complices, leur avocat, Me Philippe EDMOND-MARIETTE a réclamé un droit de réponse à la chaîne de Clairière.

   Ce samedi 9 janvier, l'avocat se trouvait donc l'invité du JT et aussitôt il s'est mis à contester les faits énoncés dans les reportages en commençant par les propos du patron du restaurant "LES DEUX GROS" qui avait affirmé avoir été payé en liquide 2.000 euros pour une tablée de 60 personnes et n'avoir jamais perçu le reste de la note. Là, Me EDMOND-MARIETTE a carrément déclenché le fou-rire chez tous ceux qui sont un tant soi peu habitués aux colloques universitaires lorsqu'il déclara qu'un "laboratoire marocain" était associé au CEREGMIA pour un colloque en Martinique et qu'à la fin du repas, les Marocains n'avaient pas "voulu payer en dinars". Il ne faut quand même pas se moquer du monde car :
 
   . de un, lorsqu'un colloque est organisé par une université, c'est elle généralement qui paie l'hébergement et les repas des invités, surtout quand ils viennent de loin et le Maroc n'est pas voisin de la Martinique que l'on sache.
 
   . de deux, même dans les cas où des étrangers viennent d'eux-mêmes à un colloque, sans donc être pris en charge, ils s'arrangent pour venir avec des devises internationales : dollar, euro, livre sterling, franc suisse etc...Jamais un universitaire marocain ne viendrait en France (allez voir en Martinique ! ) avec des dinars pour la bonne et simple raison que cette monnaie n'est pas convertible et ne peut être utilisée en-dehors des frontières du Maroc. Les premiers à savoir cela sont les "grands" économistes du CEREGMIA, n'est-ce pas ?

 

   . de trois, le "dinar" est la monnaie de la Tunisie, pas du Maroc. Au pays de Mohammed VI, c'est le "dirham" qui a cours. Pas très fortiches en géographie, nos économistes et leur avocat !
 
   Donc, l'assertion de Me EDMOND-MARIETTE selon laquelle les congressistes marocains n'ont pas voulu payer le restaurant "LES DEUX GROS" en dinars est tout simplement loufoque. Il est inimaginable qu'un universitaire marocain trimballe 2.000 dinars ("dirhams" en réalité) en Martinique ! D'une part, parce que cette monnaie n'a pas cours chez nous comme déjà expliqué ; d'autre part, parce que vu le cours du dinar (/dirham), ladite somme correspond à environ...215 euros et qu'il est impossible donc de régler une note de 60 couverts avec cela, dans un restaurant gastronomique en plus. Conclusion : cette histoire marocaine est encore plus comique qu'une histoire belge. Elle a été inventée de toutes pièces pour couillonner le téléspectateur moyen et pour disculper le CEREGMIA. Mais peut-être l'avocat a-t-il voulu parler de "dinars macédoniens" ou "albanais". Qui sait? Chacun sait en tout cas qui dirige vraiment ces pays.
   Autre moment drolatique de ce droit de réponse, c'est quand Me EDMOND-MARIETTE a rétropédalé à la vitesse grand V quant à la mise en cause qu'il avait faite d''un ancien préfet dans l'épisode 2 du reportage de Cécile MARRE. L'avocat laissait entendre que le représentant de l'Etat n'aurait pas fait son travail s'agissant des factures présentées par le CEREGMIA. Là, Me EDMOND-MARIETTE clame, la main sur le cœur : "Je n'ai jamais mis en cause ce préfet !". Raison de ce rétropédalage ou plutôt de cette capitulation en rase campagne : notre avocat vient d'être nommé au Conseil Economique et Social à Paris et on a dû fortement lui remonter les bretelles en haut lieu. Il risquait carrément sa place s'il n'avait pas fait publiquement pénitence. On ne critique pas un représentant de l'Etat quand on veut siéger dans une institution d'Etat.
   Enfin, le moment tragique de ce droit de réponse ou plutôt dramatiquement présenté par Me EDMOND-MARIETTE : il se retire du dossier, abandonne ses clients CELIMENE, LOGOSSAH et CARPIN car "il y a d'autres très bons avocats martiniquais qui peuvent reprendre le dossier". En fait, la vraie raison de ce lâchage est double : d'une part, Me EDMOND-MARIETTE avait été l'avocat durant 4 ans de l'Université à l'époque où Pascal SAFFACHE en était le président et la loi lui interdit formellement de plaider maintenant contre l'Université en défendant le CEREGMIA. Ce sont les textes ! Et la présidence de l'Université avait déjà signalé cette anomalie il y a deux ans au bâtonnier de l'époque lequel n'avait pas réagi !!! L'autre raison est qu'il est chargé de cours à la Faculté de Droit.
   Pas très reluisant, tout ça, monsieur EDMOND-MARIETTE !...

 

Commentaires

Emmanuelmichel | 10/01/2016 - 16:49 :
Dix millions d'euros, ça fait combien en dinar marocain?
Emmanuelmichel | 10/01/2016 - 20:22 :
Impossible de trouver convertisseur de devises dinar marocain\euros. Avec des fonds de la région ou, mieux encore, une aide de nos genereux amis européens, le CEREGMIA ne pourrait-il pas procéder à l'élaboration d'un tel outil?

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