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Désormais en librairie

« TEXTES DU THÉÂTRE POPULAIRE MARTINIQUAIS »

{{Henri Melon}} (auteur) et {{Miki Runek}} (transcripteur) ont le plaisir de vous informer de la parution de l'ouvrage

{{« Textes du Théâtre Populaire Martiniquais »}}

Recueil de sept pièces d'Henri Melon, en français et en créole.

_ présentées de nombreuses fois par la Troupe du T.P.M. sur les scènes martiniquaises, guadeloupéennes et guyanaises depuis 1970,
mais dont les textes étaient restés inédits jusqu'ici.

L'ouvrage est désormais disponible en librairie.

Une présentation publique en sera proposée très prochainement en un lieu et un temps dont nous vous tiendrons informés.

Vous y êtes, d'ores et déjà, cordialement invités !
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Depuis le début des années 1970, le Théâtre Populaire Martiniquais vibre d’une vie artistique riche et est le cadre de multiples créations. S’il a adopté quelques œuvres consacrées, il se situe aussi à la genèse de certaines d’entre elles. Ce sont celles-ci, fruit d’un travail collectif désormais fixé par Henri Melon, qui sont à l’honneur d’un recueil, qui couvre plus de trente années de passion théâtrale.

S’y lit ainsi, au travers d’une confrontation entre langues créole et française, une vision critique de la situation martiniquaise. Abordant aussi bien des thématiques sociales (Fils de la Nuit) que philosophiques (L’Anthropomorphose ou Le Conte de Bandolié), opposant idéalistes et corrompus, êtres en mal d’histoire ou borderline, écorchés et cyniques, ces pièces révèlent, sur trois décennies, les problématiques qui travaillent la littérature caribéenne et lui confèrent toute son aura.

Un amoureux rejeté parce qu’il parle créole… Un village en proie à des manipulations politiques… Le monologue d’une aliénée… Autopsiant les rouages du collectif ou de l’intime, dévoilant les facettes paradoxales de l’être martiniquais, ses conflits internes tout autant que ses rapports toujours irrésolus au passé et à la domination coloniale, les oeuvres du Théâtre Populaire Martiniquais frappent par leur densité, leur préoccupation constante, leur caractère éminemment politique.

(Quatrième de couverture de l’ouvrage. Texte rédigé par le Comité de Lecture de l’Editeur)

Qu’il me soit permis d’y adjoindre le texte que j’avais initialement prévu pour cette « 4ème » :

« Emancipation de l’Homme au moyen de la Culture » : ambitieux programme ! C’est celui que s’est assigné le Théâtre Populaire Martiniquais dès sa création, et qu’il a inscrit en tête des statuts de l’association. Pas la culture fossilisée dans les manuels scolaires, mais la Culture vivante qui fait l’identité d’un Peuple à travers son vécu quotidien, ses modes de pensée, ses traditions, et bien sûr sa langue.

Ainsi, si le TPM monta plusieurs pièces d’auteurs reconnus, d’Aimé Césaire à Wolé Soyinka, de Sonny Rupaire à Leroi Jones ou Vincent Placoly, l’essentiel de son répertoire consiste en créations originales d’Henri Melon. Abordant, en français ou en créole, des thèmes brûlants de société, évoquant sans tabous des « affaires » qui firent grand scandale, ce ne sont pas des pièces comiques, et certaines sont même dramatiques. Pourtant on rit souvent aux spectacles du TPM : la dérision et l’autodérision (notre danrikò) sont toujours présentes, ouvertement ou en filigrane.

La langue (diglossie) n’est faite ni de français-brodé, ni de créole-dragon ; encore moins de français-banane et de créole-tjòlòlò, ou chaque élément pollue l’autre et le corrompt. C’est un parler correct, simple et populaire, celui du quotidien de tous les Martiniquais, où les deux idiomes se rencontrent, se complètent harmonieusement, s’entremêlent parfois, se confrontent sans s’affronter.

Ce sont ces textes que propose le présent recueil, qui, sinon, auraient été irrémédiablement perdus, n’existant que dans quelques rares documents de travail destinés aux répétitions des comédiens.

{{Miki RUNEK}} (transcripteur et auteur de l’Avant-Propos)

Pplus d'infos et pour commander [ICI->http://thepopma.publibook.com/]

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