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TENTATIVE (REUSSIE) DE CONSOLATION DES JAPONAISES

TENTATIVE (REUSSIE) DE CONSOLATION DES JAPONAISES

  Une vague de suicide frappe l'archipel nippon depuis quelques jours.

   Bon, rien de nouveau sous le (pâlichon) soleil du Mont Fuji, vous direz ! Chaque année, en effet, des centaines de lycéens nippons se font hara-kiri soit parce qu'ils ont échoué à l'équivalent du baccalauréat soit parce qu'ils n'ont pas réussi au concours d'entrée de telle ou telle université prestigieuse. C'est pas sous nos Tropiques qu'on verrait pareille chose ! On y "tue son corps" pour des choses bien plus importantes, notamment à cause d'un "poil" devenu trop "gros" (pour la signification de gwopwel s'agissant de nos lecteurs non créolophones qui n'auraient pas compris, voir la Méthode Assimil).
  Sauf que ces dernières semaines, inexplicablement, la vague de hara-kiri touche des jeunes femmes de l'archipel nippon qui n'ont aucune ambition scolaro-universitaire, mais celle d'être couronnées Miss en dehors de leur pays. Au niveau international, quoi ! Miss Monde, Miss Univers, Miss Cosmos et tutti quanti. Car bon, tant qu'on reste entre Nippons et Nippones, ça va encore, on se comprend, on s'accepte et on s'élit. Le problème, c'est quand on s'aventure en-dehors du Pays du Soleil Levant. Là, ça va pas, mais alors pas du tout !
  Au niveau universel donc, les beautés en kimonos sont complètement dédaignées par les jurys.
   D'où le désespoir qui a saisi certaines de ces dames ces jours derniers, ce qui a provoqué une réunion d'urgence du gouvernement nippon au grand complet. L'Indice Nikkeï continuait pourtant à grimper dans les principales places boursières du monde, TOYOTA et MITSUBISHI continuaient à inonder le monde de leurs voitures high tech, bref tout roulait à la perfection au niveau économique. Mais rien à faire ! Les beautés nippones continuaient imperturbablement à être snobées de New-York à la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de Marseille à Londres, de Capesterre-Belle-Eau à Bobo-Dioulasso.
   Un ministre eut alors une idée géniale : créer un ministère de la Beauté.
 Applaudissements à tout rompre de ses collègues. Sauf qu'un silence gêné suivit cette proposition pour le moins mirobolante : les Nippones se font déjà débrider les yeux, elles se teignent déjà les cheveux en blond et en roux, elles se font déjà refaire la mâchoire, elles se font déjà refaire le nez pour qu'il "ressemble à la tour Effel" (traduction littérale du japonais) et elles se font déjà scier les jambes pour y ajouter une barre métallique qui augmentera leur taille. Toutes opérations cent fois plus douloureuses et dangereuses que le défrisage des cheveux à propos duquel les femmes "kémites" font tout un cinéma sur l'Internet (du Blanc).
   Et malgré toutes ces opérations, la beauté nippone reste en rade de Yokohama. Zéro titre de Miss Univers, Miss Cosmos ou Miss Galaxie.
   Et meeerrrde !
  "Que faire ?" se demandait LENINE. "That is the question !", lui répondait SHAKESPEARE. "I bon kon sa !" rétorquait TI SONSON, le plus grand philosophe des "Isles Françoises de l'Amérique". Et, chose étonnante, c'est ce dernier qui eut raison alors même qu'il ne détient aucun diplôme reconnu par l'Académie : "I bon kon sa !". Sa réponse consola immédiatement nos amies du Soleil Levant lesquelles s'étaient d'abord méfiées vu que le bougre habite un pays du Soleil Couchant.   
  Oui, "i bon kon sa !" car qu'est-ce qu'on en a à cirer des titres de Miss quand on est capable de construire des smartphones, des ordinateurs, des voitures, des avions, des sous-marins et même d'envoyer des satellites dans l'espace ?
   I BON KON SA !...