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Petites histoires municipalo-foyalaises

Petites histoires municipalo-foyalaises

   Depuis qu'Eddy MARAJO a dénoncé certaines pratiques occultes en usage dans certaines municipalités de l'île aux fleurs et notamment son chef-lieu (qui ose de dire "capitale" alors que ce terme est réservé aux pays indépendants), il est la cible des réseaux asociaux.

  Ca se déchaîne, le fustige, le voue aux gémonies, lui fait même des menaces voilées parfois.
  Or, qu'a-t-il fait, le pôvre ? Il n'a fait qu'ouvrir la boite de Pandore. Ou plus exactement de pont d'or car innombrables sont ceux qui, depuis plus d'un demi-siècle maintenant, ont bénéficié de combines et magouilles plus ou moins bien ficelées. Il y aurait de quoi écrire tout un livre qui aurait pour titre Petites histoires municipalo-foyalaises. Car oui, il y a des gens à qui cette municipalité a fait carrément un pont d'or. Tenez, en voici une de ces croustillantes histoires entre mille !
 Retenez votre indignation, chers (es) citoyens persuadés que l'honnêteté est la chose au monde la mieux partagée chez ceux que vous avez, grâce à votre vote, placés à des postes de responsabilité ! Il s'agit donc d'un jeune homme dont le frère est le responsable d'un service municipal et qui doit partir faire des études dans l'amère-patrie. Qu'à cela ne tienne, on l'embauche à la mairie ! Evidemment, n'ayant pas le don d'ubiquité, notre étudiant n'est jamais là. Ou plutôt si ! Uniquement quand il rentre pour les grandes vacances. A ce moment-là, il se pointe au boulot dès le pipiri-chantant et ne s'en va que quand les dorlis sortent faire leurs cochoncetés. Résumons : notre homme pointe deux mois et demi dans l'année mais est payé régulièrement chaque mois de ladite année. Landjet-patat ! se serait écrié TI SONSON.
   Continuons...
  Ses études achevées, notre jeune homme qui n'est plus un jeune mais quelqu'un qui entre dans l'âge d'homme, selon l'expression consacrée, et qui est donc censé avoir acquis quelques valeurs morales, rentre au pays natal (sans en avoir écrit de cahier). Mais là, patatras ! Il ne trouve pas de boulot, enfin pas de boulot correspondant à ce qu'il estime être son haut niveau de qualification et  si toucher le salaire d'un simple employé municipal, tant qu'il était étudiant ça allait, là ça ne va plus du tout. Mais alors là pas du tout ! Qu'à cela ne tienne, son frère qui est toujours responsable d'un service municipal va voir quelque élu d'importance, expose le  terrible drame que vit son frère, rappelle ses bons et loyaux services en période électorale et évidemment obtient satisfaction : on crée carrément un service pour le (soi-disant) brillantissime ex-jeune homme (service dont il est l'unique...employé).
   Sauf que ce dernier n'a pas abandonné ses hautes ambitions : il veut un poste correspondant à ses qualifications qu'il estime dignes de Harvard ou de Cambridge. Au bout de trois ou quatre ans, il finit, difficultueusement par obtenir satisfaction. Dieu est grand ! Allah-ou Akbar, comme dirait Mohammed SONSON.  Or, et c'est là que le bât blesse, c'est la que le pont qui lui est fait est d'or massif : il continuera à toucher son salaire municipal plusieurs années après avoir été recruté dans une administration de l'Etat. Fonctionnaire municipal et fonctionnaire de l'Etat tout à la fois !!! Durant des années...
 C'est pas beau ça, comme petite histoire ? Donc Eddy MARAJO qu'on lui lâche un peu les baskets, ok !...Vas-y, Francky ! Vas-y Francky ! Heu...Vas-y, Eddy !... 

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