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Térez Léotin : "Depuis quand règle-t-on un vol par l'apaisement ?"

Térèz Léotin
Térez Léotin : "Depuis quand règle-t-on un vol par l'apaisement ?"

CEREGMIA-CAHUZAC MÊME COMBAT

Un mensonge qui fait l’affaire vaut mieux qu’une vérité qui l’embrouille répète un proverbe persan  qui n’aura pas porté chance à un certain Jérôme CAHUZAC qui s’est empêtré dans une triste affaire de fraude fiscale,  alors qu’il était lui-même ministre… du budget. Sans perdre la face, mais l’esprit rivé sur ses cagnottes bien « serrées » dans différents paradis fiscaux, ce responsable de la bonne gestion de l’économie de la France affirmait les yeux dans les yeux,  devant l’Assemblée Nationale, et la télé qu’il était plus innocent que le bébé à naître ce soir, avant que l’on ne découvre que cette vérité proférée face à plusieurs millions de paires d’yeux n’était qu’un abominable mensonge, en vérité.

Si’w ka chaché lavérité, pa chaché’y an diksionnè djab la, ou pa kay jwenn li.

 Dans le même ordre d’idée, qui ne connaît l’affaire du CEREGMIA ? Affaire de pure fiction, dirait-on, si l’on s’en remettait uniquement aux propos désinvolte de deux avocats de l’affaire, maître Philippe Edmond-Marionnette, et maître Boulwing-Cratère qui clamaient, d’une commune voix, à la télé aussi, qu’il n’y a pas d’affaire CEREGMIA.

Pas d’affaire assurément ! Pour quelle cause auraient-ils été payés, alors ? Pas d’affaire  effectivement ! Alors, pourquoi des sanctions tombent-elles ? Pas d’affaire certainement ! Pourquoi alors, les intéressés, ont-ils été inquiétés et interdits de séjour à l’Université ? Pas d’affaire ! Pas d’affaire. Il y a cependant, c’est certain, de fausses vérités et de vrais mensonges.

 

Hier soir encore, mardi 20 février, au journal télévisé de Martinique 1ière, celui qui a pris le relais judiciaire en quelque sorte, un dénommé Sylvester, je crois, avocat de son état se prenant sans doute pour « le défenseur des pauvres » souhaitait ni plus ni moins le retour « au bercail »  de nos acolytes. Il préconisait ainsi « l’apaisement » , avant que ces gens ne soient jugés ni que ne soit réglée la dette, cet argent de l’Université, celle de nos enfants, cette somme colossale  détournée, pour plus de 10 millions et volatilisée des caisses de l’Université. Laquelle prive les étudiants d’une scolarité équivalente à celle des autres étudiants de France,  de Navarre et de la Caraïbe. Depuis quand règle t-on un vol, à l’amiable ?    

Comment s’expliquer l’ignominieux scandale qui secoue l’Université ? Les sept chefs d’accusations ? À quoi joue- t-on ? 

Vérité en deçà de leur cabinet d’avocat, erreur au-delà et toujours mensonge ici bas. Konsidiré sé dèyè soutirè ki rété soutirè ! Nous,  nous n’avons pas affaire à une rivière borne séparant les litiges, mais bien à une nouvelle manière d’aborder la vérité qui gène un avocat borgne, qui préfère être aveugle et borné. Comment expliquer ce qui ressemble à un entêtement viscéral : vouloir « amnistier », blanchir des malhonnêtes sans chercher dans leurs poches les circonstances atténuantes de leurs coupables détournements, qu’ils doivent absolument réparer ? C’est qu’il n’y a pas  pire aveugle, ni pire sourd et pire  insoumis que celui qui ne veut ni voir, ni entendre, ni croire, ni vouloir élucider quoi que ce soit.

Et nos enfants dans tout ça ? Et l’opinion publique ? Laisserons-nous des coupables circuler en toute impunité dans une Université que ces gens ont pillée jusqu’à la lie ?  

CEREGMIA-CAHUZAC même combat pour même délinquant ?

Pa dig,  lavérité sé lwil, i ka toujou viré monté anlè, ay mandé CAHUZAC sa.

 

Térèz LÉOTIN