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LES MOLUQUES TOUJOURS SOUS OCCUPATION INDONESIENNE

{{ { Avant le XVIème siècle, les peuples du monde entier vivaient tant bien que mal avec les moyens du bord.

Les hommes et les femmes se débrouillaient pour vivre et/ou survivre et ils livraient batailles entre eux pour se défendre, pour conquérir et ouvrir leurs espaces vitaux.

Les moyens de survie (chercher ou produire de quoi se nourrir, se protéger et s'abriter), les outils pour travailler et produire, pour se battre et se défendre, pour conquérir, ont surgi d'une manière ou d'une autre. Des chefs ont initié toutes ces démarches. Les développements ne se sont pas faits de la même manière d'un endroit à un autre. Les dynamiques Européens ont devancé les autres peuples à cause de leurs divers contextes géographiques et historiques, des nombreuses frictions et échanges entre eux, de leurs nombreuses compétitions, de leurs besoins plus importants chez eux qu'ailleurs. Ils ont toujours pratiqué le commerce et la recherche de produits nouveaux à leur convenance...

Les Africains, les Arabes, les Orientaux, les Amérindiens, les Australiens, les peuples des îles ont évolué au gré des circonstances.

C'est surtout à partir des conquêtes au moyen de leurs savoirs, de leurs navires, des armes et des avancés techniques de la fin du XVème siècle que les Européens se sont lancés à la conquêtes des moins bien organisés et équipés technologiquement. On parle de civilisations plus ou moins développées. Les civilisés se sont opposés aux sauvages, les ont détruits. Les croyances religieuses ont aussi joué un rôle important dans tout cela.
Le Nouveau Monde, par exemple, est conquis à la fin du XVè siècle. Les colons et le pillage s'installent pour satisfaire les rois de l'Europe. Les autochtones sont dépossédés de leurs biens et décimés.

C'est toute une longue et périlleuse histoire d'aventures.

Partout dans le Pacifique des scènes similaires se développent rien que pour conquérir et s'enrichir.

Prenons enfin le cas des Îles Moluques.

On dit que : "Quand la barbe de ton ami prend feu, prend de l'eau et arrose la tienne". Ce qui se passe là-bas, aux Moluques, nous est arrivé d'une certaine manière déjà et pourrait s'amplifier avec le néocolonialisme qui voudrait s'installer de nos jours encore chez nous.
Imprégons-nous de cette histoire succincte dans cet archipel lointain et prenons garde.

C'est vrai, aucun être humain ne devrait tuer ou mourir pour une quelconque cause d'origine ethnique.

Il ne faut pas non plus accepter la destruction par substitution.

C'est pourquoi, il faut devenir responsable pour exister, se défendre, se protéger, maîtriser et conduire ses propres affaires.} }}

Texte en anglais, traduit en français par moi-même et carte ajouté.
Léis

{{{HISTOIRE SUCCINCTE DU MALUKU *}}}_ (*) Connu sous le nom des Moluques par les étrangers-

Les Alifurus** sont les indigènes qui habitent l’archipel des Moluques -situé entre les Philippines au nord et l’Australie au sud- juste à l’est de Timor dans la mer d’Arafura (Alifuru) et à l’ouest de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les alifurus sont des peuples semi-nomades de la Mélanésie, groupés en tribus et qui autrefois pratiquaient traditionnellement la chasse, la pêche et la culture des épices.

Avant l’invasion par les colons de l’Occident, des marchands chinois et arabes venaient dans les Moluques pour faire du commerce des épices, d’où le nom légendaire de : « Iles aux Epices ». Après les conquêtes successives par l’Angleterre, l’Espagne, le Portugal, la Hollande conquit ces îles en 1559 et les Moluques firent partie de l’empire colonial hollandais sous le nom des Indes Orientales Hollandaises. Dès lors le nom ancestral Alifuru fut supprimé sous prétexte que c’était un terme primitif et sauvage. Les hommes d’Alifuru furent recrutés de force dans l’armée coloniale (le KNIL) pendant que les colons hollandais s’accaparaient du monopole du commerce des épices. De ce fait toute la population alifurue de l’île de Banda fut anéantie et les plantations d’épices incendiées, lorsque qu’elle essaya de reprendre le monopole imposé par les colons hollandais, afin de vendre pacifiquement leurs productions à d’autres commerçants. Toutes résistances indigènes durant l’occupation coloniale hollandaise furent écrasées sans merci et les chefs ont été pendus publiquement, tels que les plus fameux : Thomas Matulesy (Pattimura) et Martha Christina Tiahahu…

Le 27 décembre 1949, la Hollande transféra la souveraineté de son empire colonial aux « Etats-Unis d’Indonésie » et alors fut fondée la fédération de 16 états indépendants. Mais auparavant, le plus puissant état fédéral, la République d’Indonésie, venait d’abolir par la force la fédération et avait remplacé le colonialisme hollandais par le néo-colonialisme indonésien.

Conscient du danger imminent et connaissant les actes criminels du président indonésien Sukarno, un expansionniste, le peuple alifuru demanda à son gouvernement de prendre des mesures immédiates de sauvegarde de leur liberté et pour le droit à l’autodétermination et alors, le 25 avril 1950, la République Maluku-Selatan fut proclamée indépendante. Cette proclamation d’indépendance se fit en toute conformité dans les règles des conventions internationales, signée par le Gouvernement hollandais et toutes les parties concernées, avec également la co-signature des Nations Unies.

Le processus de paix de la République Maluku-Selatan fut brusquement violé par l’agression pure et simple de l’armée indonésienne et fut immédiatement suivie d’un blocus total des Îles Moluques –assisté par des vaisseaux navals. Quatre mois après l’indépendance de la RMS, la République indonésienne proclama, le 17 août 1950, l’Union des Etats Indonésiens.

La guerre du peuple alifuru aux Moluques contre l’annexion illégale et l’occupation indonésiennes dura 10 ans avant d’évoluer en guérilla de harcèlement contre le blocus naval. Le peuple alifuru est encore en train de se battre pour sa liberté et la reconnaissance de son droit parmi les nations souveraines du monde. L’oppression indonésienne est omniprésente aux Moluques et continue de saisir l’opportunité d’éradiquer physiquement, mentalement et psychologiquement le peuple alifuru.

En 1999 l’Indonésie provoqua une guerre franche aux Moluques et la baptisa de guerre de religion entre chrétiens et musulmans. Pendant que les média du monde entier sont en train de digérer le fantôme de « guerre de religion » et d’en faire un sujet à la une de l’actualité, les troupes militaires indonésiennes engagent à fond la guerre aux Moluques.

En 2000, le commandant indonésien des forces du Laskar Jihad (Jafar Umar Talib) déclara la « guerre sainte » contre les Moluques. Il envahit les Moluques avec des milliers de combattants jihads et plus de 40 000 alifurus furent tués au terme de 4 ans de saccage meurtrier. En 2004, le Laskar Jihad décida de se camoufler derrière l’attention internationale qui était braqué sur ce qu’il y avait au fond du conflit.
Aujourd’hui encore, l’armée indonésienne occupe de force les Moluques.

- Les troupes indonésiennes montrent les trophées des captifs tués en Papouasie Occidentale-

- Essai de transcription en français de L. Litampha du document en PDF

{{N.B}}. : Sur les cartes de l’Indonésie, le nom actuel de l’archipel est Tanimbar ou Maluku.

(**) Prononcez : Alifuru (alifourou) et Maluku (Maloukou).

Document: 

maluku.pdf